Voyez \q* réflexion» de l'ahbû de Saint - Pierre, tom. I
l'un des articles ossUroit la monarchie espagnole à
l'empereur et à sa postérité, à l'exclusion du roi de
France. Il crut donc devoir apporter les plus grandes
facilités à la paî* ; et par ccllé qu'il conclut séparément
avec le duc de Savoie 1 , il accorda à ce prince, outré
la forteresse de Pigncrol et le rhari;ige de sa fille avec
le duc de Bourgogne, les honneurs royaux pour ses
ambassadeurs. Ce traité, signé a Turin, fut tm ache- agaoâi iGçjfi.
minement k (a par* générale, qui fut arrêtée entre la
France , l'Angleterre , l'Espagne rt la Hollande , à
Ryswkk. Toutes les conquêtes y furent rendues de 20 sept. 1697.
part et d'atrere. La France restitua mêtrte à l'Espagne,
les places et contrées qu'elle avôit occupées dans les
Pays-Bas , par la voie des réùnkyns , à la rééélrfe dé
(pjatre-vittgt-deux endroits , indkjùés datis utie liste
paftieufière , comme étant des dépendantes dés places
de Charleine-ht , de Maubetrge , et antre* cédées par fcs '
traités prrécédehS La paix entre la France, rempe-
reur et l'Empire , fut aussi signée h RysWick. Les traî-3o ovu>\>. 1697.
tés de Westphalic et de Nimègue y furent renouvelés ,
et les arrêts de la chambre de réunion de Metz et des
cours souveraiues do Besancon et de Brisach cessés et
annuliez Louis XIV s'engagea de restituer à l'Empiré
tout ce qu'il avoit occupé, soit pendant la guerre, soit
auparavant, sous le nom de réunions 5 c'est-à-dire, il
consentit à restituer toutes les réunions situées ou
faites hors de V Alsace** La ville de Strasbourg est
cédée à la France par un article particulier du traité;
mais le fort de Keht, les villes de Ffibourg, Brisach
et Philrpsbonrg sont rendues à Pefnrrereur et à FEnY-
pire. Léopold, duc de Lorraine . fils de Charles V, est
M'IilMÉMI i I '
* DtMotfr, t. Vrî, «art. If, p. 5G8. Léo^arû, 'traité de paix conclu à Turin le 29 août i6«j6. ?
9 Voyez celte liste dans les Actes et Mémoires de Rystvick , t. 111 , ]>. 261.
5 II est Jonc éVideril que, par cette" clause, lés rentrions, faites en Alsace, ont clé maintenues, de même que la souverainétc de la Fiance sur la totalité? de cétte province, de la manière qu'elle avoît é"té csnvemic par Ta tiève de Rar'rsboime, dont les dispositions uc sont point rc'voque'cb.
rétabli dans son duché , sans autre réserve que celle de* Saar-Louis et de la ville et préfecture de Longwy. Quant à la prétention de la duchesse d'Orléans au Palatinat , elle est soumise à l'arbitrage de l'empereur et du roi de France , et il est convenu qu'au cas que ces deux souverains ne tombassent pas d'accord, le pape en connoîtroit en qualité de sur-arbitre 1 . Différends La paix de Rysvick fut suivie de la guerre pour la tt, J J !j î * ucceMlon succession d'Espagne , qui embrasa de nouveau l'Eu- .spagne. r0 p e e j entraîna «des changemens considérables dans l'ordre politique. Charles II , roi d'Espagne , fils de Philippe IV , et dernier mâle de la branche espagnole d'Autriche , n'ayant ni fils, ni fille , ni frère, la monarchie espagnole, d'après la loi fondamentale du royaume, qui étaolissoit la succession linéale cognatique , semblait appartenir à Marie-Thérèse , reine de France , v sœur aînée de Charles , et aux enfans provenus du mariage de cette princesse avec Louis XIV. On opposoit à Marie-Thérèse sa renonciation, exprimée par son contrat de mariage, et confirmée par la paix des Pyrénées ; mais les François soutenoient que cette renonciation étoit nulle, et qu'elle ne pouvoit point préjudicier aux eniàns de la reine qui tenoient leur droit, non de leur mère , mais de la foi fondamentale de l'Espagne.
