FoRM. AC3DBS et SALINES
Ce sont, parmi les phénomènes et produits géologiques fo* riens, les plus fréquens etlèi plus variés.
On doit y placer les eaux minérales s'épanchant à la surface de la terre et y rép&ndaftt les sels nombreux et variés qu'elles renferment ' ; mais dans ce cas il ne paroit pas qu'il y ait formation de ces corps; il est probable que ces sels ou leurs^élémens ont été pris dans les entrailles de la terre , déjà formés à une époque ancienne : leur épanchement à sa surface appartient seul à l'époque actuelle.
Il n'en est pas ainsi du Nàtron et du Borax , qui se forment dans dcB eaux lacustres placées dans certaines conditions; de I'Alun, qui effleurit à la surface ou dans les fissures des am* pélites; dû Nitre, qui se forme perpétuellement sous nos yeux à la surface de certains terrains d'une grande étendue; du Reussin (sulfate de soude); de TËpsomite (sulfate de magnésie), qui se montre aussi en efflorescences sur certaines roches calcaires ou certains schistes pyriteux; enfin, du Selmarin, qui paroit se former en efflorescence avec les sels précédons sans qu'on puisse être parfaitement sûr du fait, ni l'expliquer en admettant qu'il soit constaté.
Tons ces sels efflorescens, qui par cela même ne soiat que superfidéls, sont des espèces minérales qui se forment journellement, et qui appartiennent par conséquent aux modifications qu'éprouve l'écorce de la terre dans les tfemps actuels et dans la période géologique que nous appelons jovienne.
Les acides naturels ne paroissent pas se former dans les
lieux où ils se montrent; ils l'ont été dans les entrailles de
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1 Yojes, pour 1« dëreloppemeiit des exemples, U pairtie de l'article' Eàu dm DictioBHaire des science» patureitev, qui tnite des eaux mindrales, tom. XIV, p. 76. *:
6à PiHIODE^OVIENNE*
Suiate, prèsBex; çn Autriche; en Carinthie, et en Russie ^ sur les bords du Volga, le soufre recueilli etmis dans le commerce vient aussi de terrains de la période saturnienne.
On peut dire que la production du soufre, qui s'est continuée dans la période géognostique actuelle, est presque uniquement celle delà formation volcanique. La formation neptuniénne ou aqueuse du soufre a presque entièrement cessé; il n'en e&i resté que ce qui étoit pour ainsi dire utile pont nous donner une idée de la manière dont la nature procédoit dans les époques reculées. On peut croire que les dépôts de soufre venoient alors, comme les dépôts calcaires , de sources minérales qui tenoient ce combustible en dissolution au moyen du gaz hydrdgène* On a un exemple de cette origine et de ce mode de dépôt à la porte de Paris, au village nommé EngbieHi situé au nord de cette ville , dans la vallée de Mantmorencyi l'eau qui sort de terre dans ce lieu, étant froide, tient eH dissolution une petite quantité de soufre, qu'elle laisse précipiter dès qu'elle coule libremrent à la surface du soL Le même dépôt de soufre se montre dans les* eaux thermales d'Aix4a- Chapelle , d' Aix en Savoie , de Balaruc , dé Tivoli. Si ces eaux étoient plus chargées de soufre y qu'elles fussent plus abondantes, elles couvriroient le sol d'un dépôt de ce combustible qui pourroit être bientôt recouvert lui-même de dépôts marneux, gypseux, etc.', et comme il est présumable que cela s'est, {^i iifL^s les terrains que j'ai cités aux époques géognostiquesiifnMf ennes , où tous lejs phénomènes géologiques se passoient daps des dimensions centuples de celles qu'ib présentent aujourd'hui.
Le SéLéNiuM et I'Axsenic ne se mqntrei^t guères actuellement qu'engagés dans le soufce des terrains volcaniques; ces
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1 .Patrin a 4iaï* la' même idée, en. disant que le soufre du duché d'Ur» hin Meoit été formé pur U voie humide, c'est-à-^ire déposé détns h *4im de la terre par les êoax minérales.
TERRAINS trsiEICfl» 53
corps , et surtout lé premier , y sont rares et ea petite qvàii* Cité en comparaison de leur fré(]fu'ence , surtout de celle de l'arsenic, dans les terrains des époques saturniennes.
Le Gai HroROGÈNE , ou à peu près pur , ou carboné , ou sulfuré, est encore une des productions géognostiques des temps actuels. Je ne parle pas de celui qui se forme dans les lieux marécageux , il n'est pas du domaine de la géognosié*; mais de celui qui se dégage constamment, ou au moins trésfréquemmeot, de plusieurs terrains qui n*ont aucun caractère volcanique. Tels sont les phénomènes qu^on désigne en Italie sous les noms de feu de barigazzo, de pietra mala, etc.; en France, dans le déparfement de Tlsère, souf celui de fontaine ardente.
Une autre classe de phénomènes nommés salses, et qu-on observe non-seulement en Italie, au pied des Apennins, et en Sicile, mais encore dans TAsie^ etc. , est accompagnée d'un dégagement constant de gaz hydrogène. '
Le Bitume, si abondant dtfns certaines couches des terrains de sédiment , tant en combinàiston dans la houille qu'en mélange dans des calcaires, d^ sables ou des marnes, si abondant à la surface du soi ou des eaux dans quelques pays, ne parolt se former réellement nulle part sous nos yeu^. Si ce phénomène a encore' lieu , c'est dans les entrailles de la terre; mais il continue de s'épancher à là surface du sol dans plusieurs endroits, et même quelquefois en quantité assez notable: il enveloppe les' sables et' les autres substances qui couvrent le sol dans ces lieux et contribue ainsi à modifier , mais bien foiblement, quelques points de la surface du globe. Tels sont les sources on épanchemens de bitume pur ou mêlé d'eau de Gabidh, près Bésiers; des salses et des sources du pays de Modène , principalement du mont Zibio ; celui qui accom-
1 II a été décrit avec quelques détails et quelques Vues gëologiqnet an mot Salses du Dictionnaire des sciences naturelles.
t4 PERIODE JjOVIBNNC.
pagne, dans les maremmet de Sienne, aux lieux dits Lagonis^ le dégagement d*eau en vapeur , chargée d'acide borique ( celui qui nage sur les eaux de la rivière qui se jette dans TEuphrate et sur celles du lac Asphaltique en Judée ; celui qui couvre quelquefois les eaux de la mer prés des lies du cap Vert , de Tile de la Trinité et de la plupart des parages voisins de montagnes ou de terrains volcaniques.