‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 183 sur 194 · Géologie de la Loire, par M. GrOner · texte numérisé non relu

Géologie de la Loire, par M. GrOner

L* anthracite du Roannais a une densité de 4 ",50 ; il contient généralement 25 pour iOO de cendres et 8 4/2 pour 400 de matières volatiles. Il sert particulièrement pour la fabrication de la chaux.

Les grès anthraciferes s'étendent jusqu'à la plaine de Roanne où ils disparaissent au-dessous des terrains tertiaires.

Production (Tanthractteâ de la Loire.

En 4855 4 0,726 tonnes.

Production du département de la Loire :

Rif«-de«6icr.

Sd^it-ÉUcBoe.

Ces quantités étaient réparties ainsi qu'il suit* :

Houillères de Saint-Étienne. . . . 525,883 tonnes.

Mines de la Loire 350,952 —

Montrambert 455,650 —

Roche-la-Holière et Firminy. ... 484 ,580 —

Beaubrun 336,036 —

Chazotte 237,220 —

Le Cros 444,440 —

Montieux 425.432 —

Diverses mines 294 ,555 —

Rive-de-Gier. 252,885 —

LaPéronnière 400,086 —

Diverses mines. . . . , 207,029 —

Dépôt houiller de Temay et Communay {hère). — Le terrain houiller apparaîty dans le département de Flsère et sur les bords du Rhône, à Temay, sur le prolongement de la direction de celui de Saint-Étienne et Rive-de-6ier.

Les auteurs de la carte géologique de France l'avaient considéré, en 4844, comme n'étant que le prolongement de ce dernier dont il est séparé par un relèvement du gneiss aux environs de Montrond.

1. Bulletin de la Société de nnduêlrie minérale, 1873. S. Ibid.

On le voit s* appuyer sur les terrains anciens à Temay, à Chonas, à Chamagneu, et apparaître aux environs de Serpaize.

Cette situation donne lieu de croire avec raison à un épanouissement important du terrain houiller, dans cette contrée, au-dessous des sables diluviens et des molasses qui les recouvrent presque entièrement. C'était aussi Topinion de M. Fournet et celle de M. Lory, l'auteur de la carte géologique de l'Isère.

Ce dépôt houiller était connu depuis longtemps et on y fit des recherches vers la moitié du siècle dernier. Ces recherches ont été reprises à plusieurs époques. Des puits ont été poussés jusqu'à des profondeurs de 200 mètres; mais, jusqu'à ces dernières années, on n'était pas parvenu à trouver de couches puissantes^ et le charbon de celles que l'on avait reconnues se rapprochait plus de l'anthracite que de la houille.

Départemeiits da Hawd et de l'Ardèehe.

On connaît, dans ces départements, les dépôts houillers de la Grand'- Combe, de Portes et de Bességes ; celui de Prades, situé aux environs d'Aubcnas et du Yigan dans le Gard.

Le premier de ces deux dépôts a acquis une importance considérable qui va constamment en croissant.

La houille y était connue depuis longtemps aux environs d'Alais. £lle y était déjà exploitée sur une assez grande échelle au commencement du dix-septième siècles et à la fin du siècle dernier on tirait du charbon à la Grand'Combe, à Saint-Jean-de-Valériscle, à Portes et Sénéchas, à Bességes et à Bannes dans l'Ardèehe. Mais toutes ces exploitations n'avaient qu'une importance secondaire quand, d'après les conseils de M. de Genssane, des travaux plus étendus furent ouverts par M. de Tubeuf à Alais et en divers autres points. Néanmoins, en 4835, la plupart de ces contrées manquaient de voies de communication; on transportait encore la houille à dos de mulets jusqu'aux filatures qu'elle alimentait particulièrement, et l'on n'y pensait qu'à la satisfaction de la consommation locale.

Ce dépôt houiller ne commença véritablement à jouer un rôle important dans l'industrie française' qu'à dater du jour où l'on conçut l'exécution d'un chemin de fer de la Grand'Combe à Alais et d'Alais à Beaucaire, c'est-à-dire vers 4840.

Jusqu'à cette époque, les usines de Marseille étaient presque exclusivement alimentées par les houilles anglaises qui s'y vendaient au prix moyen de 45 fr. la tonne; et quand le chemin de Beaucaire à Marseille

1. Etiai hUloriqve tur l'exploitation de la houille dam le Gard, MaUnowtkl.

3. Note sur Vinduttrie houillère du département du Gard^ 1866, par F. Chalmelon.

fut livré au public, le.çh^rbpn.de ja Grand'Combe put être fourni à cette ville à un prix inférieur de 15 francs. , , , ...

Ce n'est que dix-sept ans plus tard, en 1857,, pt on nç pç^ft^y, penser sans un certain étonnement, que. les houillères^ de Be^çéges purept venir concourir aussi à s'opposer à Tintroauction sur le littoral des hoaiiies étrangères.

Ce progrès a été réalisé; de pjlus, on a reço|3nu, nop^sans p^ine, contrairement aux idées admises jus(]ii*âlors,^€|ue^ les charbons français {pouvaient être avantageusement employés au;x usa^'os ae.l^ payigption, et toutes ces mines se sont développées d'une manière considérable. Des usines ont été créées, et à Bcsséges où, il y a trente-ci n<^ pus, on^coinplait à peine quelques centaines d^habitants, on peut en voir aujourd'hui plus de 40,000; l'activité règne aux environs de Portes, qui n*étaiept ^^ors qu'un désert et une forêt de châtaigniers ou de pins, et la Graud'Combe est actuellement un des pays du Gard les plus peuplés.

Le terraia houiller du .Gard ne forme pas, comme celui de Saint- Etienne ou celui du nord de la France^ le remplissage d'une longue vallée souterraine dans laduelle se trouvent plissées» contournées êtrejetées les couches de houille qu'on y connaît.

Il constitue une longue zone appuyée sur les pentes méridionales et primitives du plateau central, s'entbnçànt au-dessous des terrains plus récents sans qu'on puisse en déterminer les limites.

On l'avait, jusqu'à ces dernières années, divisé en bassins d^Alais^ de la Grand'Combe^ de Besséaes; mais, ainsi due l'a si bien dit M. FourneC, ces mots n ont aucun sens géologique, cr Ils sont mensongers pap tous les bouts et ils ne peuvent être conservés due comnie , souvenir des vieilles superstitions dont^là science n'a pas été plus exempte ((ue tant d'auires catégories de l'entehdemeiii humain ^ »

L'ensemble charbonneux^ sqr un^ étendu^ .d'enyi|r9n.29,()/)Q heçt^r^, nous apparaît donc. pomme u^ç n^.PP^^ continue (fui,suit Ips, contoufs des schistes, primitifs^ depuis les environs de la Grand'Çomb^ jusqi^^au delà de Portes, qui contourne le ipàssif du Rouvergpe,^p^sse j\ ^e^séges et s*étend jusqu'à Pigère, commune de Bannes, dans le dépa^em^nt de l'Ardèchç. Vers ses limites^méf|idionales,^,cet|^e longue bapde ^disparaît sous les terrains tfiasique et jura^siq^ye ^u |n^ilieu desquels vient percer son prolongement souterrain à Alais, à SaintTJ^an-de-Valérisçle, au Mas- Dieu, à Molières, aux environs <le Saint-Paul-}e-Jeune.pt à Montgros.

M. Parran' divise tout ce terrain houiller en trois parties, d'une épaisseur totale de 4,755 mètres.

La partie supérieure, de 800 mètres de puissance,renferm6 43 couches

Page 1