OBSERVATION FINALE
Nous avons sans doute accordé aux critiques de MM. Ben^ thamttDumont , plus d'importanee quelles ne méritent ; elles ont été écrites ; il faut dire , avec du fiel et une passion qui
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ne leur est pas faabitorfle , et tjui ne doit fans doute être at^ tribuëe qu'à Péditèur»
Ce travail ne peut que nuire {^ucoup à la juste considëi*aticm que M* Dumont s*est acquise par ses ouij^ges^ ses crHiques nedi* minueronten rien la gloire de l'Assemblée nationale; ce n'est pas, par des déclamations et par un langage aussi peu mesutë , qu'on peut déprécier l'œuvre d'une Assemblée aussi célèbre par sei talens , aussi pure par ses intentions*
La Déclaration des Droits restera le Qode politique de l'univers, ■
Que M* Z>umonf veuille bien y réfléchir. Avant de censurer la Déclaration des Droits, il fallait s'assurer d^'abord s'il existe un Droitnaturel;sitout,ici bas,estliwé à l'arbitraire de l'bomme; si la victime de l'oppression ne peut pas protester devant le juge suprême de l'univers , devant se& contemporains, et devant la postérité , de l'injustice qui lui est faite.
ITous lisons dans la note des plénipotentiaires français , au Congrès de Vérone , rédigée par M, de Clutteaubriand ( novembre i8aa }, au sujet de la traite des nègpes , que ce trafic , qui était autrefois un grimb LioAL , sera désormais un* chims XLLÛGAL ; et puni chez toutes les nations. Il .existe donc des droits antérieurs à l'établissement des sociétés j des Droits dont la violation est un crime , alors même qu'elle est autorisée par des lois. Voilà la doctrine professée par Socrate et ses disciples, par Cicéron et par tous les beaux génies de l'antiquité et des temps modernes : lé Droit naturel n'est autre chose que la justice, la morale et la religion. Il est et sera toujours lapi^o* fession de foi des^honnétes gens, dans tous les temps et dans tous les pays.
( cccuu )