CCI
y> gleterrè rendre compte à son parlement de ses » principale^ opérations 5 assurer la nation , en la y> personne du corps représentatif, qoUl ne se » propose d'autre but que la gloire de l'Etat et y> le bonheur de son peuple , et recevoir affec-- » tueusement tous ceux qui concourent avec lui Jf> à des vues si salutaires.
» Le monarque &it plus que le dire , il le » prouve par ses actes \ et la nation , par ses re« }) présentans , lui rend l'hommage qu'il mérite.
» Une troupe de lâches courtisans persuade » sans peine à un monarque orgueilleux , que la y> nation est Ëiite pour lui ; il regarde bientôt le y> royaume comme son patrimoine , et le peuple » comme un troupeau de bétail.
D Le prince n'a d'autorité qu'autant que la na« » tien a voulu lui en confier ($.45), quand il D n' j a pas de constitution écrite. » Le devoir du souverain reste le même , sa responsabilité ne £iit que s'accroître; d'où il suit que le souverain doit lui-même , et dans son propre intérêt , appeler la nation à fixer les limites de son autorité, afin d'éviter des erreurs , et de résister plus Ëici* leiftent aux courtisans. Tant que cette autorité n'est pas limitée , U est obligé de respecter tous les droits naturels et inaliénables de l'homme: ja« mais on ne les viole impunément.
( ccn )
Si sa personne est inviolable et sacrée , ce n'est pas dans son intérêt , mais dans celui de la nation ($.5o).
(c C'est une monstrueuse et folle doctrine , dit y> f^attelj que celle qui accorde à un particulier » le droit de tuer un mauvais prince ( §. 5o ).» Ce droit , en effet y ne pourrait appartenir qu'à celui qui aurait reçu du prince une violence grave et personnelle , dont il ne pourrait obtenir satisfaction selon les lois humaines ; par exemple , â le roi avait déshonoré sa couche ; s'il l'avait condamné sans l'avoir mis à portée de se défendre ; s'il avait tenté de l'assassiner ($. 54). Le soin de notre conservation est non-seulement de droit naturel, mais c'est une obligation qui nous est imposée par la nature; aucun homme ne peut y renoncer absolument.
Mariana dit qu^ est permis d'empoisonner uo tjran et même un ennemi public, pourvu qu'oa ne lui &sse pas commettre un suicide en lui pré* sentant le breuvage empoisonné. Alariana s'est-il moqué de ses lecteurs? Qui vous a donné le droit de juger votre semblable , et de vous rendre ainsi senl l'instrument de la justice divine? Cette doctrine était celle des jésuites; elle a formé Jctcqûes Clément y RapailUic y Damiens y L»ouvel ^ etc.
Toutefois on ne peut douter qu'une nation ne puisse réprimer xaa tyran insuppoctable y même W
( ccin )
juger, dit Mattel ( J. 5i ) , pourvu qu'on respecte dans sa personne la majesté de son rang.
ISots pensons qu'on peut le déclarer déchu du trône , mais qu'il est de Tintérét des nations de ne jamais pousser les choses plus loin , à moins peut-être d'un crime exécrable qui exclue l'idée de l'erreur; comme serait le viol , l'assassinat , ou tout autre attentat au droit naturel. Les erreurs politiques , dans les princes , ne sont pas des cri* mes. Tels furent Charles I.*' et Louis XVI : ceux qui les ont condamnés , sont justement coupables aux yeux du genre humain : heurçux ceux qui , en prononçant cette inique sentence^ pouvaient se dire dans l'erreur. Quant à ceux qui ont voté par faiblesse , ce sont des lâches dignes du mépris des honnêtes gens. Dans quel code ont*ils lu qu'il est permis de racheter sa vie par celle de son semblable?
f^attel flétrit avec raison la doctrine de l'obéîs* sance passive , et il rappelle la lettre de ce digne commandant de Bayonne, le vicomte SOrthe.
a «Tai* communiqué le commandement de votre » majesté à ses fidèles habitans et gens de guerre y^ de la garnison ; je n'y ai trouvé que de bons ci* X» toyens et de braves soldats ^ mais pas un bour* Ji reau ! » D'autres répondirent qu'ils respectaient trop le roi , pour croire que des ordres si barbares vinssent de lui.