Jçunal tfei Minet^ an
avait été l'obfet de trarauK assez importants dans des temps reculés. Elle fut reprise Ters 4854 et bientftt après abaniMnée.
Asijoa.
Hellot rappelle» d'après Piganiol, Teiisteiice de mines de plomb» argent, etc., au village de Chevaux ^ paroisse de Cowreelkt.
Les terrains de transition, et notamment le terrain silurien, possèdent dans ce pays un très-grand développement, et on y exploite aujourd'hui des mines de fer que les anciens y avaient travaillées sur un grand nombre de points.
Le même auteur cite encore des mines de cuivre et argent sur Tabbaye de Noyers. Ces mines forent concédées dans le siècle dernier après quelques essais. Rien n'en fait connaître Timportance.
Berry (Cher et Indre). — Poltov (Vienne et Deux-Sèvres). [Mm^manêm (Charente). -— Partie de la Cayesne (Dordogne).
Les montagnes granitiques du plateau central forment» du c6té de l'ouest, une sorte de promontoire avancé, circonscrit par une ceinture de roches sédimentaires qui se développent dans les départements du Cher, de l'Indre, de la Vienne, de la Charente et de la Dordogne.
Ces granités, avec les gneiss et micaschistes qui leur sont superposés^ disparaissent au-dessoos de ces dernières roches; mais, dans le nord de la Charente comme dans les Deux-Sèvres, ils sont peu éloignés, audessous de la surface du sol , et ils vont se reteyer plus loin, vers la Vendée, pour former les principales proéminences de la Bretagne.
Dans ces divers départements, on a signalé depuis longtemps la présence de nombreux indices métalliques que l'on trouve groupés dans des filons ou disséminés et réunis au sein des couches jurassiques ou triasiques, autour des montagnes granitiques centrales, ou & peu de distance des granités que recouvrent ces couches.
L'étude de ces derniers gisements otke un très-grand intérêt au poinl de vue théorique, mais elle mérite encore une attention toute particulière parce qu'elle montre «ne série de dépAts métalliques répandus au sein des couches secondaires partieiilièrameMt triaaiques, distribués tout autour du plateau central et formant^ en quelque sorte, un horizon métallifère d'une grande extension que l'on retrouve, au nord-est, dans la Moselle et probablement en Allemagne, et jusqae dans le sud-est, dans le Var«
Quelques-uns de ces dépôts n'ont probablement qu'une très-faible importance; mais il en est parmi eux, tels que ceux de Notre-{>ame-de-
Laval, etc., dans le Gard, et de Melle dans les Deux-Sèvres, qaiont donné lieu à des exploitation prolongées; et il est permis de sapp^er aujourd'hui qu'ils ne sont pas tous connus, ou que ceux qui le sont ne sont pas entiërement époiaés.
En général, dans la contrée que nous considérons, les tentatives faites dans ces derniers temps n'ont conduit à aucun résultat prospère, et on a une opinion peu favorable à la richesse des gisements qu'on y connaît; mais, quoique la géologie y ait été étudiée par des hommes de mérite, nous pensons qu'il reste encore beaucoup d'observations à faire au point de vue des gisements métalliques.
Mines et gisements connus ;
Départemeiit da Cher.
Ckâieau-Meillant : cuivre, galène et manganèse* !bavaux abandannés. Saint- Ckristophe-le^Chaudry : manganèse. Concédé en 4833. 176 hectares.
Département de l'Indre.
Urciers'. galène. Concédé en 4856. 300 hectares. Travaux abandonnés. Éguxùn : pyrites de fer. Concédé en 1858. 516 hectares. Saint-Sévère : cuivre. Travaux anciens.
Saint^Benoît-du^Saut : galène. Recherches peu suivies.
Départonaent de m Vienne.
Le Vigean : galène et cuivre.
Ille-en" Jourdain : galène et cuivre.
Civray : cuivre.
Sauxais : galène et calamine en couches.
Département des Denx-SèTres.
Saint'Maixent : galène en couches.
Lamothe-Saint'Théray : galène en couches*
Melle : argent. Anciens travaux très-étendus. Couches.
• Département de la CJharente.
Atinie : galène et Meade. Concédé. Anciens travaux. Couches, Champagne : prolongement des couches métallifères d'Alloué. Ntmteuil : — —
Cimdae : — —
Mmffee : — •^
Ckéranies : anciens Iravamx. Conetiea.
Confolem : gisements piMibeux argeatiftree. Eête : étain.
Étagnac : antimoine.
Menetf canton de Hontbron : galène. Ancienne fonderie j
Départenieiit de la Dordegne.
Saint-Martiti'k'Pin : manganèse. Concédé en 4840. i84 hectares.
Satnt'Pardoux : — — <8H. 279 —
Thiviers: — — 4840.234 —
Theijat: — — 4842. 447 —
Milhatyde-Naniron : manganèse.
Nùatron : manganèse.
