Petite chronique de Paris, 28 oct. 1816, p
LES PAIUÜES.
Une fois il ne revint pas r ses amis et ses admirateurs, inquiets, apprirent, en s'informant, que, mordu au cœur par l’ambition directoriale, il s’était placé à la tête d’un petit spectacle de Rouen. Bobèche était devenu fonctionnaire! Depuis cette abdication coupable on n’a plus entendu parer de lui
Bobèche et Galimafrée ontsouvent été mis en scène de leur vivant, et célébrés dans des parades qu’ils jouaient peut-être quelquefois eux-mêmes. Dès 1814, on trouve Galimafrée en belle humeur, vaudeville rustique, par J. Guignon ; la Résurrection de Bobèche, parade héroï-lamento-comique, du même; Monsieur Bobèche, ou les Parades du faubourg du Temple, farce deCadot. On a publié en 1835 les Grandes Parades de Bobèche, et quelque temps auparavant avait paru le Nouveau théâtre des boulevards, collection choisie de canevas, scènes et parades nouvelles, jouées en plein vent par les sieurs Bobèche, Galimafré, Gringalet, Faribole et autres célèbres farceurs de la capitale, — dédié aux amateurs, par C. 0. D. L’ouvrage est sans date, et il contient quatre parties, souvent réunies en un volume *.
M. C. 0. D. était sans doute un auditeur assidu des parades du boulevard du Temple, qui aura voulu faire partager à ses contemporains et à la postérité
1. Brazier, Chronique des petits théitres, p. 305-507. — J. Janin, Histoire de la littérature dramatique, t. II, p. 245.