‹ Tableau des guerres de la révolution, de 1792 à 1815Chapitre 22 sur 120 · EXPÉDITION DE NAPLES · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DE NAPLES

Invasion des Euti-Ruuiain* parle» Napolitains (*4 novembre). — Occupation de Rome (99). — Bataille île Civila Caslcllaoa (4 décembre). Combat d'Otricoli (g). — Reprise de Rome ( 1 5). Prises de Civitelladcl Tronlo (4 décembre).— De Pcscara (*4). — De Ceprano (17).— De Gaéte (3o). — Attaque de Capoue (3 janvier 1799).— Armistice de Canoiic (1 1).— Insurrection des Lauaroni (14, 16).— Combat devant Naples (ao).— Prise de Naples (a3).

Aux coups dirigés contre elle, PAngletcrrc ripostait en suscitant a la république de nouveaux ennemis. Après la victoire d'Abouqir , Nelson conduisit sa flotte à Naples où, malgré les traités avec la France, on l'accueillit en triomphe. Sa présence monta toutes les tètes, et Ferdinand, irrité, effrayé du voisinage d'un état devenu démocratique, se laissa entraîner à marcher sur Home. Il leva une armée de 6o,ooo hommes.

L'Autriche, l'émigration lui prêtèrent des officiers-généraux et, pour les commander en chef, Mack, devenu depuis si fameux.

Quel que fût le succès , l'Angleterre arrivait à son but : si les Napolitains réussissaient à dégager le patrimoine de Saint-Pierre, les hésitations de Vienne et de Pétersbourg devaient cesser ; s'ils succombaient, l'Autriche était forcée d'intervenir, sous peine de renoncer pour jamais à l'Italie.

Mack était fécond en projets où il ne tenait pas assez compte de la valeur de ses adversaires. Sans être troublé par les souvenirs de Tu rcoing, il présenta aux conseils de Ferdinand de vastes combinaisons où il s'agissait encore d'anéantir l'armée française. On devait soulever le Piémont pour paralyser la Cisalpine; on devait jeter 7 à 8000 Napolitains en Toscane pour occuper les débouchés des États-Romains ; on devait s'avancer avec le reste de l'armée par toutes les routes à-Ia-fois, de manière à envelopper les corps cantonnés dans la nouvelle république. Depuis le départ de Berthier, ils étaient commandés par Championnet, qui avait été obligé de fournir un renfort à la garnison des îles Ioniennes et à qui il ne restait pas plus de i3 à 1/1,000 hommes.

La réserve et les parcs ( a à 3ooo), sous Rey, étaient à An cône. En avant de cette place jusqu'au Tronto , la gauche fa à 3ooo) commandée par Duhesme, était stationnée dans Fenno, Ascoli et les autres villes du littoral. Lemoine, avec le centre (a à 3ooo), gardait Terni et Ricti. Enfin la droite (6000), sous Macdonald, ayant à ses ordres les brigades Maurice Mathieu, Kellermann fils , et Kniazewitz occupait Rome et se déployait jusqu'à la frontière napolitaine. Ainsi la petite année de Championnet était échelonnée par faibles détacbemens depuis Terracine jusqu'à Ancône , et il n'était pas invraisemblable qu'en menaçant à-la-fois son centre et ses ailes, on réussît à l'empêcher de se concentrer, à la détruire par des attaques partielles , enfin à pousser ses débris sur des routes interceptées.

Le plan de Mack fut adopté; Nelson s'empressa d'offrir ses vaisseaux au détachement de Livourne ; tous les ressorts de la diplomatie furent mis en jeu pour déterminer le roi de Sardaigne à se déclarer ; enfiu Ferdinand voulut marcher avec l'expédition. L'idée générale semblait si bien conçue , on doutait si peu de la victoire , qu'on ne songea guère aux détails et l'on ne chercha pas le véritable point d'attaque.

