DE L’AUTEUR
par ce nouvel éditeur à l’œuvre posthume de Bosio n’étaient pas, il faut le dire, assez considérables , pour ajouter beaucoup au mérite du travail original. Il n’en est pas ainsi de celui de Botlari, qui, en publiant de nouveau les planches exécutées du temps de Bosio, et restées à peu près sans explication, les accompagna d’un commentaire aussi savant et aussi détaillé, sous le rapport de l’érudition ecclésiastique , que sous celui de l’antiquité profane. Cet ouvrage , chef-d’œuvre de savoir et de critique , sorti des presses de l’imprimerie du Vatican, forme trois volumes in-folio, publiés de 1757 à 1754 , sous ce titre : Sculture e pilture sagre estralie dai cimiterj di Roma } pubblicaie gia dagli aulori délia Roma sotterranea , ed ora nuovamente date in lues colle spiegazioni per ordine di N. S. Clemente XJI , felicemente régnante.
La publication de cet ouvrage avait été précédée de celle d’un autre livre dont les Catacombes avaient fourni le sujet et la matière. C’est celui que Mare-Antonio Boldetti, chanoine de Sainte-Marie in Transtevere , lit paraître à Borne, en 1720 , et qui est intitulé : Osserva zioni sopra i cimiterj de’ Santi martiri ed anti -
AVERTISSEMENT
chi cristicini di Roma, in-folio. L’auteur de cet ouvrage, succédant à la charge de gardien des Catacombes qu’avait exercée longtemps l’illustre antiquaire d’Urbin , le prélat Fabretti, s’était livré, durant une période de trente années, à la visite et à l’examen de ces cimetières sacrés , avec tout le zèle d’un antiquaire, accru de toute la dévotion d’un ecclésiastique ; il y avait découvert des allées nouvelles , de nombreux oratoires, et une foule d’objets de toute espèce, qu’il recueillit avec un soin religieux , qu’il fit dessiner et graver avec une scrupuleuse exactitude. Son livre, où il a déposé les fruits d’une longue expérience et d’une vaste érudition, est, on peut le dire, aussi bien que les catacombes elles-mêmes , une véritable mine d’antiquités sacrées ; les monuments qui s’y trouvent gravés, et dont les originaux forment en grande partie le musée chrétien du Vatican, y ajoutent encore une nouveau prix.
Tels sont les principaux ouvrages dont je me suis servi , et qui auraient pu, à la rigueur, me dispenser d’en consulter d’autres. Il s’en faut bien cependant que j’aie borné là mes recherches ; je dois citer encore , parce que la reconnaissance m’en fait un devoir et un plaisir,