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Nous ne croyons pas , avec Pafendorf ^ qae le souyerain ait droit d%iterdire , par des lois somptoaires , Pnsa^ de divers produits de la terre ou de Industrie. Si le pays^est appauvri par les jouîs^ sauces du luxe , on ne peut que prohiber les im< portations et les exportations. Les lois contre le jeu y contre la prodigalité , contre Foisiveté et le vagabondage , sont fondées sur d'autres principes.
La loi qui défendait à Rome de posséder plus de cinq cents arpens de terre , et plus de cent pièces de gros bétail , était contraire au droit naturel ; elle attaquait le droit de propriété dans sa base. Satfs doute il est d'une bonne politique d'em-* pécher l'accumulation des richesses dans un petit nombre de mains, latifundia perdidere Italîam } mais c'est par des impôts, par l'abolition des privilèges , du droit d'atoesse et autres , qu'il Êiût y remédier. Aucun législateur n'a le droit d'em* pécher un particulier, qui, par son industrie, a réuni des capitaux , d^acheter et de vendre. L'expro-* priation pour cause d'utilité publique ne peut ja-* mais se &ire que sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
Les confiscations sont une source effroyable d'injustices : on ne peut pas venger sur la propriété d'un homme , le délit dont il s'est rendti ccmpaUe*