En admettant la validité de la renonciation de la reine de France , l'ordre linéal appeloit à la succession espagnole sa sœur cadette , Marguerite-Thérèse , qui , de son mariage avec l'empereur Léopold I , avoit laissé une fille unique, Marie-Antoinette, épouse de rélecteur de Bavière et mère de Joseph-Ferdinand, prince électoral de Bavière.
L'empereur qui désiroit conserver la monarchie espagnole dans sa famille, se prévalut de la renonciation
1 Cette contestation, apvè6 avoir été long- temps débattue a Fraucfort entre les commissaires des deux souverains, fut, en effet , portée à la connoissance du pape , qui la fit décider par une sentence rendue par une congrégation d'auditeurs de Rote. Voyez Us Actes et Mémoires de Rystuiclc f t. V.
'reinier traite
1648 — 171*3. at
qu'il avoit exigée de l'archiduchesse Marie-Antoi*nette sa fille , lorsqu'elle épousa Maximilien , électeur de Bavière , pour s'ériger lui-même en prétendant , et pour (aire valoir les droits de sa mère , Marie-Anne , fille de Philippe III, roi d'Espagne , et tante de Char* les 11. Il alléguoit que la succession à la monarchie espagnole avoit été assurée à cette dernière princesse tant par son contrat de mariage que par les testamens des rois d'Espagne ; et comme il avoit deux fils , les archiducs Joseph et Charles , nés de son mariage avec uue princesse Palatine de Neubourg , il destinoit à l'aîné le trône de l'Empire et les états de la maison d'Autriche , * et au cadet la monarchie espagnole*
Ces diverses prétentions ayant fait craindre une ï' 1 guerre générale , l'Angleterre et la Hollande , désirant de parlage ' la prévenir, arrêtèrent de concert avec Louis XIV, n octob. 169& un traité de partage 1 , en vertu duquel la monarchie espagnole , en cas de mort du roi Charles II , fut assurée à Joseph-Ferdinand . prince électoral de Bavière , et on y réserva au dauphin de France le royaume des Deux-Siciles , avec les ports de Toscane, le marquisat île Final et' la province de Guipùscoa. L'archiduc Charles , fils de l'empereur , devoit avoir le duché de Milan. Quoique le roi d'Espagne désapprouvât ce traité* en ce qu'il admet toit un partage, il n en reconnut pas moins , par sou testament , le prince de Bavière comme son successeur dans la monarchie espagnole.. . : -
Ce jeune prince ayant été enlevé à ses hautes desli- Second traite nées par une mort prématurée , les puissances qui g^}^ 1 *^ | avoient conclu le premier traité de partage, en arrêtèrent un second qui lut signé à Londres. L'archiduc i3 mar* 1700. Charles , fils puîné de l'empereur Léopold , y fut désigné comme héritier présomptif de la monarchie espagnole. On assura an dauphin , avec le royaume des Deux-Siciles et la province de Guipùscoa, le duché de Lorraine y en assignant au duc de Lorraine , eu
1 Dumont, Corps dipi, t. VII, part.- II, p. 44z. Lamberty» Mémoires, t. I , p. 12.
22 PJ&AIODE VII.
échange, le duché île Milan 1 . Louis XIV ne négligea vien pour iààre approuver g© nouveau traité de partage par la cour de vienne. Il y envoya le marquis de Vil- Iars qui , après avoir été long- temps amusé par des
Fromes&es. vagues , échoua dans sa négociation , et empereur qui ne cherchoit qu'à se concilier la cour de Madrid , manqua l'unique moment favorable où il auroit pu fixer la monarchie espagnole dans sa maison, de l'aveu de Louis XIV et des principales cours de l'Europe.
