‹ TABLEAU DES PROGRES DU DROIT PUBLICChapitre 8 sur 89 · XXI · texte numérisé non relu

XXI

L* Autriche et la Prusse sont à, peu près danç le» inéme état ; il n'y s^ cl'autre différence entre elles, que la différence de civilisation des. deux peupleâ| respectifs.

Sous ce rapport, la Prusse a un avantage incontestable sur l'Autriche j aussi est-elle à la veille d'adopter une Constitution. Le roi l'a solennellexnexït promise par ui^ décret du 20 nt^i 181 5 , qui y depuis huit ans , est denxeuré sans exécution.

Tant il est vrai que le monde entier reconnaît la i^éçe$si,(^ de limiter le pouvoir des princes dels^ terre, quelles que puissent être, d'ailleurs leurs vertus privées !

Cette limitation est un frein que les mau-^ V^is princes seuls ont intérêt à repousser ; c'est IL^ouis Xiy qui l'a dit, ou du moins, on l'a dit par $on ordre : ce qu'ion ^e dise point que le souverain » nç soit pas sujet aux lois de son état, puisque la » proposition contraire , est une vérité du droit p djBS geus que la flatterie a quelquefois attaquée > y> et que les bons princes ont toujours défendue y> comqie une divinité (utétaire de leurs états. » (1} Li'étabUssement de lois régulières en affermissant Vordre sociat, affermit kur puissance.

Tout état danslequelon. professe cette raaxipie que le prince estaa-de$su^ des lois , et qu'il peut

(li l?HP^i|«4«l% Reine, 1667 > '^r^^f ^' partie, p. 39^.

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