SUR LES TERRAINS TH ALAS SI QUBS. I
jaunes , qui ne le cèdent guère en étendue aux plaques qui désignent les autres terrains. Supposons maintenant la surface de la terre dépouillée de cette écorce , nous verrons les terrains de craie former d'autres plaques qui ne seront guère ni plus nombreuses, ni plus étendues; enlevons encore cette croûte et même plusieurs autres , pour mettre à nu le lias , les terrains conchyliens , même ceux de grès bigarré ou de porphyre : les couleurs qui les indiqueront ne montreront ni des plaques plus grandes , ni des plaques plus étendues. Si nous dénudons la terre jusqu'aux terrains houillers, c'est alors que la formation paroitra encore plus morcelée. Enfin , je ne vois aucune roche, pas même le granité, que l'on puisse regarder avec certitude comme enveloppant sans interruption toute la surface du globe. Mais il est inutile de pousser plus
de Tercëre. En Novembre 1720, elle étoit visible k une distance de sept à huit lieues, et avoît trois lieues de diamètre. En 1^23 elle disparut et s'enfonça à la profondeur de plus de i5o mètres.'
Si les dimensions déjà assez considérables de cette île eussent ét^ plus grandes, si, comme Vile de Sobrina qui a paru dans les mêmes parages en 1811 , elle eût apporté des squelettes de poissons et des roches calcaires; si son séjour bors de la mer, au lieu d'être de trois ans, eikt été long, elle eût pu se couvrir de végétaux, et se peupler d'animaux dont les dépouilles, enveloppées dans les dépôts d'eaux thermales calcarîfères, auroient formé un calcaire lacustre, semblable au nôtre. Ce terrain lacustre, en rentrant dans la mer, eut été recouvert à son tour de produits et de dépôts marins, etc.
Mais j'attache très-peu d'importance à ces phénomènes locaux et modernes, qui diffèrent trop, en cause, intensité, dimension et durée, des grands et généraux phénomènes qui peuvent avoir soulevé tantôt nos continens et tantôt la mer; car, si on admet le premier mode de soulèvement, le second en est une conséquence nécessaire. Il n'est pas probable que le soulèvement des terres se soit arrêté sur les rivages dea mers.
I Mén. de l'Àcsd. roy. d«t te., 172». — Vojags d« Fleuriev.
200 CONSIDéRATIONS THÉORIQUES
loin Targument relatif à retendue '; car je ne crois pas qu'on veuille ni qu'on puisse soutenir que les terrains tertiaires on fhalassiques soient de formations locales, si, prenant cette expression d'après la définition que nous en avons donnée avec le fondateur de l'école géologique , on veut être conséquent dans son application $ mais on traite ces terrains de formation par bassins , et comme nous employons aussi cette même expression pour désigner leur manière d'être à la surface du globe, il faut voir en quoi nous différons de M. Mar« cel de Serres et de quelques autres géologues , dans son application.
1 Un géologue de profession et d'une expérience consommée , qui s'est continuellement et profondément occupé de cette science, dit formellement dans l'estrait critique qu'il a donné de notre onvragd (Mém. de Gôttingue, 1Ô27, cah. io3 et 104^ et Zeitschrift de Léonhard, 1Ô27, n.°* 11 et 12), ^ue maintenant le* terrains de Paris ne peuvent plus être considérés comme formation locale , mais comme appartenant à la série générale des couches de la terre. Cet extrait confirme de la manière la plus flatteuse , et d'après les propres obserçaiions de hauteur, les rapproclicmens que j'ai faits entre les terrains de Paris et ceux de plusieurs autres contrées.
Dans le compte qu'on a rendu de cet extrait (Bull, des sciences nat., par M. de Férussac, 1828, tom. i3, n.^ 266), on a fait dire à l'auteur qu'il considéroit le gypse comme une roche subordonnée au calcaire. M. Hausmann ne me paroit pas avoir voulu exprimer cette idée dans le passage suivant (page 5i5 du Min, Zeitschrift de Lzohhard). Après avoir parlé de la formation d'eau douce, composée de gypse et de mxirne, dans le bassin de Paris, à Aix et au Puj-en-Yélaj, il dit : le gypse manque en Auvergne et à Faucluse (où il n*y a que des terrains d'eau douce sans calcaire grossier). // se confirme que le gypse est là, comme partout, une couche subordonnée et particulière. Il est clair que c'est dans le terrain d'eau douce que ce minéral est une couche subordonnée, et c'est aussi notre opinion : opinion qui n'a aucun rapport avec l'idée de considérer le gjpse de Montmartre comme terrain subordonné au calcaire grossier marin.
SUR LES TERRAINS T H AL A 8SI Q UBfl. 201
On peut donner et on donne, tant en géographie physique qu'en géognosie , le nom de hassin à des étendues qui sont limitées et comme distinguées les unes -des autres par diverses sortes d'élévations du sol : montagnes, plateaux, simples col* Unes.
