Ibidem
tl eh sëtàit d'è ttèmb aux environs de Semur, dans la ëâie-d'br, ôii se présenteraient deé rbichés siticinées, comme en beaucoup d*àutres points sub les jienles du Morvdii, auxquelles M. de fionnard avall donné le nom d'arkose.
Ce sBtii dès i^fodiibtions méiaîJtfârés analogues à celles que l*on rencontre dans la vallée de ia Cure^ où des minerais de plomb, disséminés dans là i*bctië, travaillée i unS cériainé époque, ont laisse, cbm'mp [race^ des travaux et de leur existence, des poches et des grottes semblables S eelle de Piért*ë-Perthtiis, iillëe ^di* M. Ëlié dé Bèaumont^i.mâis ce savant
ans rassise siliceuse exploitée, un inâsedli itrégiilt^r de veinés dé toùles inclinaisons, dont lès veitibs vertiëdlëà sotit ébiivént le |)rblëbgémeiil dirëcl de îilons de même nature coupant le granité qu'dle domine, ^i y formnt iiii résead àssëi cbinpHiiué.
MMutu i*c ^vft»(fMsc/c7 •• — uckic ujiiic païaib avuii ovc %iayaiiico ui^ii» lo
seizième siècle par les de Bèze. cohceséionnàires des mines de Chitry. M. Collenot' ne signalé en cet endroit que la présence de couches sili-
Mine de i^ntàuh'ert. — Cette mine paraît avoir été trayaillée di^ns le
d( ignalé en cet endroit que la présehci ciliées; mais le granité étant visible au-dessous de ces couchps sur, la rivé drbiié du tbusiii, il ii*esl pas impossible qù*on n'y ait exploité des filons analogues à ceux dont nous venons de parler et de ihême nature que ceiix de Chitry.
Il est, d*aillears, digne dé rérîiàrjque iifaé Pontaùbërt ési siliié & peu près dans la direction de ceux de ce dëriiiet* paye.
On peut donc regarder iîomnlè un fait certain, déjà du reste sjgnàli^ par les géologues, que de nombreux filons quartzeux existent dâhs ]eà giieiss, les micaschistes et les granités de ces contrées, mais on ignore jusqu'à qiiel degré Ils sont métallifères, et ils paraissent peu siibceptiblés d*ètre travaillés utilement.
Ce département» connu depuis longtemps parséè mineade ftr)etsQr« tout par ses riches bassins houillers du Crêusot, Blanzy, Épinae, hé j)à^ ratt posséder que peu de gisements métalliques proprement dits. Il èdt presque entièrement formé tie roches secondaire^ et tertiaires, çt c'est aux approches du Morvan, comme sur le prolongement des. chaînes du Beaujolais, qu'on retrouve les roches ëilcietines où porpbyMqùël
En 4873, les mines de manganèse sèillés y étaient eii éxploitatibii.
Gisements connus dans Sa6ne-et-Loire :
1. Carte géohgique de France^ t. 11, p. 3 7 S. S, Géologie de I'Amsoû.
Mesmon^ commune de Saint-Christophe, plomb. Concession de 4828 sur 4 41 hectares. Depui; longtemps abandonnée (4836).
Of/é, en Charollais, filon de plomb dans le lias. Plomb 0,86, argent 0,004.
VarenneSf commune d*Igé. Filons de plomb. Recherchés vers 4840. Abandonnés.
JtivauXj canton d*Autun, plomb dans le granité. Argent 0,004. Ro* cherché en 4824 (Comptes rendus).
Vandenesse-îes-'CharoUes, filon de plomb. Indices de mines de plomb et de manganèse.
Saint-Prix et la Grande- Verrière^ plomb et argent.
Roche^ commune de Rigny, deux filons. Recherches insignifiantes (Comptes rendus).
La Romanèche^ manganèse. Concession de 4823 sur 499 hectares.
— — — de la vieille mine, 48S9.
— — — du grand filon, 4829.
La Chapelle de Guinchay^ manganèse.
Bourg^ Vilain^ canton de Tramayes, manganèse,
Les'Êcouchets^ chrome.
Rigny-sur-ArrouXt hameau de la Roche^ indices de mines de plomb.
Chiseuil, pyrites de fer.
Les gîtes plombeux de Saint-Prix et la Grande- Verrière^ situés près des limites du département et sur les pentes du Nivernais, sont les seuls qui paraissent avoir quelque importance. D'après les Comptes rendus des ingénieurs (4846), on y connaît deux filons très-étendus, encaissés dans le porphyre.
Ils renferment de la galène argentifère, du plomb phosphaté, arséniaté, carbonate, etc., dans une gangue de quartz et de spath fluor.
Celui de Saint-Prix, commune de Saint-Prix-sous-Beuvray, sur la montagne de Gamay, ù la limite de Saint-Prix et de Glux (Nièvre), anciennement exploité, est connu sur 300 mètres. Les travaux, repris en 4858, ont été abandonnés à cause de Tabondance des eaux.
