III. Afiftérifut
En Amérique, nous pourrions signaler des phénomènes analogues; mais ici jes saillies sont moins prononcées, les races ont entre elles plus de ressemblance , et cependant , dans rAmérique du Nord , si l'on compare les Indiens du Canada, ceux des Etats-Unis et même du Mexique, â certaines tribus de la Californie, on trouve dans leurs types d'étranges difiérences. Pour rendre témoignage de ces oppositions, nous figurons ici un Indien Cherokee, dont la tribu est bien connue parla noble résistance qu'elle opposa aux envahissements des Anglo-Américains, et par Toppression, l'expulsion cpntinue qu'on lui a fait subir (PI. XXIII, fig. 1 ). Nous opposons à cette belle télé , qu'on serait tenté d'attribuer à un individu croisé, celle d'un Californien dont le teint est aussi foncé que celui d'un Abyssin. Lapeyrouse, décrivant certaines tribus de la Californie, dont il n'existe peut-être déjà plus de débris, en faisait le plus triste portrait, etKotzebue, plus récemment, les représente comme des peuples noirs,. « sortes de nègres à cheveux lisses , laids , sauvages , stupides » ( PI. XXIII , fig. 2 ).
M. Alex, de (lumboldt signale ces variétés dans la population américaine, et dit avec raison : «La dénomination d'jbommes rouges cuwrés n'aurait ja-
mais pris naissance dans l'Amérique équinoxiale |K)urâésignerles indigènes. » — M. Aicide d^Orbignj, i|ui a fail des observations et des travaux si importants sur l'Amérique du Sud , affirme qu'on peut en dire autant des populations méridionales. En effet , tous les Indiens de l'hémisphère sud présentent deux teintes de la peau fort distinctes de celles des Peaux-rouges^ ce sont le brun olivâtre et le jaune ; ajoutez une foule de nuances intermédiaires, et vous aurez une idée assez exacte de Taspect extérieur des peuplades de l'Amérique du Sud. La couleur jaune y domine du côté de l'orient , et le brun du côté de l'occident et du centre , avec une teinte de plus en plus foncée à mesure que l'on descend vers la partie australe. Les rameaux les plus foncés sont les Pampéens , ou habitants des plaines les plus méridionales, et les Péruviens, qui ont presque tous la couleur des mulâtres. Les Araucaniens, qui occupent la lisière occidentale, sont plus pâles, tandis que chez les Moxéens et les Chiquéléens ( qui sont plus élevés au nord dans la partie centrale) , la couleur est mêlée de jaune. En général , les différences sont telles entre les indigènes de l'hémisphère sud , qu'au rapport de M. d'Orbigny , « un Péruvien diffère plus d'un Patagon , et celui-ci d'un Guarani , qu'un Grec ne diffère d'un Ethiopien ou d'un Mongol. » Au nord , nous n'avons pas besoin de rappeFér combien les Esquimaux et les Tchouktchi diffèrent des Américains des contrées tempérées. Leur stature plus petite rappelle celle
dca rii€«s hyperboréennos 4e ranci^n mop^ki et q<^ tarnnem à»s Samoyède» et des Lapon*. H eftt en outre à remai^uor que ;daiis lears fitoidea répons » lear teint est beaucoup pluf foocé que oçlui de« Américains des zooes moyennes. C'est aui deus extrémités du nord et du sud que la peiiu des Américains prend la couleur la plus foncée.