Lorsque ces sortes d'enceintes sont comme fermées, qu'elles sont partout assez élevées pour que les eaux qui s'y réunissent ne puissent en sortir qu'en surmontant les collines de l'enceinte, elles forment des lacs, c'est-à-dire des amas d'eau douce (c'est le cas le plus ordinaire) , ou des mers analogues à la mer Caspienne (c'est un cas des plus rares). Il seroit trop long et trop étranger à notre sujet d'en exposer la raison. Si, au contraire, les dépressions du sol, grandes en étendue, mais fpibles en profondeur, communiquent toutes entre elles ou avec le grand bassin des mers, ce ne sont plus que de larges vallées aboutissant à des baies; c'est le cas de la plupart des bassins terrestres et des bassins sous-marins dont plusieurs sont indiqués par des caps prolongés l'un vers l'autre, des séries d'îles, etc.
Si on dit que c'est dans de tels bassins que se sont déposés les terrains tertiaires, que leur dép^t a été plus abondant dans la partie moyenne et profonde que sur les coteaux de bordure , que les productions organiques n'ont pas été complètement et précisément les mêmes dans tous ces bassins, qu'elles ont été d'autant plus différentes que ces bassins étoient plus éloignés et placés sous des climats et dans des circonstances plus différentes ; j'admets d'autant plus volontiers ces propositions qu'elles me semblent être une conséquence na« turelle , et de ce que nous observons dans ce qui nous reste du monde ancien , et de ce que nous voyons se faire à la surface du globe et dans le fond des mers dans le monde actuel.
Ainsi • quoique tous les dépôts qui ont eu lieu depuis les temps historiques les plus reculés, appartiennent à la même
302 CONalDl&EATIONS THlâORIQUES
période géologique, il n'y a pas de doute que, même en pre» nant une seule zone , les coquilles qui entrent dans la composition des couches qui pourront se former dans le golfe du Congo , dans la mer Rouge , dans le golfe Persique , dans le golfe du Bengale, dans les mers des Moluques, dans le golfe du Mexique, etc., ne présentent des différences locales; mais ces dépôts auront tous le caractère commun de la période jovienne. Si la mer venoit à s'abaisser , de manière à mettre ces bassins à découvert , leurs bordures porteroient à peine quelques traces des dépôts puissaus de leur fond; elles n*en porteroient uiéme aucun , si cet abaissement étoit ou rapide ou accompagné de grands mouvemens d^eau qui, se faisant toujours plus sentir dans les bas-fonds que dans la profondeur, auroient. balayé tous les terrains foiblement aggrégés qui auroient pu se former sur les collines de bordures.
C'est ainsi que je conçois les bassins tertiaires de Londres, de Paris, des Landes, de la Provence^, de l'Hérault, de la Suisse, de la Bavière, des Apennins , de la Hongrie, et peutêtre même ceux des États de Pensylvanie, de l'Irrawadi dans l'Inde, et tous ceux qui restent à découvrir.
Mais si, au lieu de ces sortes de séparations ou de limites plutôt indiquées que complètes, on veut entourer ces bassins de manière à en faire autant de caspiennes , dans lesquelles les phénomènes et les productions auront été différens, qui se seront trouvées à différentes hauteurs, dans lesquelles les phénomènes géologiques auront eu des durées très -diverses; c'est ce que je puis admettre, parce que je ne vois ni dans la structure et la forme des terrains thalassiques , ni dans la nature actuelle, bien plus semblable à celle des terrains tertiaires qu'à celle des terrains secondaires , aucun fait propre à établir l'existence de ces nombreuses et indépendantes caspiennes.
Telle est donc l'idée que M. Cuvier et moi nous nous faisons de la disposition des terrains' tertiaires par bassin, idée qui s'accorde parfaitement avec la ressemblance générale de leurs
SUR LES TERRAINS T H AL ASSI Q UES. 2o3
roches et de leur structure ^ avec Isl. ressemblance générale dès débris organiques quUls renferment , avec la ressemblance générale de leur position normale et avec les différences spéciales quUls doivent offrir dans ces niémes parties , suivant les positions géographiques et les circonstances dans lesquelles ils se trou voient.. ^
Les terrains tertiaires de Paris ne sont pas entièrement semblables, dans leur structure, dans leurs roches , leurs minéraux et leurs corps organisés fossiles, aux autres, terrains tertiaires; mais, à Texception des. terrains de. granité et des calcaires de transition ^ qui ont offert jusqu^à présent sur tout le globe une ressemblance frappante, je vois dans les terrains de grés bigarré , de calcaire jurassique , de calcaire pénéen, etc., des dissemblances de détail, suivant les contrées où on les a observés, peut - être plus grandes que celles q-ue présentent les terrains tertiaires des points les plus éloignés , et M. Beudant a été frappé de cette étonnante ressemblance entre les terrains tertiaires de Hongrie et ceux du bassin de Paris.
