‹ Tableau des guerres de la révolution, de 1792 à 1815Chapitre 48 sur 120 · OPÉRATION 8 SUE LA DW1WA · texte numérisé non relu

OPÉRATION 8 SUE LA DW1WA

Occupation de Dunabourg (x« aoûl). — Combats de Jacubowo (3t juillet j-a août).— Bataille de

Polouk (18 août).

La gauche et le centre de Macdonald bloquaient Riga : sa droite, se portant sur Dunabourg, pour en foire le siège, trouva la place évacuée et en prit possession sans coup.férir. Oudinot, après avoir rasé le camp de Drissa et passé la Dwina à Polotsk , s'avança sur la route de Pétersbourg. A Jacubowo , deux de ses divisions rencontrèrent l'ennemi : c'était Wittgenstein que Barclay avait d'abord envoyé à Osweja pour couvrir les avenues du nord, et qui , s'étant renforcé de la garnison de Dunabourg, prenait résolument l'attaque. A son approche, on se mit sous les armes, on lui tint bravement tête. Cependant il fallut céder au nombre et reculer jusqu'à la Drissa, où était le maréchal avec sa troisième division. Le lendemain, Wittgenstein, voulant suivre son succès, passa la rivière, mais il reconnut bientôt la présence des renforts , et , après avoir fait écharper son arrière-garde, il se replia sur Kniastitzi. Le jour suivant , Oudinot, à son tour, l'eût poursuivi à fond si, dès le début, la première division engagée ne se fût point fait trop maltraiter pour que l'on pût songer à livrer bataille.

Les pertes de ces trois journées réduisirent les deux adversaires à l'inaction. Les Busses retournèrent à Osweja, le a" corps revint à la rive gauche de la Dwina , rallia Saint -Cyr qui eut ordre de le rejoindre

et déboucha encore de Polotsk pour asseoir son camp en avant de la ville.

Les deux corps réunis ne restèrent pas long-temps supérieurs en nombre. Wittgcnstcin reçut dans ses rangs les corps de Finlande cl les volontaires de Pétcrsbourg; après quoi, il revint à la charge. Les cinq divisions franco -bavaroises reçurent autour de Polotsk le choc qui fut sanglant, et à la fin du la journée, la fortune semblait se déclarer pour eux, lorsque Oudinot tomba grièvement blessé. On l'enleva du champ de bataille et l'action fut suspeudue. Le lendemain , Sainl-Cyr, investi du commandement , feignit de battre en retraite. Ses convois défilèrent sur la rive gauche de la Dwina et Wittgenstein , encore ému des rudes atteintes qu'il avait reçu la veille , saisit avec joie l'espoir d'entrer dans Polotsk sans en venir aux mains. Comme il attendait, l'arme au bras, le moment d'y pénétrer en sécurité, Saint-Cyr déboucha sur tous les points, l'aborda inopinément, le mît en déroute, lui fit essuyer d'énormes pertes et le refoula au-delà de la Drissa. Cette victoire lui valut le bâton de maréchal.

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