Plusieurs routes conduisent de Naples aux États-Romains , toutes partent de Capoue pour aboutir : celle au nord de l'Apennin à Ascoli ; celle du revers méridional à Rome, et celle de la crête à Rieti et Terni. Cette dernière est tracée jusqu'à Aquila sur le versant septentrioual , mais à quelques lieues de la ville, entre la Pescara et le Vclino, clic traverse

l'arête culminante pour descendre dans le bassin du Tibre. A cet «n^: droit, le territoire napolitain forme un saillant sur celui de Rome, et la> frontière n'est plus qu'à une courle distauce de la chaussée d'Ancpne par laquelle les corps français comtnuniquaieut entre eux. Il est facile de voir, que la colonne principale eût dû se former à Aquila où elle pouvait masquer sa force et delà déboucher vivement sur Terni , point de jonction de la route d'Ancône. Ce simple mouvement eût suffi pour disloquer Ghampionnet et assurer le succès de la campagne.

Mais Mack voulait ménager à Ferdinand le triomphe d'une entrée à, Rome. Daus ce dessein puérile, il dirigea eu personne 3o à /»o,ooo hommes sur sa capitale. Deux colonnes secondaires , fortes chacune de 1 0,000 hommes, marchèrent sur Ricti et Ascoli. . ,

Inmiondes ÉUU-Romaiiu (a 4 novembre).-» Occupation de Rome (a g).

Le général en chef franchit la frontière à Isola, Ceprano et Terracine, puis il s'avança par toutes les routes en se liant avec son centre, au moyen de deux détacheinens destinés à côtoyer le lac de Gelano pour gagner Rivoli et prendre position à Monte-Rotondo ; mais il marcha si lentement que Ghampionnet put, sans perdre un seul homme, replier ses cautonnemens et évacuer Rome , en laissant dans le château Saint-Ange 7 à 800 hommes de garnison. La retraite s'opéra sur Civita-Castellaua où la droite s établit , et sur Terni où se transporta le quartier-général.

Cependant, au nord et sur la crête de l'Apennin, les Napolitains ahon. dèrent les Français. La droite occupa d'abord Ascoli ; mais les généraux républicains, après avoir concentré dans Fermo leurs délaeheraeusépars, reprirent victorieusement l'attaque et déblayèrent toute la rive gauche du Tronto. Le centre , débouchant sur Rieti , replia jusqu'à Terni les

ayant-postes de Lemoine, et engagea le combat dans l'étroite vallée qui entoure cette ville en cherchant à couper la route d'Ancôoe. Le général français, accablé par le nombre, soutenait le choc avec désavantage lorsqu'un régiment delà réserve, arrivant par Spoleto, lui rendit l'offensive; il repoussa les assaillans jusqu'au Velino et leur enleva, au passage de cette rivière, 2000 hommes outre leur artillerie.

Le lendemain, le roi de Naples entra dans Rome en conquérant. Aussitôt il rappela le souverain pontife et installa un gouvernement provisoire. Mais déjà les plans de son général étaient singulièrement altérés. Les attaques accessoires venaient d'échouer et les diversions lointaines, sur lesquelles il avait compté, lui échappaient. Le Piémont avait été occupé militairement par les divisions de la J^ombardie, et dès»lors il était aisé de prévoir que les détachemens français, «étendant jusqu'en Toscane, paralyseraient le corps débarqué à Livourne.

Cependant Mack était à la tête de 40,000 hommes en présence de 10,000 Français. La supériorité du nombre lui fit encore illusion, et, après quelques jours perdus à foire au cliâteau Saint-Ange d'inutiles sommations, il sortit de Rome pour porter tout sou effort contre la droite, forte de 6000 combattons. Macdonald l'avait établie dans une admirable position. C'est un triangle formé par le Tibre, la Treia et une chaîne de collines qui longe la route de Florence. Les deux premiers côtés ne sont accessibles que par les ponts de Civita-Castellana et de Borghetto. Le troisième , entrecoupé de plusieurs ravins , ne laisse point de développement à l'attaque et peut être défendu à peu de frais.

