‹ Tableau du vieux ParisChapitre 47 sur 138 · Dictionnaire da Fureticrc, art. Saquïeutte · texte numérisé non relu

Dictionnaire da Fureticrc, art. Saquïeutte

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le flageolet. En parlant des flûtes, Guillaume de Machault dit qu’il y en avait « plus de vingt manières,

Tant de fortes comme de légères; >

il suffira de nommer le frctel ou frctiau, c’est-à-dire la flûte de Pan ou le syrinx antique, composé de sept tuyaux inégaux; la flûte béhaigm ou moresque, qui était, suivant les uns, une guimbarde, suivant d’autres, à peu près notre mirliton ; le demi-canon ou mi-canon (demi-flûte); la flûte traversine, déjà connue au xiv“ siècle, comme le prouve une ballade d’Eustache Deschamps; enfin, la flûte à deux doigts, apanage des jongleurs vulgaires.

Passons maintenant aux instruments à percussion. Les principaux étaient les clochettes, les cymbales ou nacaires, les trepîes, probablement les triangles actuels ; les marronnetles, analogues aux castagnettes, et surtout le tambour ou tymbre, qu’on appelait aussi bedon. Le tambour de basque lui-même n’était pas inconnu au moyen âge, mais les jongleurs se servaient principalement du tambour ordinaire ou du tafcom’m* .Quelquefois cet instrument était magnifique,

1. Pour tous ces instruments, il y a des incertitudes et des difficultés de détail : les érudits varient quelquefois dans leurs explications. Nous n’avons pu, dans ce rapide et sommaire examen, exposer ces interprétations diverses, non plus que les motifs surlesquels notre opinion s’appuie ; mais nous renvoyons le lecteur aux Fabliaxuv de Legrand d'Aussy, t. I",

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