‹ TABLEAU DES PROGRES DU DROIT PUBLICChapitre 48 sur 89 · CXCVII · texte numérisé non relu

CXCVII

tout homme ou tout gouvernement qui » permettrait de commettre ces violations; sans cela il lae peut pas y avoir de paii perpétuelle.

Le congrès de Tienne , en mars 181 5 , a voulu placer ainsi INapoléon hors de la loi des nations , en ordonnant de luicourîrsus; mais c'était une in^ justice, et on l'a reconnue quand il a été &it prisonnier. Il avait des démêlés avec la famille royale de France ; il a cherché à s'en venger ; il a succombé ; il devait être traité comme ennemi , et non comme un brigand ou comme un pirate :

aussi , n'a-t-U pas été mis à mort.

p^aitel j comme il le dit lui-même , s'est fait une loi inviolable de respecter la vérité, et l'intérêt du genre humain. c< Si , dit-il, de lâches flatteurs iD du despotisme s'élèvent contre mes principes, D j'aurai pour moi les hommes vertueux , les gens ^ de cœur , les amis des lois , les vrais citoyens. y> Je prendrais le parti du silence, si je ne pouvais » suivre dans mes écrits les lumières de ma cou* D science ; mais rien ne lie ma plume, et je ne » suis point capable de la prostituer à la flatterie* » Je suis né dans un pays dont la liberté est 1» l'âme , le trésor et la loi fondamentale ; je puis » être , par ma naissance , l'ami de toutes les y> nations. ))

Honneur au prince qui appela un pareil homme

( crcrm )

dans ses conseik , hooneur aa pnblkiste qui • a proclamé les Téiitcs de Pordre social, quand tout se taisait encore , pœsqae JRousseau n'avait poini publie son Contrai sociaL

Mattel définit la soiwercàneti y l'exercice des pouvoirs soaaux(liv. i.*', $. i ). Par l'acte d'association civile , chaque citoyen se soumet à l'autorité du corps tout entier, pour tout ce qui peut intéresser le bien commun. L'auteur reconnaît un droit public unit^ersel ; mais, dans sa pensée , c'est la réunion des principes qui , dans chaque Etat , régissent le corps social. Ain^i ce droit n'est pas autre chose que le droit naturel.

f^aitel &it voir ( $• 9 ) comment un Etat même tributaire , ou sujet à hommage envers un autre , conserve son indépendance. Deux Etats souverains peuvent être soumis au même prince sans cesser de former deux nations , comme la Prusse et la principauté de Neufchâtel , qui pouvaient être en guerre l'une contre l'autre , par suite d'alliances contractées avec d'antres Etats dans les formes constitutionnelles.

yattel célèbre avec raison la constitution an« glaise; c^était fa seults de son temps qui conciliât la liberté avec la monarchie. « Heureuses consti^ v tution, s'écrie*t-il ($. a4), à laquelle on n'a ^ pu parvenir tout d'un coup ; qui a coûté , il

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