Antiquités de Paris, i. III, p
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pour lui ces attentious et ces prévenances dont les premiers sujets ont toujours été si jaloux, elle se comporta de telle sorte qu’au bout de huit ans seulement, aigri d’ailleurs, à ce qu’il parait, par des chagrins intimes, il quitta le théâtre pour se retirer à Melun, où il se mit à professer gravement la science dont il avait fait métier de se moquer jusque-là : détermination étrange qu’on prendrait volontiers pour une nouvelle raillerie, à moins que ce ne fût une réparation. On voit, en effet, d’après une Apologie de Guillot- Gorju ‘, écrite parlui, ou du moins pour lui, que tout en bafouant la médecine sous son costume de farceur, il gardait pour elle un certain respect, et même la vague intention d’y revenir quelque jour.
Mais son nouveau genre de vie ne larda pas à l’ennuyer si fort qu’il retourna à Paris. 11 se logea rue Montorgueil , tout près de l’Hôtel de Bourgogne , comme pour se ragaillardir par la vue de l’ancien théâtre de sa gloire. Malheureusement, ce voisinage ne l’empêcha pas de mourir peu de temps après, en 1648, à peine âgé de cinquante ans*. Avec lui s’éteignit cette illustre dynastie de farceurs dont la trace est restée si vivante dans la première moitié du xvii* siècle, et dont tous les membres furent enterrés dans l’église Saint-Sauveur, leur Saint-Denis.