‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 73 sur 194 · Annalis des Mines, t. VI, p. SSl, 1834; t. VII, 184S · texte numérisé non relu

Annalis des Mines, t. VI, p. SSl, 1834; t. VII, 184S

2. Rapporte à la Compagnie des mines du Morbihan, par M. Droane, 1655. — Rapport de MM. Saincteletta et A. GittoD, 1867. Notée inéditei.

bande de iJSM mètres de largear. Lt paisiafioe des flloAs y varie de 0,5(» à plus de 3 mètres ; leur inclisaison est d'environ W. Us sont généraleflunt très-réguliers en direction comme en profondeur.

Leur direction se rapproche de celle du méridien magnétiqueL

La masse principale de chaque filon est composée de quartz plus 6a moins translucide, blanc laiteux ou ferrugineux, compacte^ fragmentaire ou carié. Vers la sorfiicev le minerai est disséminé dans le quartz ; en profondeur il paraît se concentrer en veines régulières au contact du granité, et se présente quelquefois massif sur plusieurs centimètres d'épaisseur.

Ces filons renferment encore un peu de fer hématite près de la surface et une petite quantité de mispiàel dans la profimdeur.

On y trouve aussi, comme dans les filons du Comouailles, l'émeraude, le wolfram, la topaze, des traces de blende, de pyrite cuivreuse, de fer titane, etc.

Le granité est généralement altéré au contact des filons, surtout aux approches des schistes.

Les caractères généraux que nous venons d'exposer sont ceux qui se présentent le plus généralement pour tous les filons de la concession; nous devons cependant ajouter que, d'après M. Bronne, dans quelques endroits, surtout vers la surface, ces filons sont reliés par une multitude de petites veines qui s'entrecroisent de manière à donner l'apparence d'un stockwerck.

On a trouvé dans ces mines un grand nombre des cristaux d'oxyde d'étain qui ornent aujourd'hui la plupart des musées de la France, et les minerais, analysés par M. Boudant, ont donné :

Minerais provenant des filons :

Oxyde d'étain, 0,92.

Oxyde de fer, 0,02.

Gangue siliceuse, 0,01.

Minerais provenant des alluvions :

Oxyde d'étain, 0,94.

Oxyde de fer, 0,02.

Gangue siliceuse, 0,04.

M. Durocher avait constaté dans ces minerais la présence de Targent.

Enfin, près du village de Bréman^ commune de Sirent^ on a reconnu un filon d'environ 0^,15 de puissance, enclavé dans le granité, dirigé de Test à l'ouest et formé de quartz bleuâtre. Les alluvions de la vallée qui y correspond sont d'une richesse remarquable et contiennent des morceaux d'étain volumineux*

Il n'est pas sans intérêt de faire i^marquer la présence de ce filon, courant E.-O., à côté de tous eaux que l'im connaît, dirigés N.-S.

Ce fait indique évidAmBettfit 4fm les envimna de la Villeder sont traversés par des filons de dinectkms divenses. Or, si on se rappelle que, d*apjrès M. Thomas, run des direeteun les plus pratiques du Comouailles S ia direction des filone les plus productîiB de ce pays se trouve comprise <laDS un angle variant de 30° an nord et au sud de la ligne Ë.-O. ; que, de plus, la direction N.*S. y correspond à des filons quartzeux peu riches, on comprendra comhien il pourrait être utile de fiker Tattention sur les filons de la Bretagne qui se rapprochent de la direction Ë.-O.

Ces mines ont été travaillées à divers intervalles, de 4846 à i 865. On en a extrait environ 33 tcmnes de minerai qui, vendues, ont produit la somme de 62,500 francs, et environ 50 tonnes qui ont été fondues à la ViUeder.

En 4865, les travaux étaient abandonnés, comme ils Tétaient encore en 487â. Pendant toute cette période, on n'a fait que des travaux d*ex« ploration consistant en huit puits, d'une profondeur moyenne de 83 mètres, et plusieurs galeries dont deux d'écoulement. L'une de ces deux galeries, située à 50 mètres au-dessous des affleurements, devait avoir une longueur de 800 mètres; elle a été saspendue après avoir été poursuivie jusqu'à 450 mètres. Aucun travail de production n'a, pour ainsi dire, été ouvert, quoique le minerai ait été reconnu sur un grand nombre de points.

« Le malheur de l'entreprise, disent MM. Sainctelette et Gillon, a peutêtre été l'étendue même de la concession (17,400 hectares) ; si les travaux, au lieu d'être disséminés en explorations successives à la surface, eussent été dirigés immédiatement en profondeur, il est probable que, depuis longtemps, l'entreprise donnerait de beaux résultats. »

En 4873, on est rentré de nouveau dans ces ouvrages abandonnés, et ce que l'on voit dans les travaux récemment exécutés paraît devoir modifier notablement les idées défavorables qu'on avait pu concevoir jusqu'ici •.

Un puits creusé à la Villeder, dans un granité décomposé, a reconnu, par de nouveaux travaux , quatre filons de 0,40 à 4 mètre de puissance, contenant beaucoup d'oxyde d'étain. La teneur moyenne de ces filons peut être de 30 h 35 kilos d'oxyde par mètre cube de filon abattu.

Dans divers endroits, on peut voir en place des veines massives de un à plusieurs centimètres d'épaisseur.

Au Lédo, dans la même concession, à 5 kilomètres N.-E. de la Yîlleder, les travaux faits avant 4 865 sont aujourd'hui noyés ; mais des recherches récentes, faites à la surface, ont découvert des veines de quartz avec minerai massif.

Quelque incomplets que soient ces détails, ils paraissent suffisants

l. Annales de» Minée, 1863.

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