Mais c^est trop insister sur une considération si peu importante et si peu fondée , qui n'a de valeur que quand , négligeant de considérer les terrains dans l'ensemble de leurs caractères ,' on veut retrouver à Montpellier ou à Rome exactement les mêmes roches, les mêmes couches, les mêmes coquilles, etc., qu'aux environs de Paris.
' Ainsi i la présence du terrain palœothérien dans le calcaire moellon. des terrains protéiques de Montpellier ne nous paroit pas encore être une anomalie aux généralités de formation que nous avons cru reconnoître, ni détruire aucune idée reçue , ni ^ter aucune valeur aux caractères zoologiques. Les terrains protéiques, soit sableux, soit calcaires, -comme nous les avons reconnus depuis long-temps, sont postérieurs aux terrains palœothérîens; mais il n'en résulte pas que tous les animaux qui habitoient la surface de la terre à
204 CONSIDERATIONS TH1&0RIQUB8
répoque de la formation des couches de son ëcorce qui en renferment les débris , ne puissent se trouver que dans le bassin de Paris ; leur présence dans celui de Montpellier donne au contraire un caractère de ressemblance de plus aux bassins tertiaires , éloignés les uns des autres et nettement séparés par des chaînes de montagnes. Enfin, on ne voit pas pourquoi toiu ces animaux auroient dû être morts et comme anéanti* au moment de l'invasion marine qui a produit les terrains protéiques. Le fait de Montpellier nous apprend seulement que cette invasion a trouvé, dans cette partie de la France, les mêmes animaux terrestres que dans le bassin de Paris , et que leurs os , au lieu d*avoir été ensevelis dans un gypse lacustre , ont été enveloppés dans un calcaire sous-marin.
Enfin, M. Marcel de Serres et M. Tournai de Narbonne, qui nous ont donné des descriptions détaillées de leurs caiH tons , faites avec le soin , Fexactitude et la sagacité géologique qui doivent les rendre précieuses pour la science , ont cru reconnoître de grandes anomalies entre la nature et Von* gine marine et lacustre des roches qui les composent , et les mêmes circonstances qui ont accompagné la formation de ces roches dans le bassin de Paris. Nous croyons au contraire pouvoir les remercier d'avoir ajouté par leurs utiles travaux, des faits de plus à ceux qui nous ont portés à conclure que les terrains thalassiques étoient composés en grand à peu près de la même manière sur toute TEurope. Le tableau ci-aprèS| en faisant connoitre la structure de ces bassins comparés au nôtre , fournira une preuve suffisante de cette assertion.
SUK I,BS TBKBAINS TD
lERR. THAI.ASSIQ0ES Pt. M. Mucu ai Sniu.
TERfl. THALASSIQUES
TERK. THAIASSIQUES (TÏBTIAIEIS) ia EivjTgu
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On voit avec quelle facîltlé et quel degré désirable de précision on peut rapporter la structure de leurs terrains tertiaires au nAtre. Il ne faut, par exemple, pour celui de Narbonne , que prolonger les bras des accolades de réunion autrement que ne l'a fait M. Tournai. Si l'on porte la com-
206 TERE. YzéM. PéLAGlQUBSé
paraison plus loin , c'est-à-dire jusque dans les Apennins, on y remarqueroit d'autres points de ressemblance ; car il ne faut pas oublier que dans les terrains protéiques des collines subapennines on trouve des débris de mammifères terrestres (des rhincNréros) et marins (des baleines).
Mais, nous le répétons, et nous sommes à cet égard trésflatté de voir M. Catullo professer les mêmes principes que nous et les appuyer de ses observations, ce n^est qu*en grand et dans leurs principaux caractères qu'il faut comparer les terrains. La ressemblance des détails est une circonstance exceptionnelle , plutôt curieuse qu'importante , et dont on ne doit tirer qu'un foiblc avantage , surtout quand il s'agit de comparer des terrains de même formation qui sont très-éloignés géographiquement.
II. ORDRE. TERRAINS YZÉMIENS PÉLAGIQUES' ou TERRAINS DE SEDIMENT MOYENS. •
Leur limite supérieure est déterminée avec assez de précision; ils partent de dessous les terrains de sédiment supérieurs ou delà craie, lorsque cette roche existe, ou de toute autre roche qui lui est inférieure, et s'étendent jusqu'au lias exclusivement.
Ces limites sont fondées, ainsi qu'on va le voir, sur les caractères que l'on regarde comme les plus importans en géologie : les rapports de stratification et les espèces de corps organisés fossiles.
1 Ou de la haute- mer. Yoyez ce qui est dit au sujet de cet dénominations à la note sur les terrains de sédiment supérieurs ou y s émieiu thalassiquet,
2 Terrains secondaires ( en partie), de Uumboldt. — Terrains ammo* néens (en partie), d'Ohalids d'Halloy. — Supermedial-Order (en partie), Phil. et Gouybeare. '— Partie des 6/, 7.* et 8.* ordres de la 3.* classe, Flôtzgebirge de M. BocÉ — Jûngeres Flotzgebirge et une partie au Mittleres Flôtzgebirge , Kefebst.
