Sialùtiqiœ, pagea
abruptes et profondément accidentées delà chatne de Gézalier. Ils consistent en un grand nombre de filons courant dans la direction N. S., au milieu des gneiss et des micaschistes.
Les filons les plus puissants et les plus réguliers se trouvent dans les communes de Molèdes et de Vèze; ils ne sont connus que par leurs crêtes, mais on y peut recueillir des échantillons dignes d'un sérieux intérêt.
Les principaux points sont près de Modèks^ aux abords du village de /fonivialle, près des villages de Génêêclade et de Conehes; enfin, dans la commune de Vèze, un filon sur le chemin de Mondet à Génesclade, et deux autres dans le bois de Vèze et dans le bois de la Jour.
Le minerai d'arsenic de ces filons est l'arséDio* sulfure de fer renfermant :
Arsenic 43
Soufre 21
Fer 36
Il est associé à des pyrites de fer et accidentellement à des arséniures ou arsénio-sulfures de Nickel. Enfin il renferme généralement un peu d'argent et un peu d*or«
Indépendaniment de la production principale, l'acide arsénieux, dit M. Baudin, et, accessoirement les sulfures et l'arsenic métallique, les résidus du traitement pour arsenic pourraient peut-être être traités avec avantage, soit pour argent qt or, soit pour nickel. Il ne serait pas non plus impossible que Ton arrivât i tirer parti du soufre, par une fabrication d'acide sulfurique, ainsi que cela se pratique aujourd'hui sur les pyrites du Rhône, etc.
Au dehors du Gézalier on trouve encore le mispikel , à Peyreneire^ commune de Malompise; à Carmonte^ commune de Saint-IUUh; à Canines^ commune de Teissière$rles'£oulies et au Peyrou^ commune de la Chapelle* en-Vézac, etc.
' Mines d'antimoine, — Presque toutes ces mines sont situées aux envi-^ rons de Massiac^ à l'exception d'une seule que Monnet a signalée auprès de Mauriac. Les filons d'antimoine appartiennent à une grande zone qui s'étend dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Ils renferment souvent le sulfure d'antimoine n^assif sur des épaisseurs de 0,10, 0,20 et 0,30.
Leur direction variable oscille autour d'un ligue générale N. 0.,S. E. La plupart de ces mines, à Ouche^ BonnaCf Luzer^ Verteserre^ Chazeiies, etc., ont été travaillées à plusieurs reprises dans le cours du siècle dernier. A cette époque celles d'Ouche et de Luzer ont joué un rôle d'une certaine importance.
En 1870, aucun de ces gisements n'était en exploitation.
En résumé, nous voyons que l'étude du Cantal présente un grand in-
térét; les gisements qu'il renferme, peu connus jusqu'à présent, offrent de remarquables particularités, une grande teneur en argent, et des métaux tels que le nickel et Tor dans des conditions dignes d*étre étudiées.
L*absence des voies de communication a sans doute singulièrement nui au développement de toutes ces mines et h leur recherche. Lorsqu'elles seront plus multipliées qu'elles ne le sont encore aujourd'hui (1873), il est probable que Ton verra s'opérer dans ces contrées une grande transformation et y naître une nouvelle vie industrielle.
Velat. — Département de la nante-LoIre.
L*un des plus accidentés de ceux qui composent le plateau central, ce département offre des points qui atteignent l'altitude de 4,555 et 4 ,200 mètres au-dessus du niveau de la mer, et de ces hautes cimes descendent une multitude de ruisseaux dont les eaux roulent au fond de vallées aux flancs généralement escarpés et abruptes.
11 possède un grand nombre de filons métallifères, sillonnant les schistes, les gneiss et les granités qui constituent la presque totalité du département* ; mais jusqu'à présent, en 4873, les filons d'antimoine ont été les seuls qui aient donné lieu à des exploitations suivies.
