De V extension des trmi'^s houillers
Production houillère du département du Bhône :
4845 4,697 tonnes.
Départemeiit de la Loire.
Le bassin houiller de la Loire est connu depuis un temps immémorial, et il est probable que les affleurements des couches de houille qui sillonnent les environs de Saint-Étienne ou de Rive-de-Gier ont été l'objet d'exploitations plus ou moins profondes aux époques les plus reculées, et ouvertes pour la plupart à ciel ouvert.
C'est seulement dans le dix-septième siècle, lorsque la fabrication des armes commençait à se développer dans ces localités et à acquérir le renom qu'elle s'est de plus en plus acquis jusqu'à nos jours, que les houillères prirent elles-mêmes une importance toujours croissante.
Vers la moitié du siècle dernier, des fouilles nombreuses étaient ouvertes autour de Saint-Étienne, à Saint-Victor, à Honthieu, à la Ricamarie, aux Sorbiers, à Firminy, au Clapier, au Treuil, au Clusel, à Roche-la-Molière, etc., et les exploitations de Rive-de-Gier étaient en grande activité. Dans cette dernière localité, en 4770, on avait déjà cessé d'exploiter quelques parties, comme le Gravenend, qui fut repris plus tard, à cause des difficultés de l'épuisement des eaux, et, d'après les instructions de Jars, on y fabriquait du coke pour l'usine de cuivre de Sainbel.
Vers cette même époque, on cherchait partout et on poursuivait des travaux à la Fouillouse, travaux qui furent bientôt abandonnés.
En 4784, l'ouverture du canal de Givors, commencé en 4761, était probablement la cause de l'impulsion que les travaux recevaient alors; mais le grand mouvement des houillères de la Loire, qui n'a cessé de s'accroître^ remonte surtout au moment de la création des chemins de fer d'Andrezieu et de Givors, qui permettait d'entrevoir un débouché plus facile que jamais dans les deux grandes vallées de la Loire et du Rhône.
Le dépôt houiller de Saint-Étienne remplit une longue vallée ouverte dans les gneiss et les micaschistes, depuis Fraisse et Firminy jusqu'à Tartaras, en passant par les villes de Saint-Étlenne, Saint-Chamond et Rive-de-Gier.
Sa longueur totale est d'environ 40 kilomètres.
Sa largeur maximum, à la hauteur de Saint-Étienne, est de 42 kilomètres, et elle va presque constamment en se rétrécissant en se rappro-
chant du Rhône. Ainsi, k Rive-de-Oier, elle n*a guère que 2 kilomètres, et elle atteint à peine 300 mètres à Tartaras.
Sa surface totale est d*un peu plus de ^1,000 hectares.
Il est formé, dans son* ensemble, d'une alternance de couches de schistes et de grès, à grains plus* ou moins gros, dans lesquelles on ne retrouve ni le calcaire carbonifère ni le millstone-grit qui existent dans ce môme département, 'dans l'arrondissement de Roanne, et (fui se rapportent à la Tôrmàtioti dite anthracifère. ' ^
Ce dépôt représente doAc le véritable terrain houiller; il est particulièrement caractérisé par la discordance des couches qui le constituent avec celles des micaschistes sur lesquels il repose, et, jusqu*^ présent, pàrrab'sehéb totale' dd' houilles' absôlumeritsèches. toutes les houilles que Ton y cbnnatt sôht gétiéràreniènt!' grasses, collantes à un (fegré plus ou moins éfè'Vé, et d*excellètite cjiiàlllé. ' • ' '
Pendant lobgtemps 'et jusrjtie'\''ërs' 1835, on Tavait considéré comme composé de deux bassins distincts qui senlbJaient séparés par t^axe montagneux des' deiil côtés (luqii'el s^ébôulént les eaux vers FÔcéan et la Méditeri*anée; màià on a reconnu que cîes deux bassins étaient reliés ehtre eux d*une manière continue.
