‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 184 sur 194 · Fournet* De ^extension des terraim houillers, p · texte numérisé non relu

Fournet* De ^extension des terraim houillers, p

2. Euai d'tfiM clauification itraiigraphique des terrains du Gard, par M. Pamn. AIaU,

de houille d'une puissance, ensemble, maximuoi de 4S .mètipes. Elle 8e montre au Mazel (e;xtrémité e^t,du ba^ssin^ Aipdèche), aux Salles, à Holières,, aux B^o^s&es, à Saint-Jean-de-Valériscie. ^ . .i- , ^ . • .

^a p^irtie moyenne, de 405 mètres de p^ii^sance, coDtient,Ji^„ faisceau houiller supérieur de ChampclauçoiK, Comt^eredonde^ montagne Sainte- Barbe, .^ort^ç^ ChauYpl, Me^coirpl, Martinet, 'j^rély^^ P.al^es^lade^ Bességes.s.upérieur,4 Lalle. EUe^, présente, à .la oiontagipe .SaipffS^Qfirbe (Grand'Çpa^^eJ, jl couches de houille d'une épaisseur totale maximum d'environ f.8mètfe$f . , . ,. . . „ ..,. . . :

La partie inférieure^. d'ui^e p^issa^^c^ de 55q n^ètre^ ^possède le faisr ceai^ inférieur de Portes,, Lev^e, Grand*Co;nbe«.3^ssé[ge»s; 1^ couches de houille, d'une puissance maximum de 18 à 20 mètres, à la Grand'- Combe. . . , . . » .» ..

D'après M. Parran, cette épaisseur maxima de charbon doit être réduite de moitié dans chaque faisceau charbonneux, pour donner l'épaisseur moyenne du combustible.

Si l'on considère cette vaste formation (^^ns (^ohq. ensemble, o^ voit qu'à V^xtrémité Ouest, à 1^ Grand'Combe^ où ^e f^e trouveni que les faisceaux moyen^et inférieur, çfle atteint l'altitude, de ^04 mètres, tandis qu'à l'extrémité Est et au Hazel (Ârdèche),. où s^^préfsçnte le faisceau supérieur, cette altitude est de 474 mètres. On peHl(.4^^c remarqi}.er que de vastes dénudations en ont enlevé des ps^rties qqu6id^i;ables. ,J^e plus, dans cet intervalle de Test à l'ouest, les couches ne se présentent pas de la môme manière ; des failles viennent les relever ou les déranger, de sorte qu'il est difficile d'en établir la synonymie^; enfin, à l'est, au Mazel, le terrain houiller 9'arrô.te,. bru8qu§(nen t. à(\a montf^gne Qxfçrdioiui^ «^l® Banelle^M les couches de houille de cette localité viennent buter contre le calcaire.

Hassin houiller du Vigan. — Le terrain houiller jde cette cpn^rée, çqmme celui de la Gr^nd'Combe, de Bességes et de Portçfi, s'appui/a sur lef montagnes, primitives des Céyepnes et, comme lui, il djisps|r^t ^q-de^ssous des couches secondaires et tertiaires qui forment une grande partie du département du Gard. Il parait en deux pointp, à Caya^^ac ,ç.t à Coularpn, et c'est fl|ur le prefpier..dQ çe& deux pp^nts qu'ont existé, pendant longtemps, des exploitations Ipcales abanndonfiéçs depuis.

On y connaissait 4 couples dont deux, de 4 mètfe^^^'^y^O, s'inplii^ant légèrement vers le sud, opt seules, formé l'objet des travauf^ La jl^quille, un.peu.pyr^euse, y renferme 6 à 8 pour 400 dp centres; elle était particulièrempnt employée pouç le sepiçe cjes ch^udière^ ^ , .. ., ,

Enfin, lorsqu'on jette un coup d'œil d'ensemble sur les divers endroits

1 . Voir U Géologie des houUléret âê la Grand* 'Combe^ par M. Galion. Annale* deê Mineê, t. XIV, 4« série.

où apparaissent à la surface du sol les terrains houillers du Gard, & Bannes (extrémité ouest de l'Ârdèche], Bességes, Portes, la Grand' Combe et leVigan; lorsqu'on voit tous ces terrains s'étendre vers le sud audessous des couches plus modernes, il paraît bien difiScile, et pour les uns et pour les autres, de savoir à quelle distance leurs diverses assises peuvent se prolonger au-dessous de ces couches*

Quand, d'autre part, on se rappelle l'existence du terrain houiller sur les pentes du Tanargue, les lambeaux de ce terrain disséminés sur les flancs des hautes montagnes de l'Ardëche, et le relèvement de ce terrain sur les pentes de la chaîne des Maures ou de la montagne Noire, on croit reconnaître que l'ensemble de tous ces dépôts, démembrés en apparence, a appartenu à une vaste nappe, aujourd'hui démantelée, qui se reliait à tous les groupes houillers du midi de la France, comme elle devait se rattacher à ceux du centre en contournant le massif du plateau central.

Production du département du Gard:

20,576 tonnes.

46,263 — 4874. . . 1,355,024 tonnes.

Départemeiit de l'Ardèche.

Ce département comprend les mines de Bannes, situées sur le prolongement Est du dépôt houiller de la Grand'Combe, de Bességes et de Portes, et de celles de Prades, près d'Âubenas.

Ainsi que nous l'avons vu plus haut, les couches de houille du faisceau supérieur du dépôt du Gard viennent buter contre le terrain oxfordien, qui se présente comme une sorte de falaise interrompant tout à coup le terrain houiller et le rejetant à une profondeur qui n'est pas encore connue.

