Essai sur Its roches de la Manche, par de Gaamont, f SSO
C'est ainsi que les marbres da Cotentin , appartenant au terrain de transition, renferment des mines de plomb qni, à plusieurs époques, ont donné lien à des exploitationis.
La tradition recueillie par Dubamel indique que les Anglais firent des travaux considérables aux mines de Pierreviile et à un quart de lieue de Surtainville, dans un endroit nommé la Ferriëre. On y fit des recherches dans le siècle dernier; ces recherches furent abandonnées en 1741. Reprises en 4788, on y exécuta 4 puits et une galerie de 472 toises.
Ces essais furent renouvelés vers 4849 sans résultat.
Le gisement consiste en une couche métallifère, de 0,50 à 0,69 d'épaisseur, parallèle à la stratification des marbres.
D'après l'opinion de Duhamel, cette mine est importante; on y trouve de la calamine.
En 4788\ selon ses renseignements, il existait sur cette mine 50,000 li- Très de minerai bon à fondre, 40,000 de blende, 40,000 de calamine.
La mine de boccard avait été employée ft réparer les chemins.
A cette époque (4790), les travaux cessèrent par suite de la disparition des intéressés.
La tradition parle encore de travaux anciennement exécutés sur la paroisse de Moncarville, qui auraient fourni beaucoup de minerai de plomb.
Dans ces contrées on trouve encore, outre la galène, le cuivre pyriteux, la blende et la baryte sulfatée dans beaucoup d'endroits, dans des grès quartzeux et des arkoses qu'il conviendrait sans doute d'étudier, surtout quand on sait que, sur plusieurs points de la France, des grès de même nature ont été le réceptacle de substances métalliques qai, dans les temps anciens, ont donné lieu à des exploitations importantes.
Dans ces mêmes localités, les anciens minéralogistes rappellent aussi d'anciennes exploitations de plomb et de cuivre, notamment dans la forêt de Brifuebec.
Enfin, Duhamel cite, dans les environs de Moncarville, encore plusieurs filons de quartz blanc de 6 à 7 pieds de puissance, à la naissance des buttes de Montabeau, renfermant des minerais de cuivre décomposés et faciles à attaqua par des galeries d'écoulement.
Mine de PEssart (Tendée). — Les comptes rendus de 4846 font encore^ mention, en Vendée, d'un filon de plomb gisant dans les terrains anciens et qui fut aussi Tobjet d'une exploitation oubliée.
Étcnn. — La Bretagne est particulièrement remarquable par les giseœ^ats d'étain qu'elle renferme et dont, malheureusement, jusqu'ici on n'a pas tiré le parti que les signes extérieurs permettaient d'espérer.
L'oxyde d'étain a été reconnu aux environs de Vannes» dans le Mor-