Le filon de la Grande-Verrière est reconnu sur 750 mètres. Sa puissance est de 4 mètre. Ces filons furent découverts en 4776. Travaillés de 4785 à 4796, o la mort d'un des exploitants et la politique arrêtèrent tout. »
Quelques tentatives insuffisantes furent faites depuis cette époque.
La Romanèche. — Les mines de manganèse se trouvent au pied des collines qui bordent la Saône, à l'extrémité méridionale du département et sur le prolongement des montagnes du Beaujolais. Elles furent découvertes vers 4750 et, depuis cette époque, elles ont été continuellement travaillées avec plus ou moins d'activité dans les concessions qui se développent sur l'étendue des affleurements»
En 1869, les mines de Sa6ne-et-Loire, représentées presque exclusivement par celles de Romanèche, avaient produit 3 204 tonnes d'excellent minerai après avoir extrait plus de 7 000 tonnes en 1866, 3 700 en 1868.
En 1872, leurs produits ne s'étaient pas élevés quoique le manganèse fût alors plus recherché qu'il ne l'avait jamais été. Cette situation, après plus d'un siècle de travail, paraissait provenir de l'épuisement de quelques parties du gîte, et surtout de la transformation, dans la profondeur, du minerai qui, sur quelques points, paraissait alors passer insensiblement à un minerai de fer sans que le gisement perdit de son importance ou de son épaisseur.
Ce gisement est placé au contact d'une roche granitoide et des grès et argiles du lias, dont les couches peu inclinées viennent s'appuyer sur elle.
Il présente, dans son ensemble, deux branches parallèlement inclinées, presque verticales, séparées par une bande étroile de granité et surmontées d'une couche d'argile qui constitue la salbande du toit. C'est sur cette argile que viennent buter les couches du lias.
Enfin il montre, en quelque sorte, des épanchements de manganèse dans l'intérieur de ces couches et parallèlement à leur stratification, qui se prolongent jusqu'à environ 1 00 mètres de distance.
La direction moyenne du gtte est N. S. Son inclinaison 7S® à l'E.
Puissance. — Les deux bandes dont nous avons parlé offrent un point de réunion où la puissance atteint jusqu'à 12 mètres; mais cette puissance paraît aller en se rétrécissant avec l'accroissement de la profondeur. Elle atteint peu à peu l'épaisseur de 1"^,50 à 2 mètres; qui est répaisseur normale.
Le minerai est accompagné de baryte sulfatée et quelquefois de spath fluor. On l'a trouvé quelquefois accompagné d'arsénio-sidérite.
Jusqu'en 1872, d'après les renseignements qui nous ont été fournis, les travaux de la mine la plus importante n'avaient pas pénétré à plus de 50 mètres de profondeur, mais le gisement a été reconnu sur plus de 80 mètres.
Si cette transformation du minerai , dont nous avons parlé, est réelle et si elle devenait générale sur toute retendue du gîte, il est probable que la mine de manganèse de Romanèche verrait, à un moment donné, qu'il est désirable de voir éloigné le plus possible la fin de son exploitation actuelle pour la destination qu'elle a eue jusqu'à présent. Sera*t-elle remplacée par une mine de fer qui, au-dessous d'elle, montrera des sulfures métalliques autres que le manganèse et le fer? et, dans le cas où cette nouvelle transformation aurait lieu, à quelle profondeur pourra-t-on la constater? Telles sont les questions que suggère l'examen du gîte de manganèse de Romanèche dans son état actuel, et ces questions offrent, à tous les points de vue, un certain intérêt.
La Chapelle , peu éloignée de Rotnatièche, présente des glsémetitB de manganèse analogues, maU moina puissaikU. On y a fait des travaux dans ces derniers temps.
ùeê É^uehetÉ, chrôine. -^ Ce gisement, Situé à peu de distance du Creusot, n'a jamais pu, autant que nous le sachions» être Avantageuse-ment utilibé^ Il a semblé être signalé plutôt comme ubjét aéientifiqup que eomme gtta industriel!
Chiseuil. — On y travaillait en 4 873 un puissant gisement fef rugtneut dans lequel on l'echerehait partteulièrement la pyrite de fbr« placée audessous des oxydes. D'importantes déeouvertea paraissent y àveir été faites.
HARCHB ET LIMOUSIN.
Les trots départements de la Haute-Yienne, la Creuse et la Cotrèze embrassent presque entièrement les deux anciennes provinces de la Marche et du Limousin.
La première de ces deux provinces ne fut définitivement réunie à la eeuronne de France qu'en 4525, et la seconde lui appartenait déjà depuis 4369.