TE&a. YZlâM. PléLAGIQUBS. 20%
La texture généralement compacte de ces terrains, leur aspect mat et terreux, leur structure si constamment stratifiée , indiquent un mode de formation presque entièrement mécanique ou par voie de sédiment. C'est un des grands groupes de terrains dans lequel il y a le moins de roches et m^me de minéraux cristallisés. Cest par les espèces de corps organisés dont ce terrain renferme les débris fossiles, quUl se distingue essentiellement et même facilement des terrains de sédiment supérieurs , et encore assez bien , quoique d'une mianiére beau* coup moins tranchée, des terrains de sédiment inférieni»; car il renferme un très -grand nombre de, genres qn*on n'a pas encore reconnus dans les terrains supértetirs , tandis qu'il ' ne se distingue des inférieurs que par des espèces ou par quelques genres peu éloignés les uns des autres.
Nous ne devons indiquer , parmi les caractères généraux des terrains yzémieiis pélagiques, que les corps organisés fossiles qui le caractérisent : on aura une énumération plus complète et plus détaillée des corps fossiles qu'ils renferment, en réunissant dans un même tableau ceux que nous désignerons comme propres à chacun des groupes de roches qui composent ce terrain.
Les corps organisés, animaux et végétaux, dont les débris paroissent particuliers a ces terrains et qui peuvent être employés pour le caractériser , appartiennent généralement à des êtres marins; aussi n'y voit -on ni mammifères terrestres ou fluviatiles , ni oiseaux , ni végétaux terrestres , ou du moins ne les voit-on jamais en assez grande quantité et dans une position telle qu'on puisse en conclure que les roches de ces terrains ont fait partie de la surface du sol, ou ont été formées dans des amas d'eau douce. Il n'y a d'exception à cette généralité que le groupe veldien.
C'est donc aux reptiles et aux reptiles sauriens principalement que commence l'énumération des animaux vertébrés qu'on connoit dans les terrains pélagiques; les poissons y sont
;to8 TE&&. YzéM. FlêLAGIQOBS.
rares et mal déterminés. Mais la plupart des corps organisés qu'ils renferment appartiennent aux mollusques. Parmi les plus caractéristiques on y signale d'abord les bélemnites, puis un nombre prodigieux d'ammonites et d'autres céphalopodes, de térébratules , de trigonies; parmi les échinites, les ananchites paroissent être le genre caractéristique , et parmi les zoophytcs, les marsupites. 11 y a peu de végétaux, et ce sont en général des fucoides.
Ces terrains sont essentiellement stratifiés; leurs couches et assises sont souvent nombreuses et peu puissantes « plus souvent inclinées qu'horizontales , souvent même trés-ondulées ou même pliées : leur stratification est presque toujours contrastante avec celle des couches du terrain de sédiment supérieur et même avec celle du lias , et c'est , comme on l'a dit plus haut, un des motifs de séparation de ce terrain d'avec celui dont le lias fait partie.
Les terrains pélagiques forment des montagnes très-élevées, à dos arrondi , à pentes roides ; mais presque toujours beaucoup plus roides d'un côté que de l'autre.
Ils présentent les plateaux, les collines, et surtout les terrasses les mieux caractérisées et le& plus étendues.
Ils donnent naissance à des cours d'eau nombreux et déjà tris-abondans à leurs sources. Le plus haut niveau de ces terrains peut être porté à environ 1800 mètres au-dessus de l'Océan. C'est une formation très-répandue, beaucoup plus distincte cependant en Europe, en Asie et dans quelques parties de l'Afrique que dans le nouveau continent : elle n'est pas précisément enveloppante, mais elle couvre quelquefois sans interruption de grandes étendues de pays.
La nature des roches dominantes dans ces terrains est le calcaire et la marne argileuse; il y a peu de roches siliceuses, soit à l'état de silex , soit à l'état de grès.
Le terrain pélagique est aussi très-pauvre en minerais métalliques, et encore ces minerais ne s'y présentent jamais en
TEa&* YZ^M. FÉLAG. CA^TAG^a* 209
filonf^ veines ou amas : ils y sont ou disséminés, ou en nodules , ou en lits subordonnés.
Le fer est le seul métal qui s'y trouve abondamment à Fétat ^e fer hydroxîdé , soit compacte , soit concrétionné , soit oolitbique.
* ' On y a trouvé quelques amas ou lits de combustibles charfionneux , mais ils y sont rares et pourvus de caractères minéralogiques et géologiques bien différens de ceux que prétente la houille filicifère.
Les accidens géologiques les plus remarquables^, et ceux, qui paroissent comme plus particuliers à ces terrains qu'à aucun autre,. ce sont les cavernes profondes, étendues, sinueuses, qu*ik présentent en grand nombre dans tous les lieux où on les a observés. Ces cavernes ou cavités souterraines se dirigent dans tous les sens , depuis l'horizontal jusqu'au vertical.
