ET LES COM'RLUIES
niurcliauds, les éclievins, le procureuTtlu roi, le greflier elles autres otiiciers de la ville y assistaient, et on leur distribuait des confitures et des pains de sucre, ce qui avait fait donner à la cérémonie le nom d’Ü sucré. Par la suite on remplaça ces sucreries par quelques livres de bougies, mais la fête n’en continua pas moins à porter le même nom ' .
Quelques auteurs prétendent que les filles de joie, organisées en une corporation qui avait ses statuts, ses taxes et son chef, célébraient une fête annuelle comme tous les autres corps, et faisaient une procession solennelle le jour de Sainte-Madeleine, ce qui n’est appuyé sur aucune autorité sérieuse, et a tout l’air d’un conte bleu.
Parfois les corps de métier représentaient dos mystères aux fêtes de leur patron; et, d’ailleurs, des
jour et le lendemain de Sainte-Geneviève. Chaque chanoine qui s'y trouvait avait droit à deux minois de sel, et chaque dignitaire du chapitre ii quatre. Parmi les obils, souvent accompagnés de distributions et de cérémonies étranges dans le même genre, l'un des plus fameux était celui qu'avait fondé à Evreux le chanoine Bouteille, qui vivait au xiii* siècle. Il ordonna que le 28 avril, jour où l'on commençait la fête de la Procession noire (espèce de fête des fous particulière ù la ville d’Évreux), on célébrerait un obit pendant lequel resterait étendu sur le pavé du chœur, en mémoire de son nom, un drap mortuaire, flanqué aux quatre coins de quatre bouteilles d'excellent vin, et garni d'une cinquième au milieu, le tout au profit des chantres qui av.iient assisté au service. (Du Tilliot. Mémoires pour servir à l'histoire de la fête des fous, p. flü.)