‹ TABLEAU DES PROGRES DU DROIT PUBLICChapitre 46 sur 89 · CXCIII · texte numérisé non relu

CXCIII

Nous avons cru devoir cette longue analyse à la réputation dont le baron de JVolf jouit en Ailemagne , réputation , au surplus, bien niieu:s méri» tée que celle de Grotius, si l'on n'examine que le naérite intrinsèque des ouvrages. If^olfest plus précis, plus clair, plus conséquent ; il n'a commis que très-peu d'erreurs ; mais Grotius a le mérite I d'être entré le premier dans la carrière. Wolf s'est abstenu de ce fatras d'érudition qui rend la lecture de Grotius si pénible , et qui a si souvent faussé ses idées.

Kluber reproche avec raison à JVolf^ fiction sur l'état universel du monde , ou d'un état corn* posé de toutes les nations. Cette erreur a été commise aussi par Montesquieu dans ce passage où il dit que les peuples sont régis par un droit pu^ blic général ^ différent du droit naturel.

Mais avant de parler de Montesquieu et des écrivains français, nous devons entrer ici dans quelques détails sur l'ouvrage de Vattel^ quoiqu'il n'ait paru qu'en 1768.

f^attelest un disciple de IVolfy rxidh& il a rectifié ses erreurs , et il a exposé ses principes en français avec bien plus de clarté et de sagesse. Aussi son ouvrage est-il dans toutes les mains , et a-t-il obtenu l'honneur d'être appelé , le Code des uirnbassadeurs. ,

Vatlel combat avec raison les principes de

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