Beaucoup de ces filons, et particulièrement ceux des environs de Brioude et de Langeac, dans la vallée de l'Allier, ont été décrits par M. l'ingénieur Dorlhac'; mais ces filons ont été principalement étudiés au point de vue de la baryte qu'ils renferment et qui formait alors l'objet d'exploitations et de recherches assez étendues près de la surface du sol.
Cependant, du travail de M. Dorlhac comme des faits qui se sont passés depuis qu'il a été écrit, on peut déduire, ce qui d'ailleurs avait déjà été observé dans d'autres pays, que la baryte des filons de la Haute- Loire tend, en s' approfondissant, à s'associer de plus en plus au quartz et à se charger de substances métalliques qui deviennent de plus en plus abondantes.
Aussi les travaux multipliés sur ces gisements pour l'exploitation de la baryte n'ont attaqué que les crêtes des filons et n'ont pas pu, généralement, être poursuivis au-dessous de 42 à 45 mètres de profondeur, malgré la facilité d'ouvrir des galeries d'écoulement, non pas à cause de Téiévation des prix de revient, mais, le plus souvent, parce que la baryte cessait d'être comraerçable.
J . Note »ur la constitution géologique du département de la Uaute-Loire^ par M. Tournai re» — Bulletin de la Société géologique de France, 1869.
2. BulUtin de la Société de Vindustrie minérale^ t. VIII, 18S9.
On reconnaît encore, à c6té de ces filons barytiques, un grand nombre de filons quartzeux et quartzo-barytiques dont la puissance atteint et dépasse 4 ou 5 mètres, courant tous généralement dans une direction rapprochée de NO.-SË. et présentant des substances métallifères plus ou moins disséminées, telles que de la galène, du cuivre gris, des pyrites de cuivre, pyrites arsenicales, des plombs phosphatés, etc., accompagnés quelquefois de chaux carbonatée et de spath fluor. Cette dernière substance forme aussi des filons puissants d'où on l'extrait, principalement pour le service des verreries.
On y connaît peu de travaux anciens, et aucun de ces filons ne parait avoir été exploré à une profondeur un peu importante.
Aussi, lorsque les regards cherchent à pénétrer dans l'intérieur de ces montagnes et au travers de ce réseau de substances quaiizeuses, barytiques ou argileuses, qui, seulement aux environs de Briou^e, de Pinols à Jumeaux, occupe une superficie de plusieurs centaines de kilomètres carrés; lorsqu'on voit cet entrelacement de filons à inclinaisons diverses et leurs tendances à se métalliser de plus en plus en s'approfondissant, on croit comprendre qu'une certaine transformation doit s'opérer de la surface vers la profondeur; on croit voir l'enrichissement métallique d'un certain nombre de ces filons, et cet enrichissement apparaît encore plus vraisemblable quand on sait que déjà des minerais de plomb ont présenté une haute teneur en argent dans quelques endroits, el quand on voit le sol de la contrée traversé par des roches cruptives diverses et volcaniques dont l'action prolongée a dû opérer des modifications profondes au sein des substances que renferment ces divers gisements.
Enfin, si, Jusqu'à ce jour, ou n*a obtenu dans la Haute-Loire que des résultats à peu près insignifiants relativement aux mines de plomb argentifère et de cuivre que ce département renferme, il sera permis de croire que ces résultats auraient peut-être été différents, si les travaux avaient cessé de se maintenir à peu de distance au-dessous des affleurements.
Telle était aussi l'opinion de M. l'ingénieur Toumaire, qui disait avec raison : « Les filons riches ne sont pas en grand nombre; il est néanmoins très-probable que plusieurs exploitations abandonnées auraient réussi, ou se seraient continuées, si elles avaient été dirigées avec plus d'expérience et dans un esprit de stricte économie '. »
Les chemins de fer qui aujourd'hui traversent le département^ en suivant la vallée de l'Allier ou en se dirigeant vers Saint-Étienne, et rapprochent tout à la fois les distances et le combustible, pourront peut-être encore modifier à l'avenir cet état de stagnation qu'on remarquait dans ces dernières années, stimuler les recherches qui paraissent n'avoir été particulièrement dirigées que vers les mines d'antimoine.