‹ Tableau du vieux ParisChapitre 122 sur 138 · Hi*t. du boulevard du Temple, par Th. Faucheur, p · texte numérisé non relu

Hi*t. du boulevard du Temple, par Th. Faucheur, p

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à ce que nous ont assuré quelques amateurs qui s’en souviennent encore, Bobèche trônait à la porte de l’ancien théâtre des Délassements-Comiques, qui, au milieu de ses innombrables péripéties, avait souvent changé d’étiquette D’ailleurs, il lui arrivait d’aller en représentation devant diverses salles du boulevard, qui rengageaient pour leurs parades *.

Galimafrée était grand, un pou maigre, avec la figure longue et le rire bête. Il avait pour spécialité non-seulement la niaiserie, qui constitue essentiellement le pitre, mais la balourdise. La foule se plaisait à ses jeux de mots biscornus, à sou langage populacier, à son patois normand, et à son esprit de rbiuocérosen goguette. Tantôt réjoui, bruyant, gros rieur, peuple des pieds à la tête, tantôt d’une suffisance naïve et pompeuse, qui faisait de lui le plus majestueux des Cassandres, c’était l’antithèse vivante de Bobèche, ce pitre distingué que les littérateurs de l'Empire allaient entendre, et que Monvel ne dédaigna pas de féliciter, en lui donnant des conseils. Galimafrée se retira le premier pour se faire garçon machiniste à rOpéra-Comique. Il vivait encore il y a quel-

1. Les Délassements-Comiques étaient voisins du Cirque ou Théâtre national. Ils tenaient la place intermédiaire entre le Cirque et le Café des artistes, a l'endroit qui était occupé par une grille avant les dernières démolitions. C'est là quejouait Bobèche, et non devant le Petit-Lazari, comme beaucoup l'ont cru et imprimé.

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