‹ Tableau du vieux ParisChapitre 48 sur 138 · I-iÜ JONGLICUIIS, TUüUVÈlUiS · texte numérisé non relu

I-iÜ JONGLICUIIS, TUüUVÈlUiS

enrichi d’enjolivements , « dépeint de or et riche azour, » et les ménestrels aristocratiques ne dédaignaient pas de se montrer dans les cours des princes, en le portant suspendu au cou h Mais le plus souvent on l’abandonnait aux jongleurs de la rue, avec la symphonie et la flûte à deux doigts, dont il formait le pendant. La flûte et le tambour allaient de pair chez ces pauvres artistes nomades, et on les voit sans cesse associés dans les dédains de leurs confrères de plus haute volée. L’auteur de la pièce des T abiireors (xiiie siècle)* se lampnte sur le mauvais goût du temps, où l’on regarde comme ménétriers ces joueurs de flûte et de tambour qui parcourent les veillées en chantant Margucron et Gauteron^. Ces instruments allaient si bien ensemble, qu’on les prenait parfois indifféremment l’un pour l’autre : « Un tambourineur qui flusteroit tout seul, dit Bonaventure des Périers^, seroit estimé comme un prescheur qui se mettroit en chaire sans assistants. » Plus loin’', dans l’histoire de Chichouan, il nous montre encore qu’on

p. 304-307 ; à Roquefort, p. 107 et suiv., et surtout au travail do M. Bottée de Toulmont, inséré dans le t. VII de la Société des antiquaires de France, 2‘ série.

1. Le Jongleur d'Ely et le roi d’Angleterre; l'Histoire du mencstrel éthiopien, dans Foulques Fitz U''ai-in.

2 Ach. Jubinal, Jongleurs et Trouvères, p. 161-1G9.

3. On peut lire dans Barbazan le conte de Gautheron et Marion, qui est fort trivial et fort sale.

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