Sorel, Frnnrion, édit. Delahays, p
mal de dents; pommades pour les crevasses du sein et les mules au talon ; breuvages, baumes et onctions contre la gale , la rogne , la pierre ; graisses pour les brûlures; onguents de toute sorte, mitonnés à grand renfort de beurre , d’huile, de cire, joints au jus de quelques herbes innocentes , et , disaient-ils , à la graisse de phénix et d’oiseau de paradis; de la terre de Bethléem (trouvée à Ménilmontant) pour donner du lait aux nourrices; des bols de terre sigillée de Lemnos et d’Arménie , fabriqués avec de la terre de Blois. Ils arrachaient les dents, guérissaient les plaies et raccommodaient les membres cassés. « Les uns remettent les dents tombées, et les autres font des yeux de cristal. Il y en a qui guérissent des maux incurables; celui-ci prétend avoir découvert la vertu cachée de quelques simples ou de quelques pierres en poudre pour blanchir et embellir le visage ; celuilà assure qu’il rajeunit les vieillards. Il en est qui effacent les rides du front et des yeux ; qui font des jambes de bois, etc. ' * Les moins ambitieux, mais ils étaient rares, se bornaient à des fards et parfums, savonnettes, poudre à blanchir les dents et tuer les souris, pâtes pour les cors, anneaux pour la crampe.
Dans la Maison des jeux, de Ch. Sorel *, on trouve un récit intitulé : Secrets merveilleux d’un philosophe et
1. Traduction d'une lettre italienne, contenant une critique agréable de ce temps, vers 1645.