‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 75 sur 194 · Traité de la voie sèche · texte numérisé non relu

Traité de la voie sèche

ans de ces jaspes» eieessivement ferrugineux » renfermaient en notable proportion le plomb et l'argent à la dose de 5 à 6 millièmes ^.

Ainsi, on trouve dans ces contrées des couches métallifères, sans doute modifiées par leur rapprochement des granités, sur lesquelles elles reposent ou dont elles sont peu éloignées, renfermant des amas îrréguliers de minerais de plomb et de zinc d'une faible richesse en argent, et à côté d'eux, irrégulières, des veines terreuses pouvant contenir de l'argent en quantité notable.

Ces couches n'affleurent pas partout à la surface du sol; elles disparaissent au-dessous de ses sinuosités ou ne se montrent qu'en quelques points. D'après M. Meillet, elles se poursuivent dans la direction N.-O., aux environs de Champagne -Mouton^ Nanteuil^ Condac, Ruffec^ et se relèvent par Chef 'Boutonne^ vers Melle, la Motte Saint-Hèray elSaint-Maixentf dans les Deux-Sèvres, où ont eu lieu des exploitations prolongées.

On pourrait donc concevoir, dans la Charente comme dans les Deux- Sèvres, l'existence d'une étendue métallifère importante, renfermant des minerais de plomb et de zinc pouvant être quelquefois en blocs de milliers de quintaux, dont la position pourrait facilement être déterminée à l'aide de sondages peu profonds; on pourrait peut-être y découvrir ainsi, indépendamment de ceux que l'on connaît déjà, des gisements argentifères d'une teneur élevée. Cette dernière observation paraît d'autant plus probable que l'exploitation de Melle, qui appartient au même système de couches, parait avoir été établie sur des gisements pour ainsi dire exclusivement argentifères, ainsi que nous allons le voir.

Département ûem iieiix-SèTres.

JUineB de Melle. — On y voit encore aujourd'hui les vestiges des travaux anciens qui y furent pratiqués dans des époques très-reculées. La ville de Melle est souterrainement sillonnée dans tous les sens par une multitude de galeries d'une grande étendue, et des amas de déblais considérables se montrent sur la montagne de Saint-Pierre. Il y a donc eu là une exploitation importante dont on a en quelque sorte !perdu le souvenir. La tradition fait remonter les temps de son activité aux rois de la seconde race et au neuvième siècle, et les travaux y auraient été poursuivis jusqu'au commencement du dix-septième siècle.

Ces travaux étaient complètement oubliés, lorsqu'en 48â4, MM. de Cressac et Manès donnèrent une description géognostique des terrains qui les enveloppent. Ces deux savants rappelèrent que Meile fut longtemps un atelier monétaire, et que dans beaucoup de tpmbeaux de cette localité, on trouva des creusets, derniers souvenirs des fondeurs

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