Les dépressions, fissures et fentes, qui ne sont pour ainsi dire que des modifications du phénomène des cavernes, soût également très-nombreuses dans ces terrains , et elles sont souvent remplies de roches élastiques, de brèches osseuses et de minerai de fer pisolithique , bien différent du fer oolithiquef interposé dans les couches mêmes de ce terrain.
Les roches qui composent cet ordre de terrains sont peu variées : elles peuvent être réunies en quatre groupes principaux , dont on va faire connoître les caractères particuliers et les parties composantes.
1/» Gr. TERRAINS PÉLAGIQUES CRÉTACÉS.*
Les roches que nous réunissons sous ce titre, sont essentiellement calcaires. Cette espèce minérale y est dominante , quelquefois même assez pure , et lorsque la silice , sous foirse
1 Craie. — ^'Terrains de craie de la série calcaire, de BonifiAD. — * Weisser Jurakalk , HAVtvARif. — Scaglia des Italiens.
210 TERB. YZ^M. PÉLAG. CtiÉTACiê»
de sable, s'y introduit en quantité notable, ce groupe passe au suivant et y passe par des nuances insensibles.
Il est complètement de formation sédimenteuse; il n*offre presque rien de cristallin ; cependant la finesse de ses parties et Thomogénéité de sa texture pourroient faire présumer que la craie est due à un précipité chimique. Sa stratification est quelquefois peu caractérisée; il se présente alors comme une masse puissante, divisée par des fissures assez nombreuses, qui, en s'écartant plus ou moins de la verticale, se joignent et séparent cette masse en grandes parties presque pyramidales et îrrégulières. Mais si des fissures de stratification horizontales et parallèles nMndiqucnt pas d'une manière claire un dépôt opéré successivement , les silex qui se montrent dans ces masses en lits nombreux et parallèles, ne laissent aucun doute sur ce mode de formation.
Les terrains crétacés se présentent en général sous la forme de plateaux à bords verticaux ou de monticules arrondis peu élevés, à pentes roides; ils couvrent souvent une très-grande étendue de pays et ne renferment ordinairement ni cavernes, ni cours d'eau , mais des fentes ouvertes assez larges ; on n'y rencontre guère en minerai que des pyrites.
C'est surtout par les pétrifications que ce groupe se distingue du suivant. Les corps organisés fossiles ne s'y trouvent pas également répandus; quelques-uns appartiennent plus spécialement à certaines roches de ce groupe qu'à d'autres.
1. Craie blanche '• C'est la plus pure, la plus blanche, et celle dont la stratification est la moins distincte ; elle renferme :
Des Silex pyromaques en nodules à contours arrondis, disposés en lits parallèles , mais interrompus ;
Des PybiteS} en petits nodules cristallisés, disséminés dans la masse ;
1 Upper'Chalk, de la BàcHZ. — Erdigê Kreide j ▲. Bovi,
TBRR. TZéM. PÉLAG. CaéTAClâs* 211
La CéLESTiNB (stroDtiane sulfatée), en cristaux implantés ou dans les fissures du silex pyromaque ou même sur les parois de celles de la craie (Meudon).
2. Craie TUF AU'. Craie grise ou craie moyenne grise ^ salïleuse, micacée et friable , renfermant , en nodules soit épars , soit disposés en lits interrompus :
Des Silex cornés. '
Du Macigno crayeux^, roche plus ou moins solide , résultant d'un mélange de sable, de craie et de mica. Il se trouve en quantité très-variable dans presque tous les terrains de craie tufau , mais notamment à Ryegate en Surrey ; à Bonne-Fon* taine , près Laflèche, dans le département de la Sarthe.
3. Glaugonie crayeuse^ , à pâte de craie blanche ou grise , renfermant une multitude de grains verts de silicate de fer^ ou fer chloriteux granulaire;
Des silex cornés , en lits subordonnés et interrompus ;
Du phosphate de fer et de chaux y mêlé de pyrites, en no* dules disséminés.
Il paroît qu'on rencontre quelquefois au milieu dé ce groupe une couche subordonnée de marne argileuse^, riche en pétrifications, dont les espèces sont communes à la craie tufau et à la glauconie sableuse. Le gtte de Folkstone , près Douvres y appartient à ce dépôt subordonné. L'énumération des coquilles caractéristiques de ce lit sera comprise dans celle des corps organisés fossiles des glauconies.
1 Mergelige oder grobe Kreide j A. Boui. — Greychalk. •— Chalh Marie» — Malm,
2 Chert.
3 Firestone des Anglois.
4 Faisant partie tantât du grejrchalk des Anglois, tantôt du greeti' sand.'-^Tourtia* — Chloritische Kreide^ Bodk. — Planerkalk. — Upper green-sand , Coutb,
5 On la nomme gault ou galt dans les environs d« Cambridge, et les géologues anglois lui ont conservé ce nom.
112 TE&B* YZéM. rélAG. CïïAtACÛS»
Les corps organisés fossiles de ce groupe de terrain, quoi** que moios nombreux que ceux des terrains supérieurs, sont encore trés-multipliés. Les genres, et surtout les espèces, différent considérablement des précédens et encore plus des corps qui vivent actuellement à la surface du globe. Nous donnons au tableau n.° 8 l'énumération d^un grand nombre d'entre eux , pris parmi les plus communs et les plus caractéristiques.
