CCX3.XIX
Eq prenant cette classification pour l'épigraphs de cet ouvrage , nous avons éii obligés d'en éliminer d'abord le droit divin y parce que Dieu ne nous a pas donne d'antres lois que le droit natu* rd , dont il a gravé les priooipeB dans le coeur de tous Ita hommes. Quant au droit ecclésiaatique ^ il edt actudlemeot rayé du nombre des scieaces» kinsi que la théologie. En adoptant la liberté def croyances et des cultes , l'Europe , ou du motDS une partie de l'Europe , poise que les praliquet ou les règles d'aucun culte ne peuvent plus êtra obli^toirea pour aucun citoyen. De même la théologie n'est plus une science , que pour ceux qui admettent . la révélation , et qui regardent comme des vérités k» croyances paniculières do Cidte catholique; aux yeux des autres, la tliéologîe n'est qu'une bnnche de la phîlo»o[^ie.
De otâme , c'est s'exprimer inexactement que ds {aire deux disses du droit puHù: général et du droit politique particulier : le droit public, en tant que général , n'est autre dtose que le droit naturel.
Le droit de conquête n'est plus reconnu comms BU droit ^ le droit domesUguea'Gst qu'une partie du droit civil et du droit pofitiqoe.
On Voit que Montesquieu écrivait dans uno monardne, où la liberté des cultes n'étak ot>s admise , et où les vrais prinàpes des sociétés boées n'étaient pas encore mis en pratique.
( CCXIi )
Cependant notre auteur consacre deux chflpt* très à prouver l'inviolabilité de la loi naturelle»
Quand on a lu et médité l'Esprit des Lois , on est convaincu que Montesquieu n'avait pas d'idées exactes et fixes sur le droit naturel , le droit, des gens et le droit public ; il a composé son ouvragCi comme il le dit lui-même ^ non de suite , mais par parties , dans un intervalle de vingt années ; il a voulu donner la raison de tout ce qui avait existé et de tout ce qui existait de son temps , sans avoir un système à lui , à tel point , quHl fournit des argumens à tous les systèmes politiques : il a tra« vaille sans plan et sans méthode. Il y a beaucoup d'erreurs dans l'Esprit des Lois, un beaucoup plus grand nombre de vérités, #t des éclairs de génie.
Son ouvrage n'en a pas moins prodigieusement servi à la science , en appelant l'attention dea gens du monde sur l'étude aride des lob dont les légistes seuls s'occupaient , et en rendant populaire ce que les lourdes compilations de Gn>** tius y de Pufendorfti des autres puhlicistes allemands ne leur avaient pas fait encore connaître.
'Mais il était réservé à un autre écrivain français de s'emparer bien plus puissamment encore de l'attention publique , et de graver profondément dans les esprits les principes organiques dé toutes les sociétés humaines.
* J.-J. Rousseau était citoyen d'un pays libre ^
( CCXIil )
JHontèsquieu sujéLd'uD monarque absolu ^ Sousseau, n'appartenait à aucune classe privilégiée y il tétait de la grande finaiille humaine > Montesquie» ^.enait à Un corps de magistrature fîcMrt attaôbé à ses prérogatives , et imbu de presque . tous . les préjugés de la. classe aristocriatiqué.
Rousseau vivait loin des cours; Mon4esquiek approchait des rois, il", était courtisan , c'est un fait qu'on jae éaurait révoquer en doute.
Rousseau- avait ùn^ énergie br^ante \ Montes^ quieu était dogmatique et seUtjauQciéuic ; Rousseau .|>arlaitau cœur de l'homme ^ Montesquieu à soa esprit. : • 'i ,;!*.: .
