‹ Tableau du vieux ParisChapitre 5 sur 138 · I.i:s COllPOUATIONS · texte numérisé non relu

I.i:s COllPOUATIONS

mai était posé sur un pilier en forme de tabernacle, où l’on voyait à toutes les faces de petites niches remplies de diverses figures de soie, d’or et d’argent, et au-dessous, de petits tableaux avec des vers explicatifs. Il demeurait sur le parvis jusqu'au lendemain après vêpres, qu’on le transportait avec son pilier devant l’image de Notre-Dame, près du chœur, en remplacement de l’ancien mai, qui était alors déposé pour un an dans la chapelle Sainte-Anne. Par la suite les orfèvres firent présenta l’église d’un tabernacle de sapin de forme triangulaire, avec trois tableaux enchâssés, qu’on changeait tous les ans, mais ils ne cessèrent d’offrir toujours un mai à l’époque dite

Une faut pas oublier non plusl’O fondéàSaint-Gervais par les marchands de vin. Cette cérémonie, qui se célébrait peu de jours avant Noël, rappelait par quelques points VObil salé de Notre-Dame ’. Le prévôt des

1. Dubreul, Théâtre des antiquités de Paris, 1012, p. 26-27. — Lemaire, Paris ancien et nouveau, t. 1»^, p. 72. — Parmi les tableaux donnés à Notre-Dame par les orfèvres, à partir de 1532, il y en avait de La Hire, Sébastien Bourdon, Lebrun et Lesueur (Sauvai, 1. 1, p. 371). Ils viennent de disparaître dans la restauration de la vieille basilique. La ville participait, comme les corporations, à ces cadeaux, que l’usage avait métamorphosés en redevances , et on sait qu'elle offrait tous les ans à Notre-Dame, pour brûler devant l’image de la Vierge, une bougie aussi longue que le tour des murailles.

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