Mack avait assez de monde pour investir cette forteresse naturelle et la prendre d'assaut; au centre deux colonnes, chacune de 7 à 8000 hommes, furent chargées d'y pénétrer en attaquant Civita Castellana, l'une h revers par Nepi, l'autre de front par Rignano. La droite (7 à 8000) passa le Tibre à Ponzano pour couper par la rive gauche la route de Terni. La gauche (a colonnes 14 à 16,000 hommes) prolongea sa marche par la route de Florence dans le but de descendre vers le Tibre par les intervalles des ravins et de se lier avec la droite.

La division française n'avait qu'un moyen de se dégager du réseau qui allait l'envelopper, c'était de mettre en déroute l'armée napolitaine. Elle n'y manqua pas. A Nepi, Kellermann , qui défendait le défilé avec deux bataillons et trois escadrons, accueillit rudement une des colonnes du centre, la jeta à demi détruite sur Monte-Rosi et, sans lui laisser le temps de reprendre ses rangs , la poursuivit et la dispersa. A Rignano l'autre colonne se heurta contre un régiment d'infanterie qui se replia jusqu'au pont de la Treia. Elle se croyait victorieuse, mais, au bord de la rivière, une fusillade terrible lui ôta le désir de forcer le passage et

elle lâcha pied. La droite, au bruit de ces désastres, se hâta de repasser le Tibre sans brûler une amorce. La gauche ne fut pas plus heureuse : à peine avait-elle fait demi-tour, pour se porter en deux corps sur Borghetto et Orte, quelle fut assaillie, rompue et culbutée par Kuiazewilz et Maurice Mathieu.

Mack , déconcerté par cet échec inouï , s'avisa de remplir l'intervalle qui séparait Macdonald de Championnet. Mais il était trop tard , on avait inspiré aux soldats français trop de mépris pour attendre quelque résultat des meilleures manœuvres.

6 à 7000 hommes, sous le général émigré Roger de Damas, restèrent en observation devant Civita-Castellatia. Le gros de l'arméa, passant le Tibre , prit position à Cantalupo, se mit en 'Communication avec la colonne d'Aquila et plaça à Galvi une avant- garde de 8 à 10,000 hommes commandés par le général autrichien Metsch.

Cantalupo est situé près d'un chemin de traverse qui conduit directe* ment de Rome à Terni en longeant une chaîne de collines , dont le point culminant est à peu de distance de Calvi, où l'on commande les vallées du Tibre et de la Nura. Metsch devait se fortifier dans le village, s'étendre peu^à-peu jusqu'au Tibre et bloquer Macdonald .Le corps de bataille attendait le succès de cette opération pour se porter contre Championnet.

Magliano fut d'abord occupé , et tandis que Macdonald le dégageait, 3 à 4ooo hommes marchèrent sur Otricoli, y surprirent un faible poste et s'y établirent ; mais à ce moment toute la division française s'ébranlait pour déjouer le dessein des généraux ennemis. Kellermann seul restait sans bouger à Civita-Castellana. Macdonald était déjà rentré dans Magliano lorsque Maurice Mathieu, à la tête de i5 à 1800 hommes, entreprit résolument l'attaque d'Otricoli. Il s'y jeta tête baissée, enleva aooo hommes et repoussa le reste en désordre sur Calvi. Sans s'arrêter, il les poursuit l'épeedans les reins, et arrive au pied des retranchemens. Dans le même temps Macdonald, accourant de Magliano avec une poignée d'hommes, aborde à revers cette position qui renferme encore 4ooo hommes, outre les débris d'Otricoli. On les somme de déposer les armes; après quelques pourparlers, ils se rendent prisonniers.

L'avant-garde napolitaine avait disparu; d'un autre côte Lcmoine, après avoir chassé de Rieti et Civila-Ducale la colonne d'Aquila , se rabattait par sa droite au-delà du Tnrano sur les environs de Rome. Mack, ayant lieu à son tour de craindre d'être enveloppé , commença à battre en retraite.

Pendant ce temps Championnet avec Rey, Maurice Mathieu , Macdonald, s'élancèrent deTcrni, Calvi, Magliano, et convergèrent sur Cantalupo;

puis, trouvant le camp évacué, ils poussèrent jusqu'à Rome où il entrèrent sur les pas des arrière-gardes napolitaines.