L*ensemble de ces départements est particulièrement formé des gra* Élites, gneiss et micaschistes qui constituent Textrémité occidentale du plateau central. Les roches secondaires, très-dé veloppées dans le Poitou, î'AngoUmois et la Guyenne, viennent se relever sur les pentes extrêmes des reliefs granitiques ou schisteux^ et la ligne de contact de ces divers terrains passe près des limites des départements voisins de la Vienne, de la Charente et de la Dordogne. Des amphibolites et des serpentines, eomme à Roehe-l* Abeille, se montrent en quelques points.
Dans toute cette contrée, les montagnes ne présentent pas, comme dans la Losëre ou la Haute-Loire et dans tant de localités granitiques, des flancs rudes, alpestres et déchirés : ces montagnes sont généralement peu élevées; on sent que tout ce groupe montagneux du centre de la France s'abaisse vers l'ouest, pour disparaître bientôt au-dessous des terrains plus récents qui vont le recouvrir, et ses sommités ne présentent plus que des croupes arrondies couvertes do végétation. Le granité y est, pour ainsi dire, presque partout friable et en perpétuelle décomposition.
Presque tout ce pays a été, pendant des siècles, considéré comme dé* pourvu de substances métalliques autres que le fbr; mais il y a bien des années qu'il est connu dans l'industrie moderne, et les filons quartzeux
qui lô étllôUnent sôlit àûtàùt dé témoins accusant la possibilité de Vetl^tehcé, dans leur voisin {ige, de fiions et de substances minérales utiles.
En éflbt, c'est dans la Haute-Vletinè, aux environs de Saltit-Yriéix, qtlè fut découvert, en 4765, le célèbre glsôtnetit de kaolin où âont venues s*alimôtitei* leà fabri(|lies d^ porcelaine dé Sëvreë, de Limoges et de Paris, et seà t)i'odûitâ ont été l*épatiduâ dans lé nioildé etitter.
Les nombreux filons de quartz qu'on y rencontre dressent leurs ctêtes au-dessus du tëri'àitl granitique qui les enveloppe. Céà âlôns courent généralement datis la directioh N. O.-S. E.', leur puissance Comme leur étendue sont considérables; àuivant toute apparence, ils se rattachent à un système général auquel appartiennent la plupart des filotis quàrtzeux du centre de la France, et iiâ se relient d'une manière intime à des productions métalliques souterraines que nous ne connalsâous pas.
Près de Bourgatieuf, dans la Creuse, un de ces filons, composé dé quart:^ blanc, fibreux oU radié, a 30 métrés de puissance et plusieurs kilomètres de longueur.
On en peut voir un grand nombre qui n'ont pa& moinà de S à SO tahttes de puissance, et parmi lesquels se distinguent, comme les plus remarquables, ceux de tloche-l' Abeille et de MorteroUe.
L'or et l'étain paraissent avoir été, dans ces contrées, l'objet d'exploitations très-dé veloppées remontant aux époques les pluà reculées, et sans doute au temps des Gaulois et Gallo-ttomains.
On volt encore les traces de laveries étendues sur plusieurs kilomkres sur les rives de l'Aurance, au nord dé Limogés, et les vestiges d^anciens triivaux montrent combien les minés d'étaln étalent nombreuses dans la Cteusé et la Haute-Vienne.
On ne possède aujourd'hui, je crois, relativement à Ce^ exploitations, d'autres documents que deâ médailles et des poteries anciennes qui furent découvertes en quelques points du Limousin, dans ces dernières années, au milieu des débris des clcavation^, et Ce n*est que vers ll'OO oU <?12, après bien des siècles d'oubli, que l*atténiion y fut de nouveau portée vers les extractions métallifères.
Les travaux de cette époque n'eUl'ent qu'une durée presque éphémèi^e; on les oublia encore uno fois, et quoique Tétain ait été reconnu depuis, vers 1795 et 1807, c^e&t particulièrement après 1850 que l'on est parvenu à avoir une idée plus exacte de la'grande extension des travaux anciens et de la multiplicité des gîtes.
Les études de ces derniers temps ont dusst fait reconnaître la présence de l'or; on a pu comprendre la signification des noms de pàys^ de lieux ou de rivières, tels que Laurière, Aurières, Aurièras, Aurance, etc., et déterminer quelle avait été la cause de ces nombreux amas linéaires et pierreux que la tradition locale, oublieuse du passé. Considérait comme des retranchements de camps de César, ou comme les ruines de villes anciennes et perdues dans la profondeur des tempâ.
H. Tingénieur Mallard \ dont l'attention avait été éveillée par les découvertes faites dans Tune des chaînes montagneuses du Limousin, la chaîne de Blond , a étudié le plus grand nombre des anciens travaux de la contrée, et il arrive à ces conclusions :
c 4'' A une certaine époque, le Limousin et la Marche ont possédé indubitablement, à Montebras et à Yaulry, d*assez importantes mines d'étain;
« S