Exemples du groupe crétacé*
Les exemples de ce groupe sont tellement nombreux , que nous devons nous contenter d'indiquer les suivans, comme lui appartenant avec plus de certitude qu'aucun autre.
En France. Dans le bassin de Paris, et auprès de cette ville , à Meudon , Bougival , et sur seA limites en allant du sud à Touest par Test et le nord , Montereau , Compîègne , Gisors, Mantes, Laroche - Guy on , etc.; une partie des départemens du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Oise, de l'Aine et de la Seine inférieure ; dans le Calvados, Honfleur et Pont-TÉvéque ; dans l'Orne , Lisieux et l'Aigle; dans l'Eure -et- Loire, Loir-et-Cher, le Loiret , Indre-et- Loire, et dans l'Indre, près du Blanc; dans l'Yonne, aux environs de Joigny, et dans la Dordogne, aux environs de Pérîgueux. Dans ce dernier lieu on ne voit presque que de la craie tufau.
En Angleterre, principalement sur les côtes de Susses, les comtés de Norfolk, d'HerdforX, etc.
L'île de Mœns; les environs de Faxoë, en Séelande; la Scanie; les environs de Grodno, en Lithuanie, et de Knemeniec, en Volhynie, etc.
Les autres pays et lieux que l'on cite souvent comme formés de craie, me semblent appartenir plutôt au groupe suivant.
TERR. YZéM. PéLAC ARl^NACés* 2l3
a.* Gr. TÈRR. PÉLAC. ARÉNACÉS. '
Les roches qui composent ce groupe sont assez généralement disposées dans Tordre que présente la liste insérée au tableau général. Néanmoins il ^ a, suivant les lieux, une gr^mde variation dans la présence, la nature, la prédominance, et même dans la succession de détail de ces roches.
Les limites de ce groupe , tant supérieures qu'inférieures^ sont vagues, et il n'est bien caractérisé que par ses roches moyennes et ses pétrifications.
Ce terrain est presque entièrement de formation mécanique : il est même composé de parties grossières ; cependant on reconnoit encore dans ses pétrifications siliceuses et dans quelques géodes quarzeuses des indices de l'action chimique*
La stratification y est souvent peu sensible et ne se mani* feste que par les nodules de silex et l'alternance des roches différentes ou des parties plus dures q[ui le composent. (Biaritz, près Bayonne.)
Il est rarement superficiel, et par conséquent n'imprime aucune forme caractéristique aux pays qui le renferment. Cependant, à raison de sa texture grossière, de sa friabilité» de sa désagrégation facile, ce terrain ne forme jamais ces escarpemens à pic ou à falaises ^ qui sont propres au groupe précédent.
1. Glauconie sableuse. Elle est riche ea pyrites j mais pauvre en toute autre espèce de minerai. Ces pyrites et les autres minéraux qui s'y trouvent, y sont disséminés en parties ou Boyaux épars. Le fer phosphaté s^ présente en noyaux avel-
I Inferiar green-sand^ — Grùner Sandstein j^ A. BouÉ, qui y rapporte' le bunter uilpensandstein de Uttiucer et une partie du Quûdersundsteiû ^es Allemands* — Grès et sables verts et ferrugineux, grès secondaire à lignite, de Huhboldt. —Encore le tourtial des anTiront de /VaLenciennes.
2l4 TEHH. YZÉM. FÉLAG. Aa^NACés.
laires ou ovulaires verdâtres, mêlés de phosphorite et de pyrite. (Wissant en Picardie i côtes de Calais, de Douvres, etc.)
Elle renferme, ou dans sa masse même, ou dans ses parties inij|rieures, des dépôts de combustible charbonneux, qui appartiennent aux lignites.
Comme c'est dans Tile d'Aix, département de la Charente, que ce dépôt est le mieux caractérisé, nous Tavons désigné par le nom de lignite de Vile d^Aix '. lia moins de puissance, d'étendue, de continuité, que le lignite suisse et que le lignite soissonnois ou des argiles plastiques ; tous les débris organiques qui raccompagnent sont marins. On y trouve aussi une matière résineuse , analogue au succin ; mais elle est moins dure , moins transparente, rarement d'un beau jaune, quelquefois brune» ne renfermant point ou presque point d'acide succinique.
