‹ TABLEAU DES PROGRES DU DROIT PUBLICChapitre 54 sur 89 · CCX XXVII · texte numérisé non relu

CCX XXVII

surtout par un sentimebt d'bumanitë. 11 falleii dire qu'elle . est réprouvée par le droit , qui , en ' efiet , ne veut pas qu'un homme soit puni . avant d'avoir été convaincu , ou qu'il soit forcé, de js'accuser lui«meme.

Notre auteur admet le droit de conquête et par conséquent il en déduit le droit de la force. Il trouve que l'esclavage politique est un résultat naturel de la conquête, et qu'il est légitime pourvu que les conquérans prennent les moyens d'élever les vaincus au rang de sujets. Il n'a ni connu ni défini la liberté naturelle. Il n'a vu que la liberté civile , oubliant ce grand principe de Bacon / qu'il n'y a pas de liberté civile là où il n'y a pas de liberté politique.

Quant à l'esclavage domestique et civil , Mon* tesqiiieu démontre sur quel sophisme il est appuyé. Cependant , après avoir dit qu'on ne peut vendre sa liberté, il trouve que la convention, par laquelle des hommes libres se donnent à un pro* lecteur, est un acte conforme à là raison, et que c'est un véritable contrat. Ainsi il ne rejette pas absolument l'esclavage , qu'il trouve d'ailleurs fondé sur une rabdn naturelle, quoique contre nature j suivant lui l'esclavage peut être bon dans certains pays. Est-ce que Montesquieu, craignant de se brouiller avec un gouvernement qui avait établi le Gode noir , n^osail pas dire toute la vérité? On

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le croirent ; car, après avbir &ît an ai beati tableau de la coDSiitutioa anglaise ^ il n ose pas blâmer les instibulioDS vicieuses de la monarchie française.

il est aussi dans l'erreur sur le pouToir paternel^ quHl définit une propriété tempérée par Famour desenfims; de même qu'où appelait l'ancied gou« Ternement une monafchie despotique tempérée par des ehciHsons.

Aa coïkifneuoemént du Yvi . 9& ^ Montesquieu dit : a Les hommes sont gouvernés par diverses a» sortes de lois : par le droit naturel j par le droit » dùnn, qui est celui de la religion j par le droit » ecclésiastique, autrement appelé canonique^ 9 qui est celui de la police de la religion ^ par le » droit des gens ^ qu'on peut considérer comme la le droit civil de Tunivers , dans le sens que cba- » que peuple- en est un citoyen; par le droit po'^ » Utique général y qui a pour objet cette sagesse m humaine qui a fondé toutes le^ sociétés ; par le x> droit politique particulier , qui concerne cha- » que soôété^ par le droit de conquête j foudé » sur ce qu'un peuple a voulu , a pu ou a dû faire 3» violence k un autre ; par le droit ciidl de cha« » que société i par lequel un citoyen peut défen* ^ dre ses biens et sa tie contre tout citoyen ; » enfin , par le droit domestique > qui vient du ^ ce qa'une société est divisée en diverses familles 3) qui ont besoin d'un gouvernèmeat pertioulier. »

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