ïYiinmcm Cette aiàire prit depuis, à Madrid, une tournure de ciwrlcs V. diamétralement opposée aux vues et aux intérêts de la cour de Vienne. Charles II , guidé par son premier ministre , le cardinal Portocarrero , et après avoir pris l'avis du pape et cehii des plus savans théologiens et ioctohre 1700. jurisconsultes de son royaume, se décida à faire un second testament par lequel il reconnut le6 droits de Marie^Therèse , sa saxu? aînée, et déclara que la renonciation de cette princesse ayant eu pour unique but d'empôehe» la réunion de l'Espagne au royaume de France, ce motif cessoit en transférant la monarchie espagnole sur un dos fils cadets du dauphin. En partant de ce principe, il nomma Philippe d'Anjou, second fils du dauphin , héritier de tous ses états , en lui substituant le due de Ber-ry, son frère puîné; au duc de Berry il substitua Farcinduç Charles ; et à l'archiduc Charles , le duc. de Savoie, en défendant expressément tout partage de la monarchie 2 .
Accco^vieio, Charles II étant mort des le 1 novembre suivant , t\c ce teBiamcinla junte ou le conseil de régence, qu'il avoit nommé par Louif.^iy.pnp SOB testament, envoya vers Louis XIV pour le prier d'agréer la disposition du feu roi , en accordant son; petit-fils aux vceux de la nation espagnole. Le même courrier avoit ordre eje passer à Vienne, en cas de refus de la pa*t du roi , pour fiure les mêmes offres
» Dumont, Corps dipl., t. VII, part. IJ, p. 477. Lamberty , Mémoires f t. I, p. 97.
* Dumont, Corps dipl. , l. VII, part. II, p. 485. Lambekty , Mémoires , t. I, p. 191.
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à l'archiduc. On tint alors $ à k cotïtf de France $ un grand conseil dans leo^el on délibéra sur le parti qu'H contenoit de prendre , dans ttne affaire qui intéressoit aussi essentiellement le repos général de l'Europe' , Le résultat de ce conseil fut qu'il falloit accepter le testament et renoncer a*nt avantages qpne le second traité de partage présentait à* la Frànce. On apporta pour motif de cette résolution «pi'en n'acceptant pas le tes-
dans le cas 4 oti <f abandonner à la monarebie espagnole , guerre dispendieuse pour côo-a quérir ce £we le traité de partage 1 M adjugeait, sany pouvoir , dAîis ce dernier cas / compter sur des secours efficaces de hi part dé» deux Cours maritimes.
Lotlis XIV s'étant ctonc décidé pour l'acCeptâtfc* *kt Proclamation
testament^ Philippe d' Anjou fot proclamé pa> les Ete^
Cignols, et ce prince fit son entrée solennelle à Madrid A \ uov . 1700. > i4 Avril 1701. La plupart des puissances de M5*h rope, tels que les états d'Italie , la Suède , l'Angfetett-ei . la Hollande et les puissances du Nord reconnurent jpbilippe V ; le roi de Portugal et le duc de Savoie* coup «lurent raerne des traités d'alliance avec lui» * • v D ailleurs la situation des affaires politiques étjoit Loui* XiV telle en Allemagne, en Hongrie et dans le Nord, qtv>n 80ulivel 'E u r o r e
1 • . 1 «i . *. . o 3k » contre luu
se conduisant avec prudence , 11 auroit été limie a Louis XIV de conserver la monarchie espagnole à son petit-fils, et de maintenir la paix; mais ce prince- fit comme à dessein tout Ce qu'il falloir pour Soulever l'Europe Contre lui. On lui Sttpposoit le projet chimérique delà monarebie universelle,, et delà réunion de VEspagne à la France. Au lieu de ebereber à détruire on , il lui prêta une nouvelle forée , en sceller des lettres-patentes- en faveurde Philippe d'Anjou, an moment de son départ pou* l'Espagne, à Vetfet de lui conserver ses droits à la couronne dé France. Les Hollandois ne craignoient rien tant que de voir les François empiéter sur les Pays Bas espa-
1 Mémoires du marquis De TokcV , t. I , p. i5q.
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a 4 PÉRIODE vn.