Par suite de Tidéë que Ton avait de la séparation du dépôt en deux parties distincte^,' les couchés de houille de Rive-de-6ier paraissaient ne pas se trouver dans les environs dé âaini-Êtiènne; mais les 'études ultérieures ont conduit M. ûrUnef^ admettre la possibilité de leur existence au-dessous de toutes leis couches stépdanoises! D^'après cette manière de voir; les ingénieurs admettent que les couches dé houille constituent quatre faisceaux principaux où quatre groupes qui, considérés d'une manière générale, sont, de bas en haut^ :
4" Groupe de Rive-de-Gier ; 2« Groupe inférieur de Saint-Étienne; S» Groupe moyen de Saint-Ëtienne; 4"* Groupe supérieur de Saint-Étlenne.
Le premier, principalement connu à Rîve-de-6ier, renferme 3 couches dont une principale de 8, 4% et fS'raè'tres de puissance. ' Sa jouissance est d'environ 500 mètres.
Le deuxième groupe, dit système inférieur de Saint -Etienne y passe à Saint-Chamond, entoure Saint-Ëtienne et s'étend jusqu'aux limites ouest du bassin houiller. Il mesure environ 10,000 hectares. Sa puissance totale est d'environ 600 mètres. Il Contient 7 à 8 couches dont une principale de 6 à 8 mètres.
En 4857, on les exploitait principalement au nord de SaintrChaniond et dans les parties nord-ouest du district stéphanois,
\ . Graner. Géologie do la Loiro.
Le troisième groupe, dit système mot/en, occupe exclusiveraent les environs de Saint-Etienne et ne couvre guère plus dé 4,700 hectares. Sa puissance varié dé 326 à 650 mètres.
Dans sa partie houillère, on connaît une «grande couche de 8 à 10 mètres et plusieui*s' veines secondaires de 4 à 2 mètres.
Le dernier groupe, Ait système supérieur , côniprencl'un Faisceau houiller assez important par le nombre de ses couches, mais peu constant. Il n'a"* qu'une superficie d'environ 4, '300 hectares.
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Telle était là division que Ton adoptait généralement. Sans entrer dans d'autres détails à cet égard, détails qu'on trouvera dans les ouvrages de M. Grûner et de M. Burat que nous avons^ cités, nous voyons que chaque groupe du terrain houiller dé âàint-Ëtlenne renferme une grande couche principale et plusieurs autres, et que tous ensemble, appartenant à une formation houillère d'environ 2,000 mètres de puissaridè, renferment !28 à 30 couches d'une épaisseur moyenne, ensembfé, de SO à 70 mètres,
Ces couches sont fréquemment récoupées par des failles qui empêchent que l'on puisse en établir rigoureusement la synonymie? Elles les rejettent aussi quelquefois à des niveaux de ptus de 300 mètreà, et lorsqu'on veut rétablir leur position telle qu'elle à pu être originairement, on reconnaît qu'une puissance énorme de terrain houiller, un millier de mètres au moins, a ete enlevée' par de longues* dénudatiens.
L'ensemble de la vallée qui renferme toutes ces couches n*est connu dans ses profondeurs que dans quelques points, et si Tes couches y affectent la forme d'un fond de bateau, 6n peut rémarquer 'que cette forme n'est que générale et qu'elle a été t)roT()iiâémeht' affectée par les divers mouveniients du terrain houiller pendant et après sa formation.
Anthracite. — Indépendamment des houilles le département de la Loire possède encore des anthracites que l'on extrait dans' le ïloannais. Us sont connus depuis longtemps et on les exploitait' tféjà dans le' cours du siècle dernier*.
On les trouve particulièrement sur le plateau de Neulize ou ils consti • tuent plusieurs centres d'exploitation plos ou moins isolés, qui sont les districts de Combres et de Régny, de Lay et Viremoulin, de Neulize et Saint-Priest-la-fioche, de Bully eiJœuvréy de la Bhuere ou Aniions.
L'anthracite y existe en couches disposées généraleniènt en chapelets, d'une puissance variable de 0,50 à 2 mètres, avec des renflements de 2 à 7 mètres. On y connaît 4 couches insérées dans un grès éminemment feldspathique,' représentant le milhtàne gril dès Anglais, d'une puissance de 2 à 500 mètres, ayant à sa base un poudingue qui, lui-même, repose sur le calcaire carbonifère.