‹ Tableau des terrains qui composent l'écorce du globeChapitre 45 sur 126 · Gr. TERR. CLYSM. CLASTIQUES · texte numérisé non relu

Gr. TERR. CLYSM. CLASTIQUES

Ce groupe o£fre avec le précédent d'une part des rapports et de Tautre des différences fort remarquables. Ces dernières sont même telles que sans les rapports d*époque, et peut-être de causes déformation, il devrait être placé dans une classe de considérations tout -à -fait distincte.

Il présente dans sa position et dans ses parties tous les caractères de fracture. C'est dans des fentes ouvertes ou dans des canaux ouverts probablement par une même cause , au milieu de roches très-solides , que se sont acumulées les parties presque toujours fracturées qui constituent les trois sortes de roches qui remplissent âes Jîssures dans le phénomène des Brèches osseuses et des Brèches ferrugineuses, et des cavités souterraines en forme de canaux dans celui des Cavernes a ossemens.

La position de ces débris de roches et de corps organiques, et l'espèce de ceux-ci, indiquent une même époque géognostique et une époque qui est peut-être contemporaine de celle du transport des blocs erratiques et de très-peu antérieure à celle du gravier coquillier antédiluvien. Ce soot, s'il est permis de s'exprimer ainsi, les trois dernières convulsions de l'écorce de la terre; celles après lesquelles elle est entrée dans l'état de repos, non pas absolu, mais dominant, dont elle jouit maintenant.

Les fissures qui renferment les brèches osseuses et les cavernes à ossemens, sont les unes et les autres ouvertes dans des terrains calcaires , généralement de l'époque du calcaire jurassique.

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J« n*en coonoîs que dans les roches calcaires : il y en a fort peu dans de plus anciennes que le calcaire jurassique et fort peu aussi dans des calcaires plus modernes.

Ce n^est pas que ces foches n'existassent à la surface du globe à Pépoque de Touverturc de ces cavités ou au moins de leur remplissage; mais il est présumable qu'en raison de leur position, de leur structure et de leur texture, elles ne se prêtoient pas aussi aisément que le calcaire jurassique à Touverture ou au creusement de ces cavités.

Comme ces deux sortes de cavités ont entre elles la plus grande analogie , nous devons en examiner les caractères communs avant d'en faire connoftre les particularités.

Elles sont généralement ouvertes, comme nous venons de le dire, dans le calcaire jurassique. Les brèches osseuses sont dans des fissures irrégulières , qui traversent les couches et qui ne s'étendent pas très- loin. Les cavernes à ossemens en différent par leur étendue souvent prolongée à plusieurs centaines de mètres, par leurs sinuosités, leurs rétrécissemens et leurs renflemens, qui forment quelquefois d'immenses cavités. Mais des fentes à brèches aux caverne^ k ossemens , il y a , comme nous le verrons , des transitions tellement insensibles , que la distinction en devient aussi difficile qu'arbitraire.

Dans les unes et les autres, et cette circonstance doit être soigneusement notée, les parois sont comme bosselées, creusées de dépressions peu profondes, arrondies dans leur fond, sur leurs angles et sur leurs arêtes, non pas comme si un corps solide les eût usées , mais comme si un liquide dissol- Tant les eût traversées et corrodées, en sorte que les parois opposées n'offrent jamais des saillies correspondantes, comme le seroient celles d'une fente résultant d'une fracture fraîche ; mais elles montrent au contraire les rétrécissemens et les évasemens que je viens d'indiquer. '

1 Oa a publié un grand nombre de figures de carernesi mais il n'en

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La roche élastique, c* est-à-dire formée de débris, qui les remplit, est composée en général d*un sable plus calcaire que siliceux, et quelquefois limoneux, agrégé souvent trèssolidement par un ciment calcaire. Cette roche est tantôt grise ou sans couleur dominante, et tantôt rougeàtre, teinte presque constante dans les brèches; elle enveloppe des fragmens non roulés et quelquefois aussi des fragmens roulés de calcaire compacte et de différentes roches , et des débris organiques d'espèces , de genres et de classes même trèsdifférens, depuis des coquilles (et ce sont toujours des coquilles non marines) jusqu'aux mammifères les plus semblables à ceux qui vivent actuellement à la surface du globe.

Ces cavités, soit les fissures des brèches, soit les cavernes à ossemens, sont toujours en communication avec la surface de la terre. Je ne sache pas qu'on en ait encore cité une seule, dont l'ouverture ait été fermée par un terrain en jonches solides, pas même, du moins entièrement, par des laves anciennes. '

Enfin, du calcaire concrétionné, des stalactites et stalagmites, recouvrent ou enveloppent ces roches élastiques; quelquefois elles pénètrent dans leurs cavités , quelquefois leurs fragmens font partie de la brèche à ossemens , et cette disposition est, comme on va le voir, également propre aux fissures à ossemens et aux cavernes.

Tels sont les principaux caractères de ce groupe de terrains.

est pat de même de* fentes à brèches. Je n'en connois pas de figures •atisfaisantes ; j'ai donc cru deroir en faire prendre une idée plut précise en donnant la figure de celles qui ont été le sujet des obaerratioiu insérées dans les Annales des sciences naturelles, tom. 14, pag. 410, pi. 14 et i5, et tom. 16, pL 4.

1 J'entends par ce mot toute roche qui a été liquéfiée par le feu et qui a coulé.

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Nous allons examiner maintenant les circonstances qui sont particulières à chacune de ses manières d^être.

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