Comme ils prenaient position dans la ville, une colonne se présenta à ia porte de Florence. C'était Roger de Damas qui, se trouvant séparé do Mack, voulait obtenir la permission de le rejoindre; elle lui fut refusée, et il se retira sur Worta où l'on courut l'attaquer. Il fut rompu et, au moment où il cherchait à gagner la côte, Kellcrmann, débouchant de Ronciglione, le rencontra vers Toscanella, le mena battant jusqu'à Orbitello et ne lui laissa la faculté de s'embarquer qu'en l'obligeant d'abandonner son artillerie.

' Du côté de l'Adriatique, Duhesmc , après avoir enlevé la forteresse de Civitella-del-Tronto, dispersa l'extrême droite ennemie. Enfin, le détachement de Livournc resta dans la plus complète inaction. L'expédition était manquée sur tous les points, les débris de l'armée napolitaine se retiraient en désordre aux cris d'indignation de l'Europe absolutiste. Championnet prit alors une résolution audacieuse qui , à défaut d'autres exploits, suffirait pour caractériser cette brillante époque. Malgré les pluies de la saison, malgré l'insurrection des campagnes qui éclatait sur ses pas, malgré les forteresses qui barraient toutes les routes, il poussa ses colonnes à la conquête de Naples.

Duhcsme et Lemoinc (5 à Gooo) reçurent l'ordre de se porter en avant l'un par Pcscara, l'autre par Âquila et Popoli; de traverser Venafro et de rejoindre sur les bords du Volturno Macdonald et Rey (7 à 8000) qui s élancèrent à la poursuite de l'armée fugitive. Kellcrmann resta en arrière pour pacifier la Campagne de Rome et réduire Viterbe qui s'était insurgée.

. Mack , laissant de fortes arrière-gardes à Ceprano , Fondi et Itri pour défendre le passage de Garigliano , rallia le gros de ses troupes sous le canon de Capoue. On n'hésita pas à l'attaquer. Macdonald prit la route de Veroli; Rey celle de Terracine; Maurice Mathieu marcha sur Ceprano. Les deux derniers éprouvèrent seuls une légère résistance. Les Napolitains prétendirent disputer l'entrée de Ceprano. Mathieu les culbuta, pénétra pêle-mêle avec eux dans la place , força le pont du Garigliano et fit sa jonction dans San-Gcrmano avec Macdonald qui , ayant passé sans obstacles à Isola, avait fait fuir les postes ennemis en les prenant à revers.

Sans attendre Rey, Championnet marcha contre une place forte soute» nue par 35,000 hommes. C'était enfin trop de témérité. Capoue, située au-delà du Volturno , a une enceiute régulière revêtue, et , en outre, les troupes napolitaines s'étaient couvertes d'un retranchement garni d'artillerie. On s'y porta, on s'en rendit maître, on prit les canons, mais les remparts de ia forteresse arrêtèrent cet élan et , après avoir perdu 3oo

hommes , on renonça à les emporter jusqu'à la réunion de l'armée entière. Elle no tarda pas à se trouver en ligne.

Rey , après avoir refoulé dans Gaête les troupes de Fondi et d'Itri , se laisse aller au désir d'insulter cette place, Tune des plus fortes de l'Italie. 11 mit en batterie un seul obusier dont le feu frappa la garnison dune telle terreur, que le gouverneur se trouva trop heureux d'obtenir une capitulation. 4°°° prisonniers , ao,ooo fusils , de l'artillerie et un équipage de pont furent le prix de cet étrange coup de main.

Rey arriva le premier sous Capoue; après lui vint Kellermann qui avait dispersé les révoltés de Viterbe. Restaient en arrière Lemoinc et Duhesme retardes l'un et l'autre plutôt par les pluies et les bandes insurgées que par les places et les troupes de ligne. Eu effet Duhesme était entré dans Pescara à la première sommation. Lemoine s'était emparé d'Aquila, et les colonnes napolitaines n'avaient, tour-à-tour, fait volte-face que pour essuyer encore un échec eu voulant s'opposer à la jonction des deux corps français. Ceux-ci s'avaucèrent parSulmona et, lorsque leur avant-garde fut signalée au général en chef, il se mit à menacer plus sérieusement Capoue.

