I. Massieax. Note inédite
Jtemplissagt, — Il est généralement rempli par des dépôts quarUeilx, par des débris de la roche encaissante et par une roche filonienne à la fois verte et jaspée comme celle de PlerneuL
Minerai : galène à petits grains, brillants, mélangée avec un peu de blende et de pyrite de cuivre.
Elle se présente le plus souvent en deux veines qui semblent devoir se confondre dans la profondeur, et dont la richesse peut être estimée en moyenne de 100 à 600 kilogrammes par mètre carré de surface du filon.
Cette galène est parfois aussi très-disséminée.
La teneur du minerai préparé a varié :
De 32 à 70 kilogrammes de plomb aux 100 kilos minerai. Et 200 grammes d'argent aux 100 kilos minerai.
Ce minerai se vendait à Swansea au prix de 527 fr. la tonne.
Filon de$ Btriisières, — Ce filon, dirigé E.-O., incliné au sud» paratt avoir une puissance considérable. De grands travaux y ont été exécutés anciennement; il semble devoir recouper le filon deTrémuson. Non loin de cette dernière mine, en allant de Trémuson à Tremeloir, on retroii¥e les traces d'une ancienne excavation qui, découverte, a fait reconnaître une crête formée par une terre ferrugineuse renfermant une notable quantité de petits cristaux verts et très-nets de plomb phosphaté, comme on en rencontre souvent aux affleurements.
Filon de la Ville-Balen. — C'est l'un des filons les plus importants de la concession. D'énormes déblais anciens accusent l'étendue des travaux qui y furent exécutés anciennement.
Direction : N.-O. ; inctinaison à l'ouest.
Puissance : de 0,46 à 4,33.
On distinguait au mur une veine argileuse noire accompagnant toujours le minerai.
Minerai : galène mélangée de cuivre gris argentifère. La blende y devenait souvent abondante.
La teneur de la galène était :
De 55 pour 400 aux 400 kilos, et 0,0045 argent.
H. de Fourcy ajoute qu'on y a reconnu des cuivres gris argentifères d'une teneur de 0,005.
Ce filon, ajoule4-*il, est sans contredit le plus riche de tous ceux qui ont été exploités.
Nous n'entrerons pas dans plus de détails sur ces mines, désormais concédées et sur lesquelles les travaux doivent être bientôt repris. Ce que nous avons dit suffit pour montrer tout l'intérêt qui s'attache à la
présence des substances métalliques dans ces localités, et pour faire ressortir le regret, déjà exprimé tant de fois, qu'on les ait laissées dans l'oubli pendant tant d'années.
Mine de Pontpéan (Ille-et-Vilaine). — La mine de Pontpéan est l'une des plus remarquables qu'ait possédées la France, et elle est en môme temps l'un des exemples les plus saillants des perturbations que peut apporter dans une exploitation le mauvais agencement des moyens d'épuisement.
Elle a été particulièrement décrite par M. l'ingénieur Fayn^, dans la Revue universelle de Belgique. Nous y puisons une partie des renseignements qui vont suivre.
Historique. — Cette mine, située à 4 0 kilomètres au sud de la ville de Rennes, a été l'objet de travaux anciens très-développés, particulièrement pendant le dix-huitième siècle.
Mal travaillée de 4731 à 4740, elle fut vendue par autorité de justice en 1745. Rachetée en 4746 pour la somme de 40,300 livres, ellenlonna lieu à une avance de fonds d'environ 800,000 livres, et fut abandonnée en 4765.
Acquise, à la même époque, par la Compagnie de Poullaouen, pour la somme de 495,000 livres, on y commença de nouveaux travaux avec une somme de 40,000 livres.
En 4784, la Compagnie vota une nouvelle mise de fonds de 240,000 livres.
D'après Duhamel, la Société couvrit à peu près ses frais ; mais néanmoins, en 4788, on mit en délibération l'abandon de la mine, pendant que M. Broêlmann, directeur de la mine de Poullaouen, qui avait donné à cette exploitation une vive impulsion, proposait de faire en 18 mois une dépense de 442,000 livres pour améliorer les moyens d'épuisement.
Malgré l'imperfection des moyens d'exhaure, on produisit une assez grande quantité de minerai jusqu'en 4794, et, à cette époque, la mine fut définitivement abandonnée après des pertes importantes. On en avait extrait, de 1789 à 1724, 3,667 tonnes de minerai.
Les motifs de l'atandon sont attribués à :
4 ^ La mauvaise situation financière ;
â^' L'obligation de livrer le plomb produit aux arsenaux de la marine à un prix fixé par le gouvernement, et payé en assignats;
3<> La nécessité d'établir de nouvelles machines d'épuisement, les anciennes machines ayant été reconnues depuis longtemps insuffisantes;
4® La crainte que les massifs reconnus ne se continuassent pas en profondeur.
La mine resta ainsi abandonnée jusque vers 4844, époque à laquelle