On ne doit.doaëpaàéth^torpi!^ que le Contrat ,«$b<i4<|E/ait:eu une-^ogue: si prodigieuse ^ tandip i^^ie^XJËsprii des Loiè eut peine à trouver dies lec^ tedra danscaM ok-igine. ^j I * ' \
, i Du .rdâto. 'Montesquieu.^ par lea ituénagémeni ;quHI a;gahyaaYec Jepoiivèir, et par l'eàpècé de trituèactîdD qtlîà â . fiôte avee^ son. siècle ^ a. été ploa généralement utile'que Rousseau ; mais le citoyen ^«GeDèw& Ej^oUblé le ptix ^le Fonvragé de Mon^ éesquieuy jen. lui dondant dés basés certaines. Sous$eaik i ifaé plus prèsij^ k mérité que Mon^ Vtesquieu.y ijupiqu'U ait aussi ieoœiiml deajarrèur^: ^bm9eau\ a 4e?iiP0é soD'.sâocW). il âppaivtieiit aii XIX.* ; MpMeéquie» est râsté • h publiôf te d» 4lirin\ Jaodala les goàt^ôem^s deapiitiqu^ ne
( OCXUI )
s^af^pnieront de»cna\snuss*de Roi$s$eau ^ les rois absolus et les classes privilégiées ne cessent cfin* iroquer PantùrUéi de Montesquieu.. '
C'est ijtiè'îe* pyésîdeut a cberobé - à tourt justi^ ^èr ^ tahdis que. le simple citoyen a. vou>lu foiid^ les principes, înd^endaaiDient des» forniessocîarles adk>ptées de scm temps. ...
* L^hommec^tné libre y ^ Rousseau j>€^ partout il est dans les^fer» ;j c^est^à^dire qnkW n'existe pas de payS'Otr quelqi»?t^n des dt^oîts-qn'U tient de la Dattire, ne soit violé où eoniprocnis^. C'est aîâ^ if«i'aus Etals-Unis ob tolère l^esbl^nge y et qii'etl Espagne on n'admet pas la liberté des cultes. '
Rousseau j en parlant de. Beaehta^ des pen-pies ^ dit ,: ce Taf)|t <{u'uq^ petiple est ooiitratiift > d'olbévr et qu'il pbéi| i il &ît> bièci^ sit^iq^îl » peut secouer le joug et.quFille swotfit ^ H* feifc 91. miefix encore ; car, cecouvraiit^^a^ liberté ^ar D' leméine drpil quli'ia loiiavavie^.divîlu^tfbii^ )> à la reprendre, o« on 'iiel^tiiitg>câiit:à']iittxi
' . Cest le droit âd iiàiïmné^SL l^c^p^esfiMa^ jS^^ ^mé par «l^ensbléa'nstîooftle*^ drok 4<^4iVi[É^ Mtirsût contester \à légitunité^ ^}aàiàà ifc «st ra^ fertâé daim^ lee Jumnes^del^ dëfeqse^i -et «qui pi^tt le ^rê de, sédhi<)tii^de^at'0<yi]{}ablè qoaiixI'U ti\îsl'pae fonde sur'dieB Éiotiferaf^ttSi. ^ ; "•/ !/■ RotJ^^m ai t'y tj^m^ i'&nûbfejSooUdmà^eht^pih
( CCXIilH )
de la naiwe } e'est une e^rreur , oa du moîosl'orgapisatioD politique vient de la niiture<lerLoaiti>e^ qui est essentieUemetit sooiat>le; .^e qui n'Qm(>éche ps que Rousseau VkaHi raison de dire. que cet ordre social est fondé sur des. coûveniions. .
JRousàeaiA n'a pti$ ^ c^mtue MPsnUsquieu y hé*^ site à condamner d'une mamère jabéolue l'esefaiH v^ge; il) dépontre parlâiteinefi&qoer'Ja foncé ne peut pas Qogendrer le droit «c Ld plus; fort lï^esl ja-^ D mats assQS'fb^t pour ,étre! téujours le maître y s'il » ne transforme sa Ibrôe en: droit y , el l'obëîflBaXi 09 » ed devoir». "i !* tl".:.: ...f..
Il déinontue y avôc tme ^^ahcle. fbrce de > logi^ qœ 5 que toute àociétë repose sur uuecomentiô» espresâe ou taoité f. ïrfr quel lo'pouvoir : ne peàt ja;^ mais être exercé que dans Tintérét dujpeùplë ylqAs eoi «stia iloiirtie:et là rdcîos. ,v i . , . u !i
Itfaia^ ^^fiMiMi/ se tritolpe , quwd il dit:qué Peftsenoe dupaete sOcii^li^sJt i^ah^wtion complet^ de i Mus les dn^its .natuf^h}' au cotttraire «^ ca à'eat ^u'uÉo Ao^se ikn. sociale ;: fbomme lie peut paa aliéner é^s droits inatif»^ et o'ést pour cela que ^4ssoàa^9^: bV i^as le droit de disposer de la vie de Fi^P ^ asspeié^j ^il a^est ju^^xmpable jioni* n^ peut pm prf^ufper que l;hpn)iiie ;Soit eutré dana^ «n^ ffociéM pour reoonoer. isf^garauti^^: , . t
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