OU CALCARÉO-SABLEUX
Il pourroit prendre ce dernier nom de la nature dominante des roches qui le composent.
Ses limites, tant supérieures qu'inférieures, sont difficiles à établir*
Lorsqu'il est recouvert parle terrain palsothérien , sa limite supérieure est claire; mais lorsque ce terrain lacustre n'existe pas, il se confond, sans qu'il soit possible de trouver la ligne de séparation , avec le terrain protéique (marno-sableux supérieur], également marin (c'est le cas des collines subapennines). Ses limites inférieures sont l'argile plastique et ses lignites , lorsqu'ils existent et qu'on peut les distinguer sûrement des niarnes argileuses et des lignites qui lui sont interposés» mais lorsque ce groupe argileux n'existe pas, la craie ou les roches plus anciennes forment ses limites inférieures.^
La texture et le mode de formation de ce groupe me paroissent être ses caractères les plus tranchés et les plusimporians ; car ils dépendent des circonstances physiques de l'époque géognostique pendant laquelle ce terrain a été déposé; ils raccompagnent sur toutes les parties du globe où on Ta re- .connit, et ils ont puissamment contribué à le faire reconnoître.
Ce groupe de roches a été essentiellement formé par voie mécaiiique pu de sédiment et même de sédiment grossier. Sa texture est grenue , grossière, souvent lâche, et sa consistance friable.
1 Ce nom peut ne rien signifier; mais si on veut, pour le retenir pins facilement, le lier avec quelques idées qui soient en rapport avec les principaux caractères de ces terrains, on se rappellera que c*e«t le
nom d*ttn fils de Neptune, c'est-à-dire un terrain marin porteur de conqneton cors marins, c'est-i-dire très-abondant en coquilles marines tnrMn^s : Cerites, Buccins, Murex, etc.
Sjrn. Formation dp premier calcaire tertiaire. (A- Boni.)
173 TEAR* YZéM. THAL. T&ITONIEITS*
Cependant, et comme pour faire voir qull n'est pat teN rain de transport , mais qu'il a été déposé sur le lieir oh on le trouve, il montre , dans ses assises supérieures, des roches et minéraux quarzeux et calcaires de cristallisation ( le grèi luisant de Beauchamps; le quarz hyalin *et le calcaire spatkique inverse de Neuilly, etc.). II. montre dans se9 parties moyennes des silex cornés, qui remplacent des coquilles marines ou qui ont été déposés en nodule» aplatis (Sèvres, Gentilly) ; mais ces parties, formées par voie chimique , sont trèspetites en comparaison de la masse sédimenteuse.
Les débris organiques qu'il renferme fournissent un antre caractère tranché et constant de ce groupe : c'est le gite d'une multitude d'espèces de coquilles marines, dont le nombre dépasse de beaucoup 1200 et dont l'ensemble rappelle celui des genres et des espèces qui habitent actuellement les mers.
Le nombre des espèces de coquilles est trop considérable pour qu'on puisse en donner l'énumération comme caraetère; nous devons nous contenter d'indiquer les genres qui ne se sont pas encore trouvés dans les terrains inférieurs, et quelques-uns des principaux genres de ces derniers terrains, qn^on n'a pas encore reconnus dans le groupe principal des ternÛBS yzémiens supérieurs. Les tableaux publiés par M. Delraoce, et qu'on peut consulter au mot Pétrificatiok du Dictionnaire des sciences naturelles, nous fourniront tous les élénuens de celui que nous présentons comme caractéristique de ce terrain à la suite du tableau nJ^ 5.
Il renferme en outre des poissons en grand nombre, quelques reptiles marins, qui y sont très-rares, des cétacés; mais jusqu'à présent on n'y a trouvé aucun débris de mammifère terrestre ni d'oiseau , ou du moins les indications rares qu'on en dpnne sont encore très -incertaines.
On voit que les caractères zoologiques de ces terrains sont plus négatifs que positifs , et que par conséquent ils ne sont bons que pour le moment actuel.
TBiA. TZl&M* TBAL. TRITONIBN^. lyS
. Le groupe calcaréo-sableux est stratifié d'une. manière trésdistincte; ses bancs sont puissans et sa stratification est hori- Bontale dai^ les pays de plaine éloignés des chaînes de montagnes et des terrains pyrogènes.
Il forme des plaines, des plateaux ou des collines alongées en pente douce vers la base , plus rapide vers le sommet.
Son niveau diffère beaucoup , selon les terrains dont il est voisin. Si 9 comme je Tai présumé, plusiçurs sommets des Alpes, tels que les Diablerets, etc. , appartiennent à ce groupe, cela porteroit son plus haut niveau à plus de 23oo mètres; mais on remarquera qu*il n'est point là dans sa place naturelle ou de formation; il est probable qu'il y a été porté par soulèvement. C'est dans les pays éloignés des chaînes de montagnes et presque plats, qu'il faut aller prendre son véritable niveau, et il paroit qu'on peut l'évaluer alors à 200 mètres au plus au-dessus du niveau actuel de la mer.'
