‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 38 sur 194 · Documents, — Kœchlin et Delbos · texte numérisé non relu

Documents, — Kœchlin et Delbos

une grande abondance et une grande richesse des minerais, ou, comme nous l'avons dit, la contrebande de ces minerais sur une grande échelle.

Cette seconde interprétation est d'autant plus vraisemblable qu'en 1 676 des documents contentieux constatent l'expédition et le transport de quantités de minerais hors du comté et vers Cologne, et le souvenir de ces expéditions clandestines existe encore dans les traditions locales.

Quoi qu'il en soit de cette idée, il est difficile de ne pas reconnaître que ces mines, dans leur ensemble, devaient présenter un haut degré de richesse dans le courant du seizième siècle.

En 4 594 , l'argent se vendait au prix de 1 3 à 4 3 4 /^ livres badoises (2 fr.) le marc de 244 grammes >, c'est-à-dire seulement à raison de 1 4 0 francs le kilogramme.

Le cuivre ne valait que 45 à 47 livres le quintal.

Cet abaissement des prix, Tapprofondissement des mines et les nécessités croissantes d'épuisement durent forcément occasionner le ralentissement des travaux. C'est ce qui semble être arrivé en 4608 : à ce moment, les fonds étaient inondés, mais pourtant on poussait avec vigueur une nouvelle galerie pour atteindre le filon de Teutschgrund.

4642 à 4630. L'exploitation continue, mais elle cesse d'être aussi productive qu'elle l'avait été dans les années antérieures.

Pendant cette période, on tira 37,839 marcs d'argent et de 40,000 à 42,000 quintaux de cuivre.

L'argent se vendait alors au prix de 4 4 à 15 florins le marc, ou environ de 440 à 450 francs le kilogramme.

Le cuivre était vendu au prix de 25 florins le quintal, soit environ 4 ,4 50 francs la tonne.

4632. Les mines de Giromagny et d'Âuxelles occupent 234 ouvriers dont 93 mineurs, appliqués à ScUnt-Jeariy Teutschgrund, Geselsçhaft, Saint-- Pierre et Pfennigthurm.

4 633. Les travaux sont envahis par les Suédois^ vers la fin de la guerre de Trente-Ans ; les lingots furent pillés, les constructions incendiées, et les mines passèrent à l'état le plus précaire jusqu'en 1638, époque à laquelle elles furent totalement abandonnées.

A la suite de ces événements, la plupart des ouvriers émigrèrent; les mines furent reprises quelques années plus tard: mais depuis ces grands désastres, unis à l'approfondissement des travaux, elles n'ont jamais retrouvé leur ancienne activité.

C'est vers cette époque que ces mines passèrent à la France.

1654. Le comte Charles de Broglie, gouverneur de Belfort, enjoignit la restauration des mines et des étangs, ainsi que la reprise régulière du travail.

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