Cavernes a ossemens
Les cavernes sont des cavités sou terrai nés sinueuses, offrant , dans leur prolongement, des évasemens et des rétrécissemens nombreux, dont les parois, qui ne sont jamais parallèles, paroissent comme usées etm^me corrodées par le passage d'un courant de matières érosantes. Tantôt elles sont creusées vers le sommet des montagnes ou sur des plateaux, et alors leur direction principale est ordinairement verticale : on les appelle plus particulièrement puits; tantôt elles partent de la base ou du miliçu d'une colline , pénètrent dans son intérieur et presque toujours s'y enfoncent en s'approfondissant. '
Ces cavités laissent rarement voir à nu la roche presque toujours calcaire dans laquelle elles ont été creusées : elles sont plus ou moins remplies de deux sortes de roches de nature et d'origine bien différentes; ce sont :
1 .* Des matières terreuses peu solides , quelquefois entièrement meubles, mêlées de débris de roches et d'ossemens, qui , dans la classe des cavernes qui nous occupent , en remplissent les parties inférieures.
2.^ Des concrétions calcaires cristallines, nommées stalactites et stalagmites , qui pendent de la voûte, tapissent les parois et recouvrent d'une croûte plus ou moins épaisse le terrain meuble précédent.
On voit déjà dans la triple disposition de l'érosion à parties arrondies des parois , des stalactites et de l'agrégat pierreux et ossifère, la plus grande analogie entre les cavernes à ossemens et les brèches osseuses. M. Marcel de Serres et M. Bertrand Geslin, chacun de leur côté, ont réuni des faits qui éta-
1 On peut voir le déTeloppement de ces caractères an mot CAYS&ifs da Dictionnaire des sciences naturelles.
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blisseot cette analogie. Le premier a fait voir par la comparaison des roches, et surtout par celle des débris organiques renfermés dans les brèches et dans les cavernes du midi de la France, que la même catastrophe, ayant eu lieu à peu près À la même époque géognostique, avoit entraîné dans les ca* vités des, fentes et des cavernes les ossemens d^animaux qui, liés par le limon ferrugineux qui les accompagne , remplisseat ces cavités en tout ou en partie.
On reconnoit également dans cette disposition trois opérations, qui se sont faites à trois époques différentes : premièrement Touverture de la caverne, faite à une époque peut^ être de beaucoup antérieure à son remplissage , et probablement par des causes très -différentes; secondement, le remplissage des cavités inférieures par Tintroduction de terrains meubles à ossemens ou de cette véritable brèche osseuse ; en troisième lieu, le dépôt du c^ilcaire concrétionné, qui est venu recouvrir la voûte, les parois^ le sol même et par conséquent la brèche osseuse dans tous les endroits où elle se trouve.
Nous n'avons rien autre chose à ajouter à ce que nous avons dit sur le creusement de ces cavernes', que de rejeter l'opinion que nous avions émise alors, avec la plupart des naturalistes, sur Tinfluence de Teau pure dans ce creusement. Nous avons au contraire fait voir depuis I4 rédaction de cet article*, que Peau pure n'avoit pas pu pi^duire un tel effet.
Nous devons examiner avec plus de détail le terrain d'agrégation de remplissage.
On remarque qu'il est généralement composé d'un limon argilo - marneux et sableux, quelquefois pénétré d'une matière animale, et qu'il renferme, à peu près également disséminés , des galets , des éclats de roches , du gravier et dei
1 Yoyes Tarticle Caybbitu, Dict des se. nat
2 Tojez Tarticle Eau du mèjnie Dictionnaire.
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ossemens d'animaux plus souvent carnassiers qu'herbivores , dont on trouvera Ténumération dans les tableaux.
Les animaux que cette énumération faitconnoftre, ne sont pas en nombre égal dans les cavernes; il s'en faut de beauc«up : les neuf douzièmes appartiennent à des ours, près de deux douzièmes appartiennent à Thyéne; le douzième restant se compose des os des autres espèces ënumérées.
Les éléphans, rhinocéros, chevaux, bœufs, aurochs, tapir», si connu» dans les terrains de limon d'atterrissement antédiluvien, sont au contraire très-rares dans les cavernes; tandis que les carnassiers cités plus haut comme faisant les osie douzièmes des animaux des cavernes, sont très-rares dans les terrains d'atterrissement. Néanmoins.^ comme ils ne s'excluent pas absolument, il est suffisamment prouvé , ainsi que le fait observer M. Cuvier, qu'ils ont vécu ensemble dans le même pays.