En pénétrant plus à l'est, vers le pays des Vans, on retrouve les grès bigarrés dont on voit des lambeaux s'échelonnant sur les hauteurs qui le dominent, et, à l'Argentière, Tétage auquel ces grès appartiennent est représenté par des schistes colorés qui renferment des minerais de plomb argentifère et appartiennent peut-être au terrain permien.

Dans toute cette contrée, le prolongement du terrain houiller de la Grand'Combe et de Bességes, s'il existe quelque part, est donc entièrement caché ; il est probable que les recherches, pour essayer de le retrouver, devraient se faire dans la plaine de l'Argentière ou dans celle des Vans.

Dépôt houiller éTAubenas. — C'est un lambeau de terrain houiller qui possède la forme d'une vallée étroite, d'environ 2,500 mètres de largeur maximum et environ 40 kilomètres de longueur, passant par les pays de Jaujac et de Prades, et resserrée entre les hauteurs granitiques du Tanargue et celles d'un de ses contre-forts, dans la direction E. 0.

Ce dépôt se termine en pointe du côté de Jaujac et, bien qu'il se rétrécisse également vers l'extrémité nord-est, au delà de Prades/son allure n'y est pas déterminée et donne lieu de supposer qu'il puisse s'évanouir au delà, du côté de l'Ardèche, et s'étendre dans les plaines de l'Ârgentière et des Vans que nous avons citées plus haut.

11 est fortement disloqué par des dykes de quartz, des porphyres, des phonolithes, des basaltes et des laves. En quelques points, il repose sur le gneiss.

On y connaît cinq groupes houillers renfermant plusieurs couches de 0,90 à 3 mètres. Le charbon y est anthraciteux^.

Production houillère de tArdèehe :

1815 2,530 tonnes.

Département de l'Aveyren.

Peu de départements sont aussi richement dotés que celui de l'Aveyron au point de vue de l'industrie minérale ^ II constitue le Rouergue, autrefois célèbre par ses nombreuses mines de toutes sortes et particulièrement de cuivre, de plomb et d'argent; La houille y existe abondamment et elle y forme des couches d'une étendue et d'une puissance remarquables.

Le terrain houiller se montre principalement en deux localités dont Tune est connue sous le nom de bassin d Aubin et de Decazeville^ dont l'autre est dite bassin de Rodez et A'Espalion. Il apparaît encore dans Tarrondissement de Sainte-Affrique.

Bassin dC Aubin, — La houille y est connue depuis les temps les plus reculés, comme dans tous ces lieux de la France où elle se présente à la

1 . Bulletin de la Soeiéti de Vmdu$trie minérale, Bauin carbonifère dee environs d^Àu* bena$m DaDtoD, t. 111, 1858.

?. Carte géologique de l'Aveyron. BoiiM, 1870.

surface du sol et sur les afijeuremeuts. Son exploitation, dans des temps un peu reculés^ dépendait de l,a navigation du Lot que Ton tenta d'améliorer depuis des siècles, et qi^i aurait peru^is rap^rovisjonnepent facile des provipces du Sud-Ouest^ malgré Ips travaux qui y fqreQt exécutés^ les houillères ^e Deçazevii(e et d*A^i^bin ne con^iqencèrent apprendre d'extension qu'après 4824 ou 1825, lors de )a fondation des usines et forges que nous y voyons aujourd'hui, si grandj^ipent d^veloppéest et surtout depuis 4835 et depuis la cré^tiqip des v^ies ^fçjrrées.

Les seize concussions qui occupent la presque totalité de sa surface ont, ensemble, une étendue (^e 5,487 bectarçs^ . ,;

Quoique le bi)ssia d'Au|)in soit en majeure partiç ^nclayé, dans le3 schistes primitifs, l'examen de la carte géologique de M. Boisse montre ^ue si ses limites sont parfaitement déterminées à la surface, elles cessent de l'être souterrainemeixt en plusieurs points.^ ... ,, ,.

Ainsi, d'Auzits à Firmy, sur une distance d'environ cinq kilomètres, il disparaît sous les terrains triasiques, et il est permis de croire à son prolongement au-dessous de ces terrains comme au-dessous des roches triasiques et jurassiques que Ton peut suivre depuis Auzits jusques et au delà des limites de la Lozère du c6te.de Séverac-}e-Ghâteau; rien enfin ne semble s'opposer h, ce qu'il se relie d'une manière continue avec le bassin de Rodez etd'Ëspalion, quoiqu'il. puisse être, en quelques points, accidentellement interrompu par des relèvements primitifs sur lesquels peuvent reposer directement les terrains supérieurs au terrain houiller.

On voit encore le bassin d'Aubin disparaître, au sud-ouest au-dessous des calcaires jurassiques, sur une longueur d'environ deux kilomètres, et il semblerait^ qu'il dût s'étendre et se développer jusqu'à des distances plus ou moins rapprochées de tlignac,mais divers sondages efiectués de ce côté n'ont pas produit le résultat qu'on en attendait.

Les couches de bouille du bassin d'Aubin sont considérées comme appartenant à deux systèmes ou étages distincts; chacun de ces systèmes se compose c d'une ou plusieurs assises^ qui, tantôt se réunissant en une seule couche, tantôt au contraire se dédoublant^ se subdivisant et présentant, dans leiir allure, dans leur puissance, dans la dlistance qui les sépare les unes des autres, les variations les plus multiptiéesj se plient & l'explication des anomalies^ apparentes. »

Ces deux systèmes se trouvent dans la partie moyenne du terrain houiller que l'on considère co^me composé de trois étages : 4<*)'étage inférieur stérile; i° l'étage nioyen le seul productif, renfermant encore du minerai de fer, ei 3** l'étage supérieur formé d'une série de grès et d'argiles.

C'est le système supérieur de cet étage moyen qui est le plus riche; il

Page 1