Cependant on apprit que les insurgés avaient détruit sur les derrières de l'armée les ponts du Garigliano, que le grand parc était incendié, que le corps de Livourne allait prendre terre près de Gaéte sur ia ligne de retraite de l'armée. Ces circonstances décidèrent Championnet à écouler les propositions de Mack qui, déjà deux fois, avait demandé à capituler. Une convention fut signée en vertu de laquelle les hostilités cessèrent ; Capoue fut livrée aux Français, et la capitale frappée d'une contribution de huit millions. Les Napolitains se retirèrent sur la rive gauche des Regi-Lagui.

Ce traité, mal accueilli du directoire qui rappela Championnet pour lui substituer Macdonald, excita la fureur des Lazzaroni. Déjà le roi, appréciant ses troupes à leur juste valeur , s'était réfugié en Sicile avec sa cour et ses troupes; et depuis lors une fermentation sourde agitait la populace de Naples. A la nouvelle de la capitulation de Capoue, aux premiers apprêts de la levée de la contribution de guerre, elle fit entendre le cri de trahison, elle se souleva tout entière, elle arracha les armes aux indigues soldats de Mack, et menaçant la vie du malheureux général qu'ils avaient si mal secondé, elle le força d'aller demander un asile aux généraux français.

Championnet venait de réorganiser son armée pour en former deux colonnes , l'une à droite de la route de Naples sur les Rcgi-Lagni , l'autre échelonnée d'Acerra à Rénévent. Il avait en outre une réserve à Caserte et une brigade à Rénévent. I*s Lazzaroni ne tardèrent pas à se répandre

m GUERRES DE LA REVOLUTION.

hors de la ville. Aux cris de : Vive saint Janvier! Vive Jésus-Chsist! Mort aux Français! ils scTuèrcnt sur la route de Capouc et attaquèrent les avant-postes de la division de droite. Cette violation de l'armistice autorisant la reprise des hostilités , l'armée se mit en mouvement par A versa et Accrra.

La première colonne se heurta contre les bandes insurgées qui osaient tenir la campagne. Elle n'eut qu'à se déployer pour les disperser et prendre leurs canons. L'autre parvint saus obstacles jusqu'à la porte de Naples; là , elle fut accueillie par un feu si violent qu'elle commençait à reculer lorsque l'ennemi, démasquant une batterie de 11 pièces, fit voirque la retraite serait plus meurtrière que le combat. On se résolut donc à enlever les canons , ce qui fut exécuté en un clin-d'œil. La résistance cessa et l'on se rendit maître de l'entrée de la ville. lies deux journées suivantes furent employées à en compléter l'investissement et à élever de formidables batteries. Pendant ce temps , les partisans des Français et les bourgeois, menacés du pillage, de l'incendie, se disposèrent à seconder l'attaque et à prendre les châteaux forts.

Le troisième jour , l'action s'engagea sur tous les points. Les Lazzaroni, abandonnés à eux-mêmes, inquiétés parles bourgeois, se défendirent avec rage; mais poursuivis de rue eu rue, canonnés par les forts, ils finirent par déposer les armes; la promesse de respecter saint Janvier et quelques distributions d'argent les curent bientôt apaisés.

J* victoire de Championnet entraîna la proclamation de la république parthénopéenne; presque toutes les villes suivirent l'impulsion de la capitale; mais dans la Pouilleet clans les Calabrcs, la population des campagnes s'insurgea tout entière. Deux colonnes marchèrent contre elle, et les résistances n'étaient pas encore surmontées lorsque la guerre, étant devenue générale , les hostilités s'ouvrirent en Lombardic.

CHAMTIONNET (Jean -Etienne ),

» a Valrnre ru 176a. — Général en chef dp l'armée de Naple». — Mort en 1 7«jy

Conquête de Waplet.

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