Les ossemens n'y sont jamais réunis en un squelette entier, mais séparés et dispersés. Ils sont souvent brisés, rarement usés par un frottement de roulis, et plu& particulièrement sur une de leurs faces, ce qui indique qu'ils ont été exposés dans leur place â la cause érodantc. Quelques-uns semblent avoir été brîaés ou entamés par la dent d'un animal carnassier; les débris de roches, soit anguleux, soit arrondis en galets, sont mêlés sans ordre avec les os dans, lat masse générale.
Cette brèche osseuse remplit, comme nous L'avons dit', lies cavités, et surtout les cavités les plus basses des cavernes; sa surface est généralement horizontale, ee qui lui dofine l'apparence d'une masse sédimenteuse épaisse, tenue en suspenr sion dans un liquide et qui , en s'introduisant dans la caverne y en a rempli toutes les cavités inférieures..
• I^éanmoins od observe quelquefois, sur le sol horizonlal de la caverne , des amas assez élevés ,. composés de masses angu^
1 Et comme le font si bien Toir les belles coupes que M. Backlaii4
• publiées des plus célèbres, cavernes à ossemens^
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leuses de calcaire liées par un ciment rougeàtre , semblable à celui du sol , recouvertes et liées de nouveau par des stalactites, et renfermant beaucoup d^ossemens.
Des ouvertures qui se présentent quelquefois au plafond de la caverne et qui communiquent avec la surface du sol, peuvent faire présumer que les amas de roches, les os et le limon rougeàtre , se sont introduits en partie par ces ouvertures. ( Bertrand - Geslin. )
Les os y sont à peine altérés ; ils ne montrent pas ces incrustations de calcaire concrétionné qu'on voit sur quelquesunes des brèches osseuses jusque dans la cavité des os longs.
Le calcaire concrétionné pend en stalactite à la voûte et recouvre en stalagmite les parois et le sol. II. est de formation très-moderne et continue à se former, et même, dans certaines cavernes, avec une grande rapidité.
Il est beaucoup plus rare de trouver des portions brisées de stalactites dans la brèche osseuse des cavernes que dans les brèches osseuses des fentes.
Tels sont les faits principaux et les plus caractéristiques des cavernes à osscmens; comme on n'en a jamais trouvé de réellement fermées dans aucun terrain à couches, quelque moderne qu'il soit, on peut dire que les brèches des cavernes appartiennent, comme celle des fentes, à la dernière révolutipn du globe, et par conséquent à Tépoque des terrains clysmiens, dans laquelle nous les plaçons; rapprochement déjà indiqué par M. Cuvier dans le résumé placé à la fin du 4/ volume des Ossemens fossiles.
Nous allons donner une indication des principales cavernes k ossemens.
Nous commencerons par l'Allemagne , comme étant le premier pays oii on les ait observées et étudiées avec beaucoup de
soin. '
1 Je n'fturois pa espérer de faire mieux dans cette ënumëration en faisant
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La caverne de Baumann, dans le pays de Blankenbourg , au nord de Rubeland , sur les dernières pentes orientales du Harz , et celle de Biel, qui lui est opposée : on remarque dans la première, cinq à six renflemens ou grottes qui communiquent entre elles par des passages fort étroits; la seconde se présente comme un long canal très -sinueux, mais à peu près d'un égal diamètre.
La caverne de Scharzfeld^ non loin d'Osterode et sur la dernière pente méridionale du Harz : elle est creusée dans un calcaire gris -jaunâtre, peu dense, qui ressemble à la craie tufau , mais qui me paroit appartenir à la formation jurassique. On y compte aussi cinq à six grottes, également séparées par des passages très -étroits. Le calcaire jurassique qui forme ses parois , renferme une assez grande quantité de carbonate de magnésie.
Les cavernes de Muggendorf, dans le pays de Baireuth, en Franconie, parmi lesquelles la plus remarquable est celle de Gailenreuth, sur la rive gauche de la Wiesent. Son entrée est percée dans un rocher vertical; on y compte au moins six chambres ou cavités principales, qui vont en s'enfonçant dans le corps de la montagne; elles ne communiquent entre elles que par des ouvertures très-étroites et trop étroites même pour que les animaux dont les ossemens sont accumulés dans Tune de ces grottes, aient pu y passer. Les os qu'on y trouve si abondamment, appartiennent à des espèces fort nombreuses de quadrupèdes , presque tous carnassiers. On y trouve aussi , mêlés avec les os , des galets évidemment roulés d'un marbre
autrement que M. Gnvier; aus«i verra-t-on facilement que cette partie de l'histoire, des cavernes est presque entièreoient extraite de son grand ouvrage sur les Ossemens fossiles, édit. de 1828, t. 4, p. 291.
1 J'ai visité cette cayerne en 181a, et, quoiqu'on en ait retiré depuis bien long-temps tous les ossemens qui peuvent être facilement extraits, j'ai pu encore trouver des dents caractéristiques d'ours.
