‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 171 sur 194 · De Mortillet, Géohgie et nduéralogU de la Savoie · texte numérisé non relu

De Mortillet, Géohgie et nduéralogU de la Savoie

Dans la Maarienne et dans la vallée de TArc, le terrain honiller acquiert un développement considérable. Il se montre des deux c6tés de la vallée; il a été traversé par le tudnel da llont*Geni$, on rexploite à Saint-Michel, et il se poursuit jusqu'à la mine de plomb et argent des Sarrasins.

$ur les flancs de la vallée on voit des oeuebes puissantes ae redresser presque verticalement» et on comprend qoe dans cette région il exista des quantités considérables de combustible appelées k être de plus eo plus recherchées.

Ce charbon est connu, en Uaurienne : à Lanslevillard, Hodane, Fourneau» Orelle» Saint-Michel, Valmeinier, âaint-Martin-outre^Arc, Valloires» Tbjl, Saint-Martin-de-la- Porte et Bauen,Albiez4e-ieune, Albies-le- Vieux, Saint-Sorlin-d*Arves, Saint-Alban-des-Villards et Saint-Colomban, Argentine et MoDt-Sapey.

En Savoie propre : à la Table et à Presle.

En Hante^SaYdie : Héry» Haute-Luce^ Saint-Haxime-de^Beaufort et Gevins.

En Tarentaise : à Notre-Dame-de-Briançon, Petit-Cœur, Bellecombe, Doucy, Celliers, les Avanchers, le Bois, Moutiers, Haute-Cour, Nf|tre- Dame-du-Pré, Satins, Villarlurin, SaintO'Marie-de-beïleville, \èk Altues, la Perrière, Montagny, Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Champagny, Tignes, Saiiîte-Foy, Villa-Roger, Séez, Bourg-Saint-Maurice, les Chapelles, Hauteville-Gondon, Landry, Pèsey, Macot, Longefoy, Bellentre, Mont-Valesansur-Belientre, la Côte-d'Aime, Aime et Montgirod.

En Faucigny : Saint-Gervais, Saint-Nicolas-de-Véroce, les Contamines, les Houclies, Servoz et Taninges.

Quoique nous ayions parcouru une partie des Ijeux indiqués dans la Note précédente, nous ne pouvons mieux faire que de répéter ce qu'a déjitditM.deMortillet.

^n UaurieQue, les gisement^ lea plus abondants sont groupés autour de Saint-Michel; la facilité des transports, par. sMite de la présence d'une boni)^ route nationale, celle de Frapof en Piémont par le Mon|-Cenis, et le chemin de fer Viptor-Emmanuei, oi^t beaucoup contribué à attirer ratteotiop ^es industriels sui: ce point.

En Tarentaiee, ces gisements puissants et nombreux s'étondent depuis le haut de la vallée de Belleville jusqu'au Betit-^Saint-Bernard. Sur toute la longueur de cette zone ont eu lieu diverses exploitations ; mais, dans la yallée de YMve, ell^s se sopt surtout développées à Beaey et Macot pour l'usage des mines de plomb, et le }ang de la route qui va de Routiers au Ketit-Saint-Bemard pai;ce que cette route' rendait les transports faciles.

Près de Moutiers, il y a eu diverses exploitations pour les besoins des salines : c'est là que sont les couches les plus pures; c'est là aussi que sont les gisements les plus puissants. Lelivec cité i Montagny des couches

ayant parfois jusqu'à 7 et 8 mètres de puissance. Dan» la mine de Champ- Dernier, à la Perrière, on pouvait constater 4 S mètres de puissance d'une anthracite d'excellente qualité.

Jusqu'à présent l'anthracite de Savoie n'a pas beaucoup dépassé \eê usager locaux ; il a été surtout Cfmplojé au chauffage domestique, aux foufs à chaux, i^ux forges maréchales, clouteries, etc.

La difficulté des transports et la nature même du combustible ont entravé le développement de ces mines ; mais les besoins croissant toujours davantage, il est à présumer qu'il sera appelé à jouer un rôle dans l'industrie. Enfin 11 est désirable que son éttide coueofde avec celle des mines métalliques et que Ton trouve le moyen de l'utiliser à ce nouveau poii)t d« vue.

Production :

4850 • « m tonnes.

Aépartemeiit des ÎOfiiiteia-Alpes.

Le gisement carbonifère des Hautes-Alpes est identique à fous ceux dont nous venons déparier', on le Voit depuis la Grave juÂqû*à Besançon, dans la vallée de la Guisane et dans cell'e de la DnraÀce, notamment à Largentière; il semble avoir une extension beaucoup plus grande que celle qu'on pourrait lui donner d'après une étude superficielle. L'épaisseur totale des couches connues varie de 4 à 4 et 6 diètres.

On comprend tout l'intérêt oui s'attacherait aujourd'hui à une étude complète de tous ces gisements.

Production :

4825 5Q0 tPQDQ».

Département dn Tar.

Le terrain houiller a été reconnu en plusieurs points dans le département du Yar; il constitue une grande bande qui s'étend de Toulon vers Fréjus et il est visible en plusieurs points : à Toulon môme, à Vidauban, à Collobrières et^ au pied de l'Esterel, dans les vallées du Rayran et des Vaux. Il s'appuie sur les schistes cristallins et est en partid recouvert par les roches du trias ou par des calcaires supérieurs.

Vers 1857, on fonça un puits de recherche à Toulon, près du fort Lamalgue et presque sur les bords de la mer. Il dut être abandonné après avoir reconnu plusieurs couches anthraciteuses de 0.70 à 0.80 de puissance.

A Collobrières, le terrain houiller apparaît comme une bande étroite et allongée; il renferme de petites couches de charbons gras qui disparaissent au-dessous du trias.

Cest aux environs de Fréjus, dans la vallée du Rayran et des Vaux, que le terrain houiller se montre à l'extérieur sur la plus grande étendue. Il forme, en quelque sorte, le remplissage d'une vallée étroite, ouverte dans les schistes, ayant une largeur maximum de S à 3 kilomètres et suivant la direction du Rayran. 11 se perd, dans la direction du sud, en se rapprochant de Fréjus où il disparaît sous le trias. Au nord, dans la vallée des Vaux, il va toujours en se rétrécissant, il n'a plus que 4 ou 500 mètres de largeur; mais il se poursuit également au-dessous des terrains supérieurs sur lesquels repose la ville de Grasse.

Les exploitations houillères de la vallée du Rayran ont été pendant longtemps concentrées dans la concession des Vaux, où l'on travaillait une couche de houille sèche, anthraciteuse, d'une puissance moyenne de l^'.ôO à 4 "".70, et présentant de fréquents renflements atteignant quelquefois une épaisseur de 4 0 mètres.

Des recherches ont été faites aux environs de Fréjus et l'on y a reconnu quelques couches de houille grasse.

Dans ces dernières années on y découvrit des couches de schistes bitumineux que Ton exploita pour la production du gaz des villes de Cannes et de Draguignan. Un établissement y fut fondé pour la distillation des schistes et l'extraction des huiles minérales.

Quand on considère l'ensemble de ces îlots houillers situés, pour ainsi dire, sur les relèvements de la chaîne des Maures et qui vont disparaître au-dessous des terrains supérieurs; quand on voit le terrain du trias acquérir dans ces contrées un très-grand développement, on est porté à croire que le terrain houiller possède, autour de Toulon et de Fréjus, une extension considérable et qu'il s'étend au-dessous de ces hautes montagnes calcaires qui accidentent si fortement la contrée.

Production du département du Var :

4815 0 tonnes.

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