Ce groupe est répandu sur une grande partie de l'Europe; il y forme des terrains assez étendus , mais cependant limités et même morcelés par bassins et plateaux.
n ne renferme dans.ses trois premières roches ni filon , ni veine, ni amas, soit métallique, soit pyriteux , soit pierreux , k l'exception des druses de quarz et de calcaire spathique mentionnées plus haut. De l'autre part, ce caractère négatif, qui souffre peut-être quelques exceptions, -mais qui en offre si peu que je ne puis en citer aucun exemple authentique , n'est propre qu'aux trois premières roches ; il cesse à la dernière , à celle qui est désignée sous le nom d'argile plastique.
n présente dans ses diverses parties , mais plutôt dans les supérieures et les inférieures que dans les moyennes, des galets de sileip,de calcaire ou d'autres roches, tantôt isolés.
1 Le point le plus éleré auquel il parvienne dans le bassin de PaHsj •t au mont Ouen^ près de Cisors^ il est à CBTiràn i34 mètres au-dctias du niveau de TOféan.
174 TB&R. YZiw» THAL. TRITONIBNS.
ëpars ou en amas peu étendus (les galets siliceux du grès de BeauchampSy ceux de la glauconie grossière de Chantilly j etc.), tantôt en accumulations immenses dans toutes leurs dimensions 9 par conséquent des portions considérables de roche élastique ou de transport , désignée sous les noms de poudingue ou de gompholite.
Enfin l on y obsenre quelquefois de grandes cavités , ayant la forme tantôt de fissures perpendiculaires auit couches , ou de cavernes qui s'y enfoncent , mais qui sont très-peu profondes et qui n'ont par conséquent presque point d'étendue ; tantôt de puits , c'est-à-dire de cavités cylindroïdes presque verticales, soit vides et ouvertes jusqu'à la surface du sol , soit fermées avant de parvenir à cette surface et remplies de marnes sa^ blonneuses, de cailloux et de diverses autres matières de transport.
Nous plaçons aussi au nombre des accidens ou circonstances accidentelles, c'est-à-dire non propres à la généralité de ces terrains, les débris, de corps organisés non marins qa*on y trouve quelquefois mêlés avec les débris marins qui lui appartiennent en propre; tels sont les bois- pétrifiés ou à l'état de lignite fibreux, les coquilles lacustres, fluviatiles ou terrestres, qu'on a rencontrés dans quelques endroits (à Weissenaa près Mayence, à Meudon, à Montrouge, etc.). On a vu à la théorie des terrains lacustres , comment on peut se rendre compte d'une manière simple et conforme à l'observation, de la présence de ces corps fluviatiles et terrestres au milieu d'un terrain essentiellement marin.
Les roches qui entrent dans la composition de ce .growpt, aoit comme roches essentielles, soit comme roches subordonnées , et les minéraux qui s'y trouvent , sont les suivans , sur lesquelles il nous reste peu d'observations à faire.
1. Gais B^wc. ou TEiTONiBN et Grbs LfjsTRé. C'est un grès sab^ ordonné au calcaire grossier, qui se montre en couches plus on
TtEE. TZ^M* THAL. T&ITONIBNS. l-jS
mrîos puissantes et plus ou moins pures dans les parties supérieures du groupe tritonien ou calcapéa-sableux, qui touche même au terrain lacustre paUsothérien et qui semble dans quel* ques cas avoir été le fond sablonneux de la mer et être devenu ensuite le fond sablonneux des eaux douces, lorsque celles^i qnt remplacé les eaux salées ; car c'est dans ce point de contact que les productions organiques des deux milieux se trou* Tent mêlés (à Beauchamps, près Pontoise, etc.]'* C'est* dans cette partie sableuse et quarzeuse d^ ce groupe que se montre le plus évidemment l'action chimique et cristalline qui a encore eu de l'influence* Le grès est souvent luisant; ses fissures •ont tapissées de petits cristaux de quarz , etc.
2* Calcai&b grossieb. ou tritonien. Roche calcaire, à texture grenue, lâche, impure , mêlée de marne ocreuse , de sable , etc. , présentant des assises très-distinctes , nombreuses, plus ou moins puissantes I en stratification ordinairement horizontale, offrant de nombreuses variétés de texture , depuis la plus fine et la plus compacte ( dans les pierres qu'on nomme clicart , liais et roche) f jusqu*à la plus grossière (dans celles qu'on appelle lambourde).