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i)leuàtre, semblable à celui des brèches osseuses de Gibraltar et de Dalmatie.
Outre cette caverne, qui est la plus remarquable, on en connoit dans la même colline un très-grand nombre , qui sont désignées par les noms de Schœnesfein , Brunnenstein, Holeberg, Wiserloch, Geissloch , Wunderhœhlr, Klaussteîn ou Rabenstein , Kuhloch , Zahnloch , Schneiderloch , Rewig , etc. Les os qu*on y trouve appartiennent généralement aux espèces d'animaux énumérés au tableau ; mais ce qu'elles offrent de très- remarquable, c'est que , d'après MM. RosenmliHer et Buckland, les cavernes qui sont dans les collines au nord de la Wiesent n'ont pas un seul fragment d'os, tandis que celles du sud en sont remplies.
La caverne de GlUcksbrunn, dans le bailliage d'AItenstein , entre le Har? et la Franconie , n'ayant encore donné que des os d'ours.
Les collines qui renferment toutes ces cavernes ont, depuis les Crapacbs jusqu'au Harz, une certaine continuité.
Les suivantes n'y sont pas liées d'une manière aussi évidente*
En Westphalie. Celles de Kluterhœhle, prèsd'Oldienforde, et de Sundwich , près d'Iserloln , dans le comté de la Mark,
Le$ cavernes d'ADELSBERG en Carniole, célèbres depuis long* temps parleur immense étendue, par les amas et cours d'eau qui s'y trouvent , n'avoient pas montré d'ossemens fossiles jus* qu'en 1816 , que M* le chevalier de Lœwengreif découvrit une cavité fort étendue, oubliée depuis peut-être deux cents ans, et dans laquelle on a trouvé beaucoup d'ossemens d'ours 9 mais dernièren^ent M. fiertrand-Geslin en a trouvé dès l'entrée même de la caverne, en fouillant au-^dessous de la croûte de stalactite rougeâtre qui la recouvre , puis dans un amas assez élevé au-dessus du sol et composé de fragmens anguleux de calcaire, réunis par des concrétions calcaires, ce qui indiqueroit, comme on l'a exposé plus haut, que les ossemen^ y ont été amenés avec les fragmens calcaires et qu'ils sont
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tombés avec eux dans les parties de la caverne où Ton voit ce mélange, par des puits ou fissures à peu prés verticales, aboutissant à la surface du sol.'
En Hongrie, sur les pentes méridionales des monts Crapachs, où on les connoit sous le nom de grottes des dragons. Les os appartiennent au grand ours des cavernes.
L'Angleterre vient après TAUemagne dans l'ordre chronologique de la reconnoissance des cavernes à ossemens : elles y sont bien moins nombreuses.
La plus célèbre est celle de Kirkdale , dans la partie orientale du comté d'York, à vingt-cinq milles au nord-est d'York; elle a acquis cette célébrité parle grand et beau travail qu'elle a fait sortir des mains de M. Buckland' : la découverte est toute récente, puisqu'elle ne date que de 1821. Son ouververtureest à environ trente-trois mètres au-dessus du fond de la vallée de Pickering; elle est creusée dans un calcaire qu'on, rapporte aux assises moyennes du terrain jurassique. Les ossemens d'animaux qu'on y a trouvés et que M. Buckland a décrits et figurés, indiquent environ vingt-un espèces; ce sont:
Des hyènes appartenant à la même espèce que celle d'Allemagne et formant le plus grand nombre; tigre, loup, renard, belette, éléphant, rhinocéros, hippopotame, cheval, bœufs, cerfs, lapins , campagnols , rats.
S'il y a des os d'ours , ils y sont en très-petite quantité.
Tous ces os sont brisés et quelques-uns semblent avoir été rongés et montrer encore l'empreinte des dents qui les ontfrao^ turés ; mais ils ne sont pas roulés. M* Buckland a trouvé dans le terrain qui les enveloppe des parties cylindroïdes qu'il regarde comme étant parfaitement semblables aux excrémens des hyènes.
I Bertrand-Ceslio , Ann. des se. nat., t. 7, p. 468. s Belîquim diluçianœ , etc., un toI* 111-4.°, Londres, 1023, arec 37 planches.
loG TERR. CLY5M. CLASTIQCSS.
Les chambres de cette caverne , disposées entre elles comme dans toutes les autres cavernes , sont aussi tapissées et même obstruées par des stalactites.
On a découvert depuis cette époque trois autres cavernes i ossemeos dans le même pays.
A Oreston , prés Plymoutb : on ne trouva d'abord que dei os de rhinocéros dans une cavité d'un calcaire compacte qui paroissoit fermée de toutes parts , circonstance qui sembloit présenter un puissant argument contre la position ordinaire des ossemens d'animaux vertébrés. Mais bientôt on découvrit dans le même endroit une vingtaine de cavernes qui communiquoient ensemble et avec la surface du sol par des espèces de puits, et qui renfermoient du limon , des galets et des ossemens de chevaux , de bœufs, de cerfs, d'hyènes, d'ours et de loups.
