Géologie de VUère, p
Minerai, — L'or y est disséminé en, dendrites, lamelles, grains, affectant de se trouver dans un quartz enfumé d'un bleu noirâtre, miroitant, d'un faciès particulier qui n*est pas méconnaissable.
On le rencontre encore, visible ou invisible à l'œil, dans un quartz rubanné, dans un quartz hyalin, jaunâtre ou brun, et quelquefois dans des druses fort larges et généralement situées dans les parties du filon les plus resserrées.
L'or adhère au quartz, ou bien il est infiltré entre les lamelles de clivage de la galène qui se trouve quelquefois avec lui. Il est accompagné do cuivre pyriteux, de tellure, de calcaire, de barytine ou de brèches en. veloppées de fer spathique.
En 1840, à l'occasion de l'une de ses réunions extraordinaires annuelles, la Société géologique de France alla visiter le filon de Lagardélte, accompagnée de H. Gueymard, ingénieur en chef des mines, auteur de la Statistique minérale de tlsère^ et dont l'opinion était peu favorable à ce gisement ^.
Il y fut reconnu que la direction des travaux avait été soumise à une idée purement théorique, savoir : que les parties métalliques du filon y ont été apportées par sublimation. On était, en outre, sous l'influence de l'opinion que l'or n'existait que près de la surface, et les principaux travaux, dirigés dans ce sens, tendaient à se rapprocher des parties les plus élevées, c'est-à-dire du contact du filon avec les calcaires qui le re< couvrent, où l'on espérait trouver l'or en plus grande quantité et conservé comme dans un tube fermé.
En un mot, comme le dit à cette époque M. Fournet ^ on cherchait le chapeau d'or.
Les recherches ainsi faites ont été sans succès; les membres de la Société présents désapprouvèrent une pareille marche, et, en 4841, M. l'inspecteur général des mines Bonnard put exprimer le regret qu'une galerie d'écoulement, dite la galerie Mey, ouverte au-dessous des travaux existants, n'ait pas été achevée et poussée jusqu'au filon.
Enfin, on fut généralement d'avis, d'après l'assemblage des métaux qui accompagnent l'or, qu'il devait se trouver en plus grande abondance dans les parties inférieures.
Nous n'oserions pas affirmer qu'il en sera ainsi : mais, si, d'un côté» nous voyons au-dessus du bourg d'Oisans, entre ce pays et Lagardette, les travaux anciens du Pontet signalés par M. Gueymard, sur un filon (le plomb , à l'ouest du filon de Lagardette, les afQeurements de filons cuivreux dans le vallon dit la combe de la Pisse, à l'est du même filon, et un filon de spilite dans leur voisinage; si, enfin, nous rapprochons de ces faits les caractères si remarquables du gisement de Lagardette, il