2. Argile veldibnne*. Entre cette partie plus calcaire que sablonneuse du groupe arénacé et le sable ferrugineux on a remarqué, d'abord en Angleterre, une roche ou dépôt argileux, très -puissant, dont la position précise a été le sujet de grandes discussions entre les géologues anglais : c'est l'argile qu'ils ont nommée PVeaid clay, du nom du canton, qu'elle forme dans les provinces de Sussex et de Kent. Il paroit qu'on trouve des analogues de cette argile sur le continent , ce qui indique que ce n'est pas un dépôt purement accidentel et local.
Cette roche est souvent une véritable argile et non une marne : elle ne fait point effervescence , du moins dans les parties qui ne sont point mêlées de débris de coquilles; elle est infusible au feu de porcelaine. Elle a donc les mêmes caractères que l'argile plastique supérieure à la craie, et sert aux mêmes usages.
I Yojez Tarticle Lighitb, dans le Diciionnaire des scienc. natnr. 9 Weuld clajr, — ffastings-sand , etc., des gëologaes angloia.
TE&a* Y2éM. P^LAG. ARlâNACjâs. 2lS
Nous devons cependant la désigner par un nom géologique différent , pour indiquer sa position , et conservant celui que lui ont donné les géologues anglois des lieux où ils Tont ob* servée, nous la nommerons argile plastique veldienne^ ou plus brièvement argile veldienne , d'autant plus que nous ne sommes pas sûr que toutes soient plastiques, c'est-à-dire non cal* caires et infusibles.
One circons^nce fort remarquable et sur laquelle il ne paroît plus possible d'élever de doutes, c'est que ce dépôt argileux ne renferme que des débris organiques d'eau douce- Dans le département de l'Oise, à l'ouest- nord -ouest de Beauvais , cette argile est brunâtre , bitumineuse , avec des empreintes de végétaux qu'on a pris pour des fougères analogues à celles du terrain houiller , mais qui ont été reconnus pour appartenir à un genre différent , nommé Pecopteris, M« Mantell décrit l'espèce sous le nom de Pecopteris reticulata. Dans ce même département de la Normandie on pourroit rapporter à l'argile veldienne , l'argile plastique deSaveignies, et dans le département de la Seine-inférieure, celle de Forge.'
3. Sable ferrugineux. Ce groupe arénacé, dans ses parties inférieures, est presque entièrement sablonneux; ensuite il devient très -ferrugineux et enveloppe même de nombreux nodules, souvent cloisonnés, de minéral de fer limoneux.
On place aussi dans ce groupe , et vers ses parties inférieures, un grès Qilgate beds) qui ne renferme en Angleterre que des débris d'animaux lacustres et un dépôt de silice pulvérulente , jaunâtre et brunâtre , qu'on désigne sous le nom de Iripoli. Il renferme quelquefois un peu de calcaire et des noyaux de silex corné. On donne pour exemple de cette
1 Nous plaçons ces argiles au>dessous de la craie, d'après ropinîon de M. d'Omalius d'Halloy et les obtenrations de MM. Passj, Jules Desnoyeips, etc.
2ï6 TERR. TZÉM. TÈLkCp AR^NACés*
roche dans le terrain arénacë, Amberg en Bavière, et le Teutobupgep- Wald.
lut^ matières minérales qui composent ce groupe sont donc essentiellement de la glauconie sableuse, du sable quarzeux , de Targile, du bois fossile charbonneux , et du fer hydroxidë. Ces deux dernières circonstances contribuent à 6ter à cette craie inférieure la couleur blanche ou blanchâtre qui appartient ordinairement à la supérieure , et à lui donner une couleur grisâtre , jaunâtre , ferrugineuse , verdâtre , vert sombre et même noire, (Biaritz, près Bayonne; Folkstone; Réthel, dans les Ardennes; la montagne des Fis, en Savoie, etc.)
On y cite aussi dé la barytine.
On peut placer dans ce groupe, et principalement dans le voisinage des couches de sable ferrugineux , la plupart des gttes d'ocre que Ton connoit, tant en France qu'en Angleterre, aux environs d*Oxford, et aussi , suivant les géologues anglois, l'argile smeclique ou terre à foulon, qu'on exploite a Woburn dans le Bedfordshire , et à Nutfield près de Ryegate en Surrey.
4* Calcaire lumachelle forbeckien. Cette quatrième roche du sous*groupe veldien est un calcaire compacte susceptible de poli, et rempli de coquilles univalves qui ont la plus grande ressemblance avec le paludina vivipara. Ce marbre, observé d*abord dans l'Ile de Purbeck, ofTroit une roche calcaire lacustre qui étoit comme isolée; mais de nouvelles ob« servations ont fait disparoître cette anomalie , en montrant que ce piarbre étoit le même que celui de Sussex. M. de la Bêche , en l'y réunissant dans la seconde édition de son Tableau géologique, a éclairci une observation que M. Conybeare regardoit dans le temps comme incomplète*
Kous avons dit que c'étoit par ses corps organisés fossiles ^ue ce groupe de roche se distinguoit essentiellement des
autres. Nous donnons (tableau n.* 9) rénumération de ses fossiles caractéristiques.
