NATURELS DE TAITI
il y a en Afrique de degrés de beauté dans la coqformatioQ des races , autant il y a d etpts de civilisation , et je vais bientôt 1 établir
Mais après avoir exposé -, comme je viens de le faire , le rapport qui s'observe universellement entre la supériorité du type et celle de l'état social , j'ai * besoin de démontrer sommairement que ce rapport existe non-seulement aujourd'hui sur tous les points du globe, maisqu'il a toujours existé et que les mêmes différences de races ont toujours concordé avec les mêmes différences de conditions sociales et d'états de civilisation.
Je considère les plus anciens tableaux des monuments d'Egypte : j'y vois la peinture fidèle des mêmes races que celles d'aujourd'hui. En présence de ces dessins , je suis certain que depuis 3,500 à <h,000 ans, la conformation essentielle des races d'hommes n'a pas éprouvé la plus légère altération; cela se voit très-clairement d'ailleurs par le squelette des plus anciennes momies ; cela se voit par le squelette des races d'animaux trouvées dans les sépultures, non moins que par les peintures et les reliefs sculptés des monuments.
Ces faits sont à mes yeux de la plus haute importance , parce qu'ils tendent à fixer l'opinion de ceux qui seraient tentés de croire que les races subissent , dans le cours des âges , des modifications telles que le nègre, par exemple, pût être dérivé du blanc. Toutes les inductions tirées de l'archéologie donnent à cette opinion le plus éclatant démenti. L'idée de
la permanence des races se justifie par tous les faits connus. Or, chose remarquable ! pour que Ton pût admettre la variabilité des types , il faudrait que depuis trois ou quatre mille ans on eût observé, sinon un changement radical dans les races, au moins une tendance au changement , et les faits , loin de démontrer aucune tendance de ce genre, prouvent au contraire que les races d'aujourd'hui sont parfaitement identiques à celles d'autrefois. Il faut bien le remarquer d'ailleurs, l'étendue du nos connaissances embrasse une période au moins égale à la derr nière moitié des temps qui , suivant les traditions sacrées, nous séparent de la création. Gomment serait-il possible d'adm«ttre que y pour la précédente moitié, il en eût été autrement? Et comment douterait-on qu'il ne dût en être encore de même dans trois à quatre mille ans d'ici?. . . . Certes, nous n'avons pas la prétention d'enseigner l'absolu; mais quand on a , pour la justesse de ses raisonnements , une semblable période derrière et devant soi, on peut fort bien décliner les exigences d'une supputation plus rigoureuse.
Je dis donc que les races actuelles se retrouvent fidèlement reproduites sur les plus anciens monuments.
Or, je vois distincteraent , sur ceux de l'Egypte , des races très-différentes et très -nombreuses , mais notamment j'y vois des blancs et des nègres : Les nègres y sont constamment représentés comme vaincus, chargés de chatnes, apportant des tributs.