Saint-Martin-de-Fressengeas : manganèse.
Nontron et Saint-Martin : plomb et argent. Filons.
Terrassùn : cuivre.
Jumilhac : antimoine.
Mialet et le Chalard ; sulfure d'argent.
La Bacheleriey arrondissement de Sarlat : cuivre.
Département dn cher.
La majeure partie de ce département constitue un vaste plateau d'une surface à peu près uniforme et d'une altitude de 450 mètres. Le centre est particulièrement composé de roches jurassiques superposées au trias, qui présente ses affleurements sous la forme d'une bande étroite s'appuyant, à l'extrémité méridionale du département, sur les roches cristallines et les micaschistes.
Ce département est depuis longtemps connu par la production du fer, et les Bituriges jouissaient anciennement d'un grand renom comme métallurgistes; mais les substances métalliques autres que le fer connues y sont peu abondantes. Cependant, des filons quartzeux renfermant du fer oxydé, de la galène et de la pyrite cuivreuse, traversent les roches cristallines et sédimentaires.
A Chdteau-Meillant, on connaît plusieurs filons quartzeux contenant de la galène et de la pyrite cuivreuse. Ces filons paraissent être le prolongement d'un faisceau métallifère, qui se prolonge dans le département de rindre, du côté d'Urciers.
Des tentatives d'exploitation y ont été faites à plusieurs époques, et notamnent en 4 868, mais toutes, bien superficielles, ont été abandonnées. '
Saint-Christophe le Chaudry. — Le manganèse s'y trouve, comme aux environs de Chftteau-Heillant, en amas et veinules irrégulières dans les coucbes du trias qui reposent sur les schistes cristallins. Des travaux y ont été faits avec succès vers 4 835, et il est possible qu'ils soient susceptibles d'être aujourd'hui repris avantageusement (4873).
Dans l'explication de la carte géologique de France, M. Élie de Beau-
mont fkit remarquer qae les manganèses de ces localités , comme ceux de la Dordogne, que nous mentionnerons plus loin, et celui de Romanécbe, dans Saône-^t-Loire, renferment 4 à 5 pour 400 de baryte sulfaté, ce qui semble indiquer pour eux tous une communauté d'origine. En 4 850 , les auteurs de la carte géologique du département du Cber écrivaient que les gisements plombeux et cuivreux de ces localités ne paraissent pas placés dans des conditions assez favorables pour permettre qu'on pût les exploiter fructueusement; mais aujourd'hui, en 4873, ces conditions tendent à se modifier notablement, par suite des chemins de fer qui y sont actuellement en construction, et ces gisements méritent peut-être plus d'attention que dans le passé.
Département de l'Indre.
Mines dUreien. — Ces mines sont situées sur les communes d'Urciers et de Lignerolle, arrondissement de La Châtre. Elles étaient connues depuis longtemps, et la tradition rapporte que des travaux y furent exécutés dans le neuvième siècle, au temps de Charles le Chauve. Ces travaux sont généralement inconnus, mais leur existence paratt bien réelle, car, vers 4868, une galerie d'écoulement que l'on poursuivait rencontra des excavations anciennes qui n'apparaissaient pas à la surface. Après un long abandon et des tentatives diverses, elles furent reprises vers 4856, abandonnées de nouveau quelques années plus tard, et travaillées pour la dernière fois en 4868, pendant l'espace d'un an.
Elles sont ouvertes sur un filon parallèle à la stratification des schistes encaissants. — Puissance: variable, 0,35 à 0,50 et plus. — Direction: N. S. — Minerais: galène cubique accompagnée près des afQeurements de plomb phosphaté et de carbonates de cuivre, dans une gangue terreuse près de la surface, et devenant de plus en plus dure et quartzeuse en descendant. La teneur du minerai extrait en plomb était moyennement de 67 à 70 pour 400 en 4868. La quantité d'argent qu'il renferme a été considérée jusqu'ici comme insignifiante.
Les travaux exécutés jusqu'à ce jour n'ont pas pénétré, moyennement, à plus de 30 mètres de profondeur au-dessous des affleurements. Ils consistent en cinq ou six puits ouverts sur le filon lui-même et en galeries horizontales. Le minerai, distribué d'une manière irrégulière dans l'étendue du filon, y a été abondant.
U ne nous est pas permis de juger des causes d'abandon de cette mine, mais il y a tout lieu de croire que la faible quantité d'argent dans le minerai, l'augmentation des eaux à épuiser avec l'accroissement de la profondeur et la difficulté d'ouvrir des galeries d'écoulement exercèrent sur l'eiploitation une fâcheuse influence. Nous devons ajouter que, selon toute apparence, le filon d'Urciers n'est pas seul , ainsi que l'indiquent les anciens travaux que Ton a trouvés en dehors de sa trace, et par con-
séqoeiii nen ne prouve qu'on ne paisse Tesocnitrer d»ns cette loeaUté des coDGentrations miltUiquee pins abondantes et des minerais d*une teneur en argent plus élevée que celle qu'on y a eosslatée jusqu'ici.