Les roches subordonnées sont, dans les parties supérieures,, le silex corné , en lits minces , interrompus ( Gentilly ), et les marnes calcaire et argileuse , avec quelques lits de lignite ; et dans les parties inférieures, la.glauconie grossière, roche mélangée, composée de calcaire grossier et de silicate de fer terreux, vert et granulaire,
1 On Toit que tontes ces règles sont déduites de ce qui s*observe dans le bassin de Paris, que Ton a pris, ainsi que j'en ai prévenu plusieurs fois, ponr le modèle çu type comparatif des terrains- ytémiens supérieurs, parce qnll a été décx4t le plus complètement comme tel , et que je le eoanois mieux qu'aucun autre. Je ferai ressortir plus bas les points de rettemblance et de différence que présentent Iça m4mes terrains danp d'antref lieux.
17^ TE&K. YI^M. THAL.'llAaNO-CHAaBOHN*
Les minéraux disséminés que renferme le calcaire grossier sont, principalement dans les assises supérieures , le fluorite en très-petits cristaux cubiques, le quarz hyalin prisme, le calcaire spathique ; et dans les assises inférieures, le fer chloriteux granulaire.
On sait que le calcaire grossier est la pierre dont on se sert dans les constructions de Paris; que cette pierre à bâtir des Fa^ risiens porte, suivant sa grosseur et ses qualités, les nonu de pierre d'appareil, pierre de taille y moellon j etc«
5/ Gr. TERRAINS MARNO- CHARBONNEUX.
JTavois réuni autrefois ce groupe de roches avec Fargile plastique, parce que ces deux dépôts sont généralement inférieurs au calcaire grossier et souvent placés immédiatement Tun sur Tautre. Cependant j'avois dès-lors élevé des doutes sur la simultanéité de leur formation , et j'avois comme pressenti leur séparation ultérieure.'
Mais, d'une part, de nouvelles observations, faites aux environs de Paris par M. Desnoyers , ayant prouvé qu'ils peuvent être séparés l'un de l'autre par des bancs assez puissans de calcaire grossier, et de l'autre part, la considération des débris organiques, si abondans dans le dépôt mamo-charbonneux, et, au coiltraire, si rares dans l'argile plastique, si même il y en a, conduisent à séparer ces deux dépôts plus complètement qu'on ne l'avoit fait jusqu*à présent.
Nous allons donc considérer le dépôt mamo-charbonneux d'une manière indépendante du dépôt argilo-sableux.
Le groupe Marno - charboniïeux , qu'il ne faut pas confondre avec le lignite suisse, parolt former un dépôt tantôt subordonné au calcaire grossier, et tantôt principal et indé-
1 Descr. géologique des eorirons de Paris, 1822; De V argile plastique j etc., pag. 19 , où les deux bancs d'argile soot déjà assez clairenient dis; tingués.
TBRIa ril&M* THAL. St ARN O - CKAl^ O N ^4. >77
pendant de ce calcaire , qiii lie s'y inontre pas ûu qui n'y occUpe qu^uoe position très -secondaire*
il est généralement situé dans les parties infiérîeùres du ter^ l*ain calcaire, et quelquefois tout-à-fait au-dessous de cette roche ; quelquefois aussi il est placé au milieu de ses couches (lignites de Montrouge).
Quoique ce terrain soit d'une texture principalement se* dimenteuse, et qu'il soit par conséquent le produit d'une précipitation mécanique, néanmoins il recèle des minéraux ^ des dnises, même des roches, qui résultent d'une précipita* tien évidemment chimique*
U est stratifié d'une maniéi'e très -distincte en lits ordinairement peu épais, mais qui se présentent ^ dans d^autres circonstances y avec une puissance considérablcé
Cependant ils n'influent pas sur la forme extérieure dti loi qui les renferme ^ et ne se montrent jamais sur une grande étendue de terrain sans être interrompus*
L^ensemble des roches dénommées au tableau , c'est-^à-dife iWgile, le sable, et surtout le lignite, dans tous ses états/» est un des caractères les plus tranchés de ce terraià* Les dé' bris organiques ofifrent un autre ordre de caractères, sur le* quel on reviendra plus bas» On doit se contenter d'indiquer qiie, d'une paft^ des coquilles lacustres, et parmi celles-ci les Cyrénes et les mélanopsides , et de l'autre , que des coquilles marines 3 notamment des huitres et des cérites, offrent assez constamment dans ce terrain une succession oti alternance de lits foft remarquable*
Les roches et minéraux qui se présentent dan» ce groupe^ tantôt tous ensemble, tantôt indépendamment les uns des autres , sont ;
L'Ab.6ile TidvutfSf qui ne diffère que irè^péù de l'argile plastique , qu-'on va trouver plus bas ; elle est cependant moin» plastique , plus fragmentaire , même moins pure , et {^ar conséquent moins réfraclaire que cette argile*
^yS tÊRE. TZéU. TâAL. X A&N 0-Câ AEBON 9tf
Des Marnes, qui sont toujours argileuses et qui ne paroiir sent être que l'argile précédente, mêlée d'un peu de calcaire.
