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l'eiferyeecence indostrielle de cette époque, dite au fetour de la paii, après tant d'années de guerre et de troubles, après la promulgation de la loi douanière et protectrice de 4822, que l'on y appliqua la méthode d'affinage par la bouille, et que l'on construisit les premières forges importantes.
C'est en 4832 qu'on y fit pour la première fois l'application de Tair chaud, dans un baut fourneau de Vienne, et c'est de 18iS à 4849 que se fondèrent les premiers grands établiiisements sidérurgiques, comme ceux du Gard et de l'Âveyron, de Decazeville, d'Alais, de Bességes, de l'Est et du Nord.
C'est paHiculièrement depuis cette époque, qui coïncide avec le développement des cberoins de feir« que se sont réalisés les grands progrès en France. Ces progrès étaient d'ailleurs stimulés par la fabricatidh anglaise qui, produisant à des prix inférieurs, appelait forcément des moditications dans un grand nombre d'Usines qui n'avaient été placées etii'avaient pu vivre qu'à Tabri des di^oits protecteurs.
En 4835, la plupart des usiue6 étaient alimentées par le charbon de bois^ et on voyait encore uii grand nombre de forges d'après les méthodes anciennes, mais peu à peu à dater de cette époque, et surtout k partir de 4860, ces méthodes ont été en grande partie abandonnées; les hauts fourneaux au bois tendent à disparaître et & n'être conservés que pour des qualités spéciales de fontes; les petites usines, si nombreuses alors» tendent à' s'éteindre et à être remplacées par de gtands établissements fondés au voisinage des houillères, et grâce auxtnoyens de transport perfectionnés, ces établissements peuvent être alimentés aujourd'hui, non-^seulement par des minerais indigènes, mais encore par des minerais éloignés et même étrangers provenant de l'Afrique, de l'Espagne ou de l'Italie.
En face de la concurrence, comme sous l'influeirice des nécessités nouvelles, tous les efforts ont tendu, comme ils tendent constamment, à réduire autant que possible les prix de revient et & améliorer les qualités des fontes au coke; enfin l'acier qui, jadis, n'était produit que par un petit nombre d'usines et n'entrait dans la consommation que pour des quantités relativement faibles, est aujourd'hui si abondamment produit à l'aide des transformations apportées dans la fabrication par des procédés nouveaux, et notamment par le pirocédé Bessemer et Siemens- Martin, qu'on est en droit d'espérer de le voir entrer plus amplement dans les usages de la vie, et remplacer souvent le fer et la tôle.
Si maintenant nous considérons l'industrie du fer dans son ensemble général et dans ses rapports avec l'histoire, nous la voyons naître en quelque sorte sous les auspices de la guerre, puisqu'elle ne sert, à son début, que pour la fabrication des armes. Elle se développe lentement et peu à peu, et rencontre de nombreux obstacles dans l'imperfection des moyens et des voies de communication, comme dans l'existence de
droits nombreux et variables que ses produits devaient supporter, malgré la protection que les souverains lui ont successivement accordée.
La création du haut fourneau fit naître sur le territoire un grand nombre de fabriques de canons, de boulets et de bombes qui s'ajoutèrent aux fabriques d*épées ou épéeries existantes antérieurement et dont chaque guerre venait ranimer l'activité. Après 4789, cette industrie entrait dans une ère nouvelle; elle prit un élan considérable et fît, bientôt après, de prodigieux efforts pour répondre aux nécessités du moment, quand la France était attaquée par l'Europe coalisée; elle produisit alors en quelques mois plus de fer et d'acier qu'il n'en avait été produit depuis le règne des Valois ^ Momentanément arrêtée par la révolution, elle entra hardiment dans la voie du progrès au retour de la paix, mais elle ressentit vivement les effets des événements politiques, des variations des prix ou des droits imposés aux matières étrangères et elle dut traverser des temps de crise et de luttes laborieuses difficiles à passer. Ainsi, après le temps d'arrêt provoqué dans l'industrie par la révolution de 4830', € les chemins de fer de Saint-Etienne à Lyon, de la Grande-Combe à fieaucaire, l'établissement des paquebots-poste sont les précurseurs d'une activité nouvelle. Les chemins de fer s'étendent progressivement, les usines se multiplient et s'agrandissent. Aux centres de fabrication déjà créés dans Saône-et-Loirç, TAveyron, la Loire, viennent s'ajouter les vastes établissements de l'Allier, de Bessège, de la Moselle, du Nord et de la France-Comté. Les ateliers pour la fabrication du matériel des chemins de fer, des locomotives et de machines de toute espèce se fondent partout. Ils tendent à compléter l'outillage de la France en le mettant au niveau de ce qui s'est fait en Angleterre, pays précurseur qui marche plus vite que nous.
€ 4848 arrête ce mouvement, et il fallut cinq ans pour que l'industrie se remit de cette grande commotion. En 4853, le mouvement ascensionnel était repris. Ce mouvement, de 1855 à 4856, semble vertigineux, et il indique un développement sans précédent de toutes les affaires et de toutes les entreprises. »
Après 4860 on entre dans un régime nouveau qui introduit incomplètement en France la liberté commerciale. Les droits anciens sur les produits étrangers sont abaissés, et ces circonstances nouvelles, généralisant la concurrence et produisant une baisse croissante des prix, exigent de nouveaux efforts et déterminent, en quelque sorte, le déplacement de l'industrie Les grandes usines se développent davantage, tandis que les petites s'éteignent pour la plupart.
Après les événements de 4870, l'application croissante des nouvelles méthodes pour la fabrication de l'acier, qui paraissent devoir opérer