En creusant un puits, en 1823 , dans une mine de plomb de Callpw, prés de Wirksworth en Derbyshire , on découvrit une caverne remplie de limon , d'ossemens de bœufs, de cerfs, de rhinocéros. Cette caverne diffère des autres par la nature du calcaire dans lequel elle a été creusée. Celui-ci appartient au calcaire de transition supérieur , dit calcaire métallifère.
La caverne de Goat, à Paviland, sur les c6tes de la mer, à i5** de Swansea, dans Le Glamorgan. On y a trouvé des ossemens de cerfs, d'éléphans, etc., enfouis dans le limon qui forme ordinairement le fond de ces cavernes.
Il paroit qu'on n'a point remarqué de stalactites dans c^ trois dernières cavernes, qui sont situées dans un calcaire généralement plus ancien que celui des cavernes d'Allemagne.
£n 1825 on a encore découvert une caverne à ossemens près du bourg de Banwell, dans le comté de Sommerset. Elle est située dans un calcaire compacte de transition supérieur {mountain limeslone) , qui fait partie du groupe de montagnes nommées les Mendipp hills. Les ossemens mêlés de fragmens du calcaire de la montagne y sont engagés dans un limon argi-
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leux, rougeâtre, qui semble être entré dans la caverne par des puits naturels, placés au-dessus des amas les plus abondans. Les ossemens observés appartenoient à deux espèces de Tuminans à cornes, à une de ruminans à bois et à deux de carnassiers. (Bertrand-Geslin.)
On a cru jusqu'à ces derniers temps qu'il n'y avoit point de cavernes à ossemens en France; mais depuis que M. Buckland a attiré Fattention des géologues sur ce sujet intéressant, depuùqu'ila fait connoîtrela position générale des ossemens dans les cavernes , et qu'il a fait voir qu'il falloit aller les chercber sous les stalactites qui forment sur le sol une croûte quelquefois très-épaisse, on en a découvert plusieurs. Il a montré lui-même, en pratiquant ce mode de recherches, que la caverne d*Osselles , près Besançon, visitée depuis bien des siècles et dans laquelle on ne soupçonnoit pas d'os £os^ siles, en renfermoit abondamment sous s^s croûtes de stalactites. Cette caverne a cela de particulier , qu'elle n'a fourni jusqu'à présent que des os d'ours.
M. Thirria a découvert en 1827 , et par la même méthode, dans le département de la Haute-Saône, par conséquent dans la même chaîne de collines, deux cavernes à ossemens, celles d'Echenoz et de Fouvent.
On a trouvé vers la même époque une caverne très-riche en ossemens d'une multitude d'espèces d'animaux, à Lunelviel, près Montpellier. M. Marcel de Serres en a donné une très-bonne description. Ce même naturaliste a reconnu dans le midi de la France plusieurs autres cavernes à ossemens, à Saint- Antoine , à Saint- Julien , près Montpellier, etc.
M. Tournai, de Narbonne, a fait connoitre une caverne à ossemens non moins remarquable que les précédentes pour les espèces d'animaux qu'elle renferme.
Toutes ces cavernes sont creusées dans le calcaire jurassique. Elles présentent les mêmes formes intérieures , les mêmes dispositions générales que celles d'Allemagne et d'An-
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gleferre ; elles sont tapissées et presque obstruées par les stalactites, et contiennent à peu près les mêmes espèces d'animaux, dont les os brisés, mêlés avec des galets, forment une brèche à ciment limono- calcaire , qui remplit les parties creuses et inférieures de ces cavernes , en offrant vers le sol une surface ou plancher assez horizontal.
£n6n M. J. de la Noue vient de trouver des ossemens d'oun dans le sol argileux de la caverne dite le trou de Granvilley près Miremont , dans le département de la Dordogne. On avoit très-bien décrit cette caverne remarquable pour l'ëtendue et le nombre de ses caveaux ramifiés , et on avoit dit qu'elle ne renfermoit pas d'ossemens; mais on les y trouve vers les .parties les plus enfoncées , enfouis dans Targile rougeàtre.
On connoit aussi des cavernes à ossemens dans PAmërique septentrionale. M. Bigsby a décrit celle du territoire de Lanark, dans le Canada supérieur. Le sol est couvert de débris de calcaire granulaire brun, semblable à celui du terrain oà est creusée cette caverne, qui forme , avec les ossemens, une espèce de brèche semblable à celle que M* Bertrand-Geslin a remarquée dans la caverne d'Adelsberg.