Le Sable, et même quelquefois du grès quarzeux ^ trèi-blanc et tfès-puissant.
Enfin le Ltonite soissonnois dans toutes ses variétés^ dépids le fibreux, qui ressemble à du bois à peine altéré, îusqurais Jayet, dans lequel le bois est devenu noir et très-dense.
Ce terrain renferme des minéraux disséminés.
Le SucctN , dans presque tous les lieux o& on observe ce ^rrain.
Le g;ypse en cristaux limpides et assez volumineux.
La i;tfehstérite , en rognons mamelonnés , à texture compacte , et la webstérite oolithique, dont le nom indique la structure.
Le phosphotitê terreux , brunâtre , en rognons cylindroïdes , mêlé ou accompagné de phosphate de fer (Auteuil).
La céUêtine (stroûtiane sulfatée) , en petits cristaux implantés.
Le quarz hyalin , ' en petits cristaux limpides , tantôt dans le sol et tantôt dans le lignite lui-même.
** Ëiifin, des pyrites, qui semblent être d'autant plus abondantes , que les lits qui les renferment sont plus voisins du fond de la formation ou plus prés de la surface de la craie. Ces pyrites sont quelquefois, mais très-rarement , accompagnées de célestine.
Les débris oi^ganiques qui sy trouvent , appartenant , les uns à des corps marins ,' les autres à des êtres qui ont vécu dans les eaux douces et à la surface de la terre, doivent être présentés dans deux tableaux distincts: le premier renfermera les débris de corps organisés lacustres , fluviatiles ou terrestres; le second, les débris de corps marins qui ne se trouvent ordinairement que dans les couches supérieures.
On remarquera combien les corps marins sont peu nombreux en espèces , en comparaison des animaux et des v^étaux terrestres et lacustres. On remarquera également qu'on n'a encore trouvé dans ce dépôt ni conferves , ni algues.
TEKR. YZlâM* tHAL« II A E NO-C H A AB O N N* I79
Arrivés à Titidication dei exemples que nous devons appointer à ce groupe , il se présente plusieurs difficultés.
1.*^ Il est quelquefois presque impossible, dans l'état actuel de la science y de séparer les gites du terrain marno-cbarbontieux de ceux qtii appartiennent en propre au terrain argilo* sableux.
aJ^ Comme il paroit bien reconnu maintenant qu'on trouve une argile plastique parfaitement caractérisée au-dessous de la craie , et qu'on n'a d'autre moyen pour la distinguer que la supe|^ositlon , il faut , pour placer certaines argiles plastiques au-dessus ou au-dessous de la craie, des renseignemens qui nous manquent souvent ; en sorte qu'on ne peut luiigner :avec - certitude aux exemples suivans, ni Tune ni l'autre de ces deux<po6itions.
Exemples du' groupe MJnNO-cBJuBONNEVX*
Dans le bassin de Paris et non loin de cette ville.
A Marly : <iu sable, ieA coquilles brisées, des iùdices de lignite et de résine fossile. — Bans la plaine de Bagneux , au milieu des couciies de calcaire grossier , avec les Coquilles qui accompagnent ordinairement cette robfae. (C. PluâVôst.) — ■ Les environs de Soissons, dé Reims, d'Épemay, où le ssible, les coquilles flùviatiles et marines , le lignite' pyriteux, le succin, sont très-abondans , taildis que l'argile plasti4ue proprement dite est à peine distincte.
Les dépôts puissans , abondans et multipliés de lignite , accompagné de sable ^ de marne argileuse et de beaucoup de coquilles lacustret , du département de la Drôme , de Piolenc prés 'd^Orange , de Sisteron et Forcalquier , tle Saint- Pàulet près du pont Saint-Esprit, de Voreppes dans le département de l'Isère, et surtout ceux dés environs d'Aix , de Marseille et de Toulon. >
■ I t M» .iiil I
I J'ai cKe^cké i ëublir, dans mon article htctti-it, du Dittiènnaife des 'sciences naturelles, que les ckarbons fossiles des entitons d^Aix 4 <tc. ,
l8o TB1&. TZétl. TBAL. ARGILa»SA»L*
£n Angleterre , ceux de Tile de Sheppey , à remboucbure de la Tamise , si riches en fruits fossiles pyriteux ; et les argiles bleues, mêlées de succin , de Highgate et de Brentford , près Londres P
En Allemagne., fous- les giies puissansde lignites inférieurs aux terrains basaltiques, et notamment ceux du mont Meisaer et de THabichtswald en Hesse , de Tœplitz et de Putcberis, de Carlsbad ; et enfin les marnes argileuses , mêlées de sable et riches en succin*, des rives de la mer Baltique , du c6té de Kœnigsberg* ^