Gr, TERR. ALLUV. PHYTOGÈNES
Ils se composent de l'accumulation des matières solides qui résultent de la destruction des végétaux on de celles des débris ide végétaux dans des fonds de lacs ou tie vallées , sur des eôtes ou même sur des pentes de montagnes assez élevées*; "débris qui s'y conservent en entier ou seulement en partie , «ee sont :
1. LHuMUs ^yu terre végétale, tiont lia (bible épaisseur svr tbnte la terre et nrême dans les lieux oà la végétation est la plus active , offre un des argumens les plus puîssans en ikvettr du peu d'ancienneté tle l'état actuel de la surface du globe. ■
2. Les TooRBES HERBACÉES, t?oiiipesées principalement de végétaux herbacés , renfermrimt quelqwe^Ms deà arbres ou
I C ^E Ltic, Lettres sur l'homme et les montagnes, tome It, leftfe
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autres végétaux ligneux et des débris des arts humain», d*animaux de marécages et de forêts, non - seulement des mêmes espèces que celles qui vivent encore dans le pays , -mais encore d'espèces connues ailleurs, qui n*^habitent plus sur les lieux et qui semblent même avoir entièrement disparu. Telles sont dans les tourbes de la Somme les débris de castar qu'on y a trouvés; dans celles d'Irlande, les cornes d*un cerf gigantesque qu'on ne connott plus en Europe.
Le limon argileux ou sableux les accompagne ordinairement et les recouvre quelquefois en partie.
Les terrains de tourbes herbacées sont tantôt situés dans le fond de vallées larges et peu inclinées, et tantôt dans des '.vallées et même dans des vallons étroits et assez élevéi. La '.condition qui parott être essentielle à la formation de la tourbe , c'est que le sol ne soit pas perméable et que l'eau qui le couvre ne soit ni complètement stagnante ni trop rapidement renouvelée ; que les végétaux ne s'y pourrissent pas, mais puissent y éprouver un mode particulier de conservation analogue au tannage. Parmi les végétaux très -variés qui entrent dans la composition de ces tourbes, on doit .remarquer comme y étant plus fréquens et plus abondans : des ■cenferves, le sphagnum palustre , les prêles, les eharaj les erio'^ pîhorum y les carex , notamment le oarex eespitosa , le schanus nigricansj des graminées à tiges rampantes et souterrain^, des feuilles,. même des conifères, et quelquefois, mais seulement dans quelques circonstances particulières, des plantes marines.
3. Les TouBBBs ucneuses , entièrement ou presque enti^ rement composées de troncs ou de branches d'arbres, de rameaux, de végétaux ligneux.
Ces tourbes ligneuses se sont présentées plusieurs fois sur les rivages de la mer , comme enfouies dans le sable et à u& niveau actuellement inférieur aux plus basses marées* On ne doit pas en conclure qu'elles soient antérieures aux tfmps
tSA&AINS ALLUVIENa. Sj-
hhtoTixpïeB et à Véi&t de repos aetuel de la mer , ni que la mer se soit élevée depuis renfouissement de ces tourbes ligneuses; mais que le terrain meuble et spongieux qui les a reçues , s'est tassé et affaissé , ce qui est , comme on sait , le propre de ces sortes de terrains. '