Saimt^Seifht : ewain- — Quelques tnmux ancieBS esicutéa au temps des seigneurs»
Aucun travail de mine n'est exécuté aujourd'hui (4873) dans ce dé* partement; cependant des indices métalliques y ont été signalés depuis longtemps. Ainsi, en 1705, Louis XIY donnait un édit à Versailles pour l'ouverture des mines d'or, d'argent et autres métaux nouvellement découverts dans les terres du Vigean et de Ylk en Jourdain ^ sur la Vienne, en Poitou; et plus tard^ vers 4770, on découvrit une mine da cuivre jaune» aux environs de Ciwray, près du cb&teau de Traversât^ ^.
Sauxaù. — C'est une ancienne mine , présentant des caractères analogoea à celle de Melle (Deux-Sèvres), dont nous parlerons plus loin.
Départemeiit de la diapeiitfe.
Les gttes métallifères de la Charente sont concentrés aux environs de Confblens, où. se montrent les terrains anciens traversés par des éruptions porphyriques et dans les couches secondaires qui s'appuient sur ces terrains. Au milieu des gneiss, on peut observer de nombreux filcms de quarts amorphe atteignant quelquefois la puissance de 15 mètres*.
Entre Confolens et Saint*Germain , on voit quelques travaux de re-^ cherches consistant principalement en galeries de direction.
Les premiers indices que Ton rencontre, dit M. Coquand, consistent en un filon de quarts rubanné de 0,40 de puissanee, dans un granité passant au gneiss et à une syteite schistoide, à peu près vertical. Les travaux les plus étendus avaient M entr^ris au lieu dit La Grange-- Combourg. On y recherchait des minerais ploodbeux, donnant 54 à 60 pour 4 00 de plomb environ et 60 grammes d'argent au quintal.
Les galènes sont accompagnées de blendes argenti&res, pyrites argentifères et de cuivre pyriteux.
D'après une statistique de l'arrondissement de Confolens, publiée en 4833, on découvrit dans ces montagnes mi filon d'étain oxydé avec du wolfram, auprès A*Es$e.
Bn 48SI, on a fait des recherches aui environs de ce dernier pays^ et
f . Ancleng mtnérelogistos.
t. Carft géotogtqm de !■ Ckarmtêf far Goqusad^'
Mirtoat près du Tillage de Grmd'NewiUe. On y a trouvé de la galfene ék des blendes argeatifères. Les minerais plombeux tenaient 70 pour 400i de plomb et 3 à 5 onces d'argent, soit o mroo 4 00 à 450 grammes.
£n 4856, on découvrit quelques filons quartseux N. S., arec cbauz earibonatée et pyrite de fer, dans la commune de Brigweil. Les travaux de cette époque sont noyétb
Menet^ près Montbron. — Filon de galène en rapport avec des éruptions porphyriqnes, exploité vers la fin du siècle dentier (4770). Les travaux y avaient été assez importants pour alimenter une fonderie. Les anciens minéralogistes ont signalé celle mine comme ayant été abandonnée à eause de la modicité de ses produits ou à cause de sa mauvaise exploitatioD.
Etagnac : gttes d'antimoine dans le gneiss.
Alloue: plomb. — Des travaux anciens considérables, qui remontent peut-être au temps des Romains, ont été exécutés dans ces lieux pour Textraetion des minerais de plomb.
On a repris ces travaux dans ces dernières années, mais on ne fes a poursuivis que pendant peu de temps.
Gisement -— Il consiste en une série de couches presque horizontales ou faiblement inclinées, appartenant à la partie inférieure du terrain jurassique, plus ou moins imprégnées de minerais de plomb et de zinc. Ceux-ci y sont distribués en grains, en rognons, en amas, en veines, etc., irrégulières et sur une épaisseur qui, quelquefois, est de 45 mètres.
En 1860, au moment oit nous eftmes occasion de visiter cette mine, on exploitait à ciel ouvert et ou extrayait une galène à grains d'acier, associée à une quantité considérable de blende blonde et à du plomb carbonate. Ces minerais rendaient 40 à 45 pour 400 de plomb et 400 à 450 grammes d'argent aux 400 kilos de plomb d'œuvre. Vauquelin y constata la présence du platine.
A cette époque, on les transportait à Bordeaux pour y être fondus.
Les Chéronies^ commune de Ckantrésœ. — Ce gisement paraît semblable au précédent; on Ta exploité anciennement, et les minerais étaient fondus à une usine située à "Beaumont. Ils consistaient en galènes , pyrites de fer, de cuivre, blendes et calamines. Berthier a signalé aux Chéronies' la présence de l'argent carbonate.
Il est digne de remarque que les couches jurassiques ainsi minéralisées renferment des parties silicifiées et des jaspes qui, quelquefois terreux et décomposés, contiennent de la calamine cristallisée; quelqués-