OPÉRATIONS SUR LE TAGE
Combats du pont de l'Àrzobispo (a* dccembreJ^-d'Almaraz (a5).— Bataille d'tJclez (i3 janvier 1809).— Entrée à Madrid de Joseph Napoléon («).
Les armées d'Estramadure et d'Andalousie se reformèrent, la première sur la rive gauche du Tagc , commandée par Galluzo (25,000), l'autre dans la province de Cuenca, sous les ordres du duc de l'Info ntado (3o.ooo).
A l'approche du [\ corps qui s'avançait sur Talavcra de la Reyua,
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Galluzo fît occuper les débouchés des ponts. Mais de peur de laisser à ses colonnes le temps de se fortifier et de recevoir des renforts, Lefebvre engagea uue suite d'attaques depuis le pont de l'Arzobispo jusqu'à Almaraz. L'ennemi plia, poursuivi et harcelé jusqu'à Merida.
Le duc de llnfantado voulut aussi s'appuyer au Tage et refouler sur Aranjuez les avant-postes du premier corps qui se répandaient sur la rive gauche. Victor le prévint. A la tête de 16,000 hommes, il déboucha par Ocana. Là, pour surprendre par une marche de flanc l'ennemi qui manœuvrait sur la route de Cuenca à Madrid, il forma ses divisions en deux colonnes parallèles et les poussa par Tarancon à-la- fois, à Uclez sur le front t à Alcazar sur les derrières des deux premières divisions espagnoles (16,000). Celles-ci , rompues sur tous les points, se dispersèrent et furent presque anéanties. Le duc de llnfantado , avec les troupes qui n'avaient point combattu , rentra dans le royaume de Valence.
Cette victoire décida Joseph à faire dans Madrid son entrée , qu'il avait jusque-là différée. Il y eut alors deux gouvernemens : l'un maître de la capitale , fort de l'appui de 200,000 Français; mais sans ressources nationales, sans revenus, sans autre assentiment que des démonstrations ofcielles arrachées par la nécessité, l'autre investi de la toute-puissance que donnent l'amour de l'indépendance et l'énergie d'un grand peuple.
Joseph put à peine former quelques régi mens; les juntes insurrectionnelles obéies partout où les Français n'étaient pas en forces, enrichies par les subsides de l'Angleterre» par les impôts des provinces continentales et de l'Amérique, continuèrent à mettre sur pied et à organiser des armées.
Toutefois, ces armées étaient pour quelque temps hors de combat. Cependant, l'armée française, commandée en chef par le nouveau roi, dont Jourdan était major-général, continua ses opérations contre l'Angleterre.
360 GUEltKES DE LA REVOLUTION.