‹ Tableau du vieux ParisChapitre 30 sur 138 · Sauvai, 1. VIII, p · texte numérisé non relu

Sauvai, 1. VIII, p

3. V. en particulier divers arrêts du Parlement ( 1528, 23 janvier 1537, 5 janvier 1561, etc.). Les jewa: furent plusieurs fois interdits « à cause de l’indisposition du temps et péril des maladies..., considérée la cherté du temps, » ou simplement « pour certaines considérations à cela mouvant. » (Desmaze, le Châtelet de Paris, 1862, in-8’, p. 393 etsuiv.)-Il arriva aussi que les clercs demandèrent eux-mêmes d’en être exemptés, notamment en 1589, « vu la calamité du temps. » — Il est à remarquer que les représentations de la Basoche étaient vues d’un œil plus favorable et mieux protégées par l'autorité royale que par le Parlement.

DE LA BASOCHE

multipliés du Parlement, indiquent assez qu’elle ne 1 enfermait pas dans une enceinte étroite la verve caustique de ses alellanes. Il est probable même qu’elle la répandait en dehors de ses représentations proprement dites, et promenait par les carrefours la licencieuse bouffonnerie de ses hardis sarcasmes. Les montres et cris' étaient une occasion toute naturelle pour ces abus ; les basoebiens en profitaient assurément sans scrupule, et savaient, par le moyen des masques, des costumes et des emblèmes, aidés au besoin d’une mimique audacieuse, livrer leurs victimes à la risée des places publiques. La manière dont ce drôle de Pierre Faifeu, — un type populaire au moyen âge, une sorte de Tuel Ulesinègle français, dont le poète Bourdigné a écrit la peu édifiante histoire à l’usage des joyeux happe-lopins de son espèce, — joua un boulanger de la ville dans un tombereau qu’il fit charyer par les rues*, lorsqu’il faisait partie de la Basoche d’Angers, peut servir à nous renseigner par induction sur les usages de la Basoche de Paris, très-friande, elle aussi, d’à-propos et d’actualités. D’ailleurs, par un autre arrêté du Parlement, en date du samedi 20 mai 153G, il est prouvé aulhen-

1. Avant leurs représentations, les Sociétés dramatiques du moyen âge et de la renaissance faisaient dans les rues une exhibition des acteurs qui devaient jouer dans la pièce, revêtus de leurs costumes ; c'était la montre. On y joignait une annonce verbale, qui s’appelait le cri,

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