‹ Tableau des terrains qui composent l'écorce du globeChapitre 88 sur 126 · TBAlAINa VULCANIQU.Ef · texte numérisé non relu

TBAlAINa VULCANIQU.Ef

ix: CLASSE. TERRAINS VULCANIQUES ou DE FUSION.

On est conduit par des nuances insensibles à ces demien terrains , dont certaines roches sont cependant si bien con* nues, si clairement caractérisées comme produites par Factimi du feu, que personne ne révoque en doute leur origine ignée. Mais il y a dans les terrains précédèns des roches qui ressemblent tant à certains basanites et stigmifes des terrains vulcaniques , qu*on ne sait où tirer la limite entre les groupes de cette classe et ceux de la précédente. Nous ayons éprouré cette hésitation dès le commencement de ces tableaux , et elle se présente avec plus de force encore dans cette dernière classe.

Les terrains pyrogènes volcaniques ont pour caractère pré» cis et tranché d'être encore en formation. Les vuleaniques n'en diffèrent, dans bien des cas, que parce qu'ils ont cessé d'être en action depuis le commencement de la période jovienne. C'est, comme dans presque toutes les limites géologiques, un caractère chronologique qui les sépare.

Ainsi les terrains vuleaniques ont pour premier caractère de partager le repos actuel de tous les produits de la période saturnienne. Ils ne sont recouverts par aucune roche solide) tout au plus le sont-ils par quelques parties de terrains clysmiens. Dans un assez grand nombre de positions, leur forme, leur surface, semblent aussi intactes, aussi fraîches, que s'ils venoient de sortir du sein de la terre.

Leur séparation des terrains volcaniques , et par conséquent la place de deux terrains si semblables en tout dans deux périodes différentes , n'est fondée quesur la présomption de leur extinction ou de la fin de leur action au commencement de la période jovienne.

Mais on conviendra que ce caractère est non-seulement pea

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tranche , mais encore très-incertain. L^extîhction ahtéhistorique des volcans de TAuvergne , de la Bohème, etc., ne paroit pas douteuse ; mais n'y a-t-il pas aussi des volcans actuels qui ont été long-temps dans un état complet de repos (le Vésuve avatit Tan 79) ? d'autres terrains, qui ont montré pendant quelque temps des phénomènes volcaniques les plus prononcée , et qui n'ont plus donné depuis long-teinps aucun signe d'activité (Monte-Nuovo, Santorin, etc.)

11 faut donc d*au très caractères pour distinguer les terrains vulcanjques des terrains pyrogènes volcaniques. Il n'y en a pas de précis, mais la réunion de beaucoup de probabilités équivaux presque à une certitude.

Ainsi les terrains pyrogènes sans activité , connus depuis les temps historiques et qui. sont placés au milieu des terres, appartiennent en général aux terrains vulcaniques. Ceux-ci ne recouvrent jamais aucun des terrains alluviens.

Enfin , et c'est ici que sont les plus notables caractères différentiels, caractères qui su iliroient seuls pour les distinguer, s'ils se présentoient. toujours , on trouve dans les terrains vulcaniques un certain nombre de roches qu'on n'a pas encore vues dans les terrains volcaniques actuels.

■ Ainsi tout le groupe trappéen est dans ce cas; et dans le groupe lavique il est encore quelques roches qui caractérisent ces anciens terrains pyrogènes.

■ Le tableau détaillé des terrains pyrogènes vulcaniques et volcaniques, c'e^t-à-dire tant anciens qu'actuels, seroit tellement étendu qu'il ne peut pas faire partie de ce tableau sommaire des terrains. Je dois donc me contenter, pour compléter celui-ci , de donner les caractères des deux groupes qui composent les terrains vulcaniques, sans entrer dans aucun détail sur chacun d'eux. On trouvera plusieurs de ces détails À l'article Volcans du Dictionnaire des sciences natu relies.

La position des terrains vulcaniques est assez remarquable.

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Malgré leur ancienneté, malgré. leurs caractères mi nëralogW ques d'origine si complètement chimique en comparaison dé la texture grossière , et même d'agrégation n généralement dominante dans les terrains thalassiques , il paroît que Fépan* ckement des terrains vulcaoiques a été postérieur à la for* nation de tous les groupes de ce terrain. Le dernier de cet groupes , répiljmniquf y est encore inférieur, non-seulement au groupe lavique des terrains volcaniques , mais même anr dernières productions du groupe trappéen.

liCs trappites , dolérites , les spilites même, qu'on trouve interposées au milieu, des roeh^ de termins beaucoup plni anciens, n'infirment pas cette règle; car n'oublions pas que les terrains massifs ou typhonièns ne sont pas le produit d'an précipité chimique on d'un dépôt mécanique qui a eu lien dans une masse de fluide : ils viennent du bas en haut; ils ont dû ouvrir toutes les couches de la terre qui recouvrent leur source on leur foyer, pour gagner la surface du globe, et, dans ce passage, ils ont pu ou demeurer sous des couehes qu'ils n'ont pas eu la puissance d'ouvrir et de traverser, ou s'infiltrer entre des assises de ces' couches. Quand on s pu voir les coupes des terrains où se sont passés ces singufien phénomènes ■ , on a reconnu les preuves matérielles de ces intercalations ) qu'une théorie sage pouvoltporter à admettre, mais qui sont établies maintenant d'nne manière bien plvs solide, puisque la nature même nous les a montrées arec tant d'évidence dans des circonstances qui ne paroissent^lus au«i rares depuis qu'on a su 'les observer et les évaluer.

1 MM. Naainann et Reilaa en ont présenté «n grand nombre pev la Norwëge, et M. Macculloch pour dÎTenes partie* de l'Ecoeae. Il en est un surtout k Stirlingcastie, dont cet illustre géologue a donné b figure (Transact. géol.^ tom. 2 , pi. ta et i3 ), qui offre, de la manière la plus ëvidcnte, un exemple du soulèvement et de rintromission dont je parle. '

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