‹ Tableau du vieux ParisChapitre 37 sur 138 · Ilist. du Th. franç., t. II, p. 1*8 et ailleurs · texte numérisé non relu

Ilist. du Th. franç., t. II, p. 1*8 et ailleurs

soulignés, à les prendi'e dans leur sens rigoureux, et à supposer que les deux premiers ne s’appliquent pas exclusivement aux jongleurs, ménestrels et farceurs de carrefours, permettraient de conclure que ces associations dramatiques, du moins à une certaine époque, avaient des espèces de parades publiques aussi bien que des représentations dans un bâtiment fermé. Mais on voit assez combien cette preuve est fragile ; si l’arrêt du prévôt avait eu en vue les joueurs de soties et de moralités, qui l’aurait empêché de les désigner par leurs noms ?

Quoi qu'il en soit, il ne répugne pas de croire qu’en 1395, c’est-à-dire quinze ans après leur création, la farce naissante des Enfants sans souci n’en fût encore, pour ainsi dire, au chariot ambulant de Tliespis. D’un autre côté, le caractère des pièces connues pour avoir été jouées aux Halles tendrait à persuader qu’il y avait là une sorte de théâtre à tendances politiques, dont le gouvernement se servait au besoin pour diriger l’opinion dans ses intérêts, ce qui ne se pouvait bien faire qu’avec la foule entière du peuple pour auditoire. Il est probable, en tout cas, que la sotie devait jouer alors une grande partie de son rôle en plein air, dans les montres et cris, comme dans les parades de la porte. Sur tous ces points , la pénurie des documents nous force de marcher à tâtons, et de procéder le plus souvent par conjectures.

Les jeux des Enfants sans souci aux Halles avaient

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