‹ Tableau du vieux ParisChapitre 2 sur 138 · Chéruel, Dictionn. des instil., art. Boucher · texte numérisé non relu

Chéruel, Dictionn. des instil., art. Boucher

2. Voir les statuts et ordonnances de la confrérie des frères et sœurs de Saint-Denis (Bibl. imp., mss., fonds Saint-Germain, I486}, pour l'importance qu’on attachait à ces festins annuels, et le soin qu’on prenait de les régler dans leurs moindre.^ détails.

ET LES CONFRÉRIES

dîner à tous les confrères, mais encore dissipait en ■' fréquents banquets les richesses amassées jusque-là par la communauté dans un tout autre but, et avait mérité d’être surnommée par la voix populaire : la Confrérie aux goulus*. Les magistrats et l’autorité ecclésiastique durent intervenir plusieurs fois contre des abus analogues. En 1498, le Parlement avait interdit aux corporations toutes assemblées et banquets, et en 1539, François I", non content de renouveler cette défense, voulut encore, dans l’édit de Villers-Cotlerets, abolir absolument • toutes confrairies * de gens de métier et artisans par tout le royaume;» mais il ne réussit qu’à les troubler un moment, et dut bientôt tolérer ce qu’il ne pouvait détruire.

Il est juste de rapporter, comme contraste, le touchant usage de la corporation des orfèvres, où ceux qui tour à tour ouvraient leur boutique le jour de Vaposlèle * (sauf quand cette fête tombait un samedi) et le dimanche, mettaient dans la boite de la confrérie les gains qu’ils faisaient ces jours-là, pour consacrer la somme entière à donner à Pâques un dîner extraordinaire aux pauvres de l’Hôtel-Dieu*;

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