‹ TABLEAU DES PROGRES DU DROIT PUBLICChapitre 31 sur 89 · CXI-VII · texte numérisé non relu

CXI-VII

prÎQXdpes, qu'en entrant dans cette société l'homme renonce à tous «les droits qu'il tient de la nature il en conclut que le souverain peut ord^ner tout ce qu'il lui plaît.

Pufendotf trouve que l'unité du pouvoir (c'està-dire le pouvoir absolu) , est le caractère distinctif de tout gouvernement régulier; cependant il n'ose pas condamner formellement les républiques et les gouvememens aristocratiques.

Parmi les défauts des gouvernemens , il ne compte pas la violation des lois nattiVelIes. Il admet comme vérité incontestable , que le souverain n'est tenu de rendre compte à personne , ici-bas , de sa conduite , et qu'il ^est au-dessus de toute loi humaine et civile; il admet des royaumes patrimoniaux, « ils s'établissent, dity> il, par la conquête, ou lorsque le roi s'est ac- » quis un peuple» (apparemment par la ruse).

Et cependant c'est lé même publiciste qui professe : « que tout gouvernement légitime est » fondé sur le consentement des sujets. »

Mais quels sont donc les sujets qui voudront confier un pouvoir absolu à un homme !

En admettant ce^ royaumes patrimoniaux, il semblerait du moins que le monarque devrait nourrir ses sujets; car il n'est pas possible de suprposer aucune aliénation de droits sans cette condi-

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