On auroît pu préciser davantage cette liste , en la subdi* visant, pour en appliquer les différentes parties aux roche» auxquelles elles sont plus particulièrement propres; màis^ outre que de tels détails «e sont pa^ de nature à entrer dans cet article , il seroit possible qu'une telle subdivision fût plus spécieuse qu'elcatte ; car il n'y a pas de doute que plusietjrs espèces se trouvent dans des terrains différens , ce dont on s^assurera aisément, en comparant cette liste avec celle des corps organisés fossiles de la craie blanche.
Cependant la considération du dépôt argileux et calcaire qui sy trouve comme intercalé, et qui renferme presque uniquement des débris de corps organisés lacustres, nous engagera à présenter séparément la liste des animaux et des végétaux qui se rapportent à ce sous-groupe , dont Targile veldienne , le sable ferrugineux et le calcaire lumachelle pur-
leckien sont les roches principales. ' ,
Exemples du groupe jrènjcè*
Les mêmes lieux présentent souventla craie blanche , réunie avec le terrain arénacé. Nous allons chercher à choisir pour exemple ceux dans lesquels ce dernier terrain est dominant.
En France. Le terrain crétacé de File d'Aix et de Tembouchure de la Charente. 11 commence à la glauconie. On y voit, comme appartenant au groupe arénacé , le sable ferrugineux ; — la glauconie sableuse, qui paroît alterner avec lui et
1 Yojez au sujet de ce sous^groupe remarquable et des terrains qui le composent, ce qu'en ont écrit MM. Webster, Fittdk, db Là Bèghe, et dernièrement M. Gid. Maktkll, dans son ouvrage intitulé : lilustr. ofthe geology of Sussex', i vol. in-4.*, 1827. — M. P. J. Mabtih, Geolog. mem, on a part of West - Sussex j etc., 1 vol. in-4.'*, 1828. — M. MuBCHisoif, Essai gëol. sur Textrém. N. O- du Sussex, Trans. de la soc* géol» J 2* sén, vol. 2, p. 97.
2l8 TEHR. YziM* pélAG. AKÛttACÛS»
même lui être quelquefois inférieur ; — la marne veldienne avec ses nodules de succîn résineux et ses morceaux de lignite, nkêlés de bois silicifié, dont les cavités, autrefois percées par des larves , sont remplies d*agates* La silice a eu dans le terrain arénacé de ce lieu une très-grande influence, car presque tous les corps organisés fossiles sont changés en silex ou en agate j tels sont parmi les zoophytes : des turbinolies, des astrées , des madrépores ; parmi les coquilles : les dicé* rates P ou caprines {caprina adversa, d'Orbigny); les ostrea pectinata^ les pecten quinquecostatus ; on y 3^oit même des nodules de silice, à rayons divergens, qui ont la forme de pyrites sphéroïdales radiées.
Prés de Valenciennes et de Mons, immédiatement au-dessus des terrains houillers : c^est la roche nommée tourtia^ qui est la glauconie crayeuse , très-bien caractérisée,
Auversmesnil, vallée de Saint- Germain, département de rOrne; les environs du Blanc et du Blizon, dans le département de rindre; Réthel, dans les Ardennes; le cap de la HèvCy prés du Havre; Dives, prés Caen ; la c6te de Biaritz, prés Bayonne; la Perte du Rhône, près Bellegarde.
En Angleterre. Folkstone, dans le Kent; Brighton, en Sussex, où se trouve le groupe arénacé proprement dit et le sous-groupe veldien , etc.
Dans les Alpes de Savoie. La chaîne du Buet, comprenant les montagnes des Fis, de Sales, etc. * La glauconie est portée
1 Mais point la montagne des Diablerets, près Bex. Je ne pente pat qu'où puisse rapporter la couche coquillière de cette roontagne k la craie, ainsi que M. Keferttein Ta proposé ; mais bien au calcaire grossier.
M. Boue admet le même rapprochement: il attribue aussi k ce groupe du terrain crétacé, le lignite d'Entreverne, en Savoie. Je ne connois aucun fait qui puisse établir avec évidence cette réunion , tandis que les coquilles qui sont lacustres et non marines , semblent indiquer que ce lignite est de même époque que le lignite toistonaois ou plutôt que le lignite suisse.
TBRilt YZàii. FÉLAG. ÉPI O LlT^IQUES* 219
ici à une élévatioD remarquable vers le sommet des Alpes : elle est compacte et noire. *
En Allemagne. Les roches escarpées dîtes Teu/eUmauer j Regenstein, dans le Hars, près d^Halberstadt , Quedlinburg, Goslar, etc. En Westphalie, prés Paderborn , Unna, Dortmund, etc.; en Bavière, les environs d^Amberg; ici le groupe, arénacé se confond avec le calcaire jurassique par ses coquilles, toutes siliceuses. Près Brunn, en Moravie, etc.
Les environs de Moscou présentent la même ammonite et plusieurs des coquilles qu'on coilnoit à Folkstoue et à Réthel.