gnols, qu'ils regardoient comme leur barrière contre la France, à la conservation dé laquelle l'Angleterre même sembloit être fortement intéressée. Il auroit été prudent , de la part de Louis XIV, de rassurer , sur ce point, les puissances maritimes qui, depuis l'élévation du prince d'Orange au trône de la Grande-Bretagne, teuoient en quelque sorte la balance de l'Europe. Sans être arrêté par cette considération , il se fit autoriser par le conseil de Madrid, à introduire une armée française dans les Pays-Bas espagnols ; eti à cette occasion , les troupes Hollandoises qui , en vertu d'une convention avec le feu roi d'Espagne , se trouvoient réparties dans plusieurs places des Pays-Bas, furent désarmées. C février 1701. Cet événement servit de puissant motif au roi Guillaume pour soulever les Etats-Généraux contre la France. Il ne lui fut pas aussi facile d'entraîner dans ses vues le parlement britannique , dont la grande majorité répugnoit à prendre part aux démêlés du con- 16 sept. 1701. tinent; mais la mort du roi Jacques II fit changer la disposition des esprits en Angleterre. Louis XIV ayant reconnu formellement le fils de ce prince en qualité de roi de la Grande-Bretagne, le parlement britannique ne balança plus de se joindre aux Hollandois et aux autres ennemis de la France, Ligue puissante Une puissante ligue se forma de nouveau contre la contre la France. France . L'emperetir, l'Angleterre , les Provinces-Unies, l'Empire , les rois de Portugal et de Prusse et le duc de Savoie y entrèrent successivement 1 . Les alliés s'engagèrent à revendiquer , en faveur de l'Autriche , les Pays-Bas espagnols , le duché de Milan , le royaume des Deux-Siciles , avec les ports de Toscane, et à ne jamais admettre la réunion des deux monarchies de France et d'Espagne.
Revt r* Au commencement de cette guerre , Louis XIV soude Louis XIV. t m t encore, pendant quelque temps, la gloire et la supériorité de ses armes, malgré le grand nombre de
1 La première alliance fut signée à La Haye, le 18 sept. 1701 , entre l'empereur et les deux puissances maritimes. V oyez cette alliance dans Uumont , t. VIII , part. I , p. 89.
puissances qu'il a voit à combattre. Ce fut seulement depuis la campagne de i7o4que la fortune l'abandonna , et qu'il essuya coup sur couples plus grands revers. Le duc de Marlborough, réuni au prince Eugène , défit à > 3 » oùl Hœchstett ou Bliudhçim en Bavière , le maréchal de Tallard, qui y perdit trente mille hommes , et fut emmené lui-même prisonnier en Angleterre. Cet échec fut suivi de la perte de la Bavière et de tout ce que les François occupoient au-delà du Rhin. La défaite de Ramillies en Brabant par Marlborough, ne fut pas a3 mai 1706. moins désastreuse ; elle valut aux alliés la conquête de la plus grande partie des Pays-Bas; et. pour surcroît de malheurs, le maréchal de Marsin perdit contre le* 7 n 06 prince Eugène, la fameuse bataille de Turin qui fit vider l'Italie aux troupes francoises. La bataille qui se livra à Oudenarde, dans la Flandre, ne fut pas aussi n juillet 1708. décisive. On y combattit avec un avantage égal de part et d'autre : mais le duc de Bourgogne qui commandoit en chef l'armée françoise , ayant quitté , pendant la nuit, le champ de bataille contre 1 avis du duc de Vendôme, Marlborough en prit occasion de s'attribuer la victoire.
Enfin l'affreux hiver de 1709 et la per,te de la ba- ^ ^ , I " a i ir " taille de Malplaquet que Marlborough gagna sur Vil- n ge p t . lars , jetèrent la France dans la plus grande détresse , et mirent Louis XIV dans la nécessité de rechercher la paix et de descendre même à des conditions très humiliantes pour lui. M. de Torcy, ministre des affaires étrangères, envoyé à La Hâve, admettoit au nombre des articles préliminaires celui qui ordonnoit la restitution de toutes les conquêtes que les François avoient faites depuis la paix de Munster ; il consentoit à rendre, la ville de Strasbourg et à posséder désormais l'Alsace suivant le sens littéral du traité de Munster ; le trône d'Espagne y étoit réservé à l'archiduc, et Louis XIV abandonnoit les intérêts de Philippe d'Anjou *. Mais les
1 Mémoires de Torcy, au tom. Il, p. i38, où il donne ces fameux préliminaires.
alliés, enorgueillis par leurs succès, ayant exige du rot qu'il obligeât son petit-fils à céder vokmtairement sa couronne, ou qu'il l'y contraignit par les armes, et cela dans le court espace de deux mois , les conférences qui avoient été transférées de La Haye à 1710. Gertruydenberg, furent rompues, et la guerre fot continuée *.
Changement Les choses se trouvant dans cet état de crise, deux dans la situation événemens inattendus changèrent subitement la face des affaire.. àe$ affaires; XIV, loin d'être assujetti aux
clauses des préliminaires de Gertruydenberg, se vit même recherche par l'Angleterre, et dans le cas de dicter la loi à plusieurs des puissances liguées contre 17 avril 17 u. lui. L'empereur Joseph I mourut sans laisser de postérité mâle. Son frire , l'archiduc Charles , qui prenoit la qualité de roi d'Espagne , parvint à la dignité impériale, et hérita de tous les états de la branche allemande d'Autriche. Dès-lors le système d'équilibre ne sembloit plus permettre que le même prince réunit aussi sur sa tête toute la monarchie espagnole, A cet événement s'en joignit un autre relatifau changement arrivé dans le ministère et le parlement de la Grande-Bretagne. Les Whigs, qui y domino ient depuis la révolution de 1689, furent tout-à-coup supplantés par les Torys. Cette catastrophe entraîna la disgrâce du dué de Mariborough , qui , comme principal chef de la faction des Whigs , se trouvoit à la tête des affaires en Angleterre. La reine Anne, qui le craignoit, ne trouva pas de meilleur expédient pour lui ôlcr son influence, que de faire sa paix avec la France. L'abbé Gaultier qui résidoit à Londres , en qualité d'aumônier de l'ambassa*- . denr de Charles d'Autriche, fut envoyé, par cette princesse , en France , pour faire les premières ouvertures de paix à Louis XIV. Une négociation secrète
1 Sur l'histoire de cette guerre, voyelles Mémoires du marquis de Saint - Philippe , les Mémoires du maréchal de Beuwick ; ceux du prince Eugène; ceux, du maréchal de No ailles, rédices par Millot , et les Mémoires de la guerre d'Espagne , de Bavière et de Flandre, publics à Cologue, eii 1710, en 2 vol.
s'entama entre les deux cours, et son résultat fut un
traité* des prél iminaires , signé a Londres 1 . 8 octobre 1711.
On ouvrit , à Utrecht , un congrès pour la pacification générale. Les conférences qui y eurent lieu depuis le mois de février 17 iu , essuyèrent de longues interruptions, tant à cause de l'éloignement pour la paix de plusieurs des puissances alliées, que parce que Içs objets traités séparément entre la France et l'Angleterre, retardoieut le cours de la négociation générale. Le combat de Denain que le maréchal de Villars gagna 24 juillet 1712. sur lie comte cTAibemarle, servit à rendre les alliés plus ttaitables. La paix fut signée à Utrecht au mois a avril 1 7 15 , entre la France et les principales parties érantes 3 . L'empereur seulement, ne pouvant se résoudre à abandonner ses prétentions à la monarchie espagnole , refusa d'y prendre part.
Le grand but de l'Angleterre , dans cette négociation, Clauses fut de limiter la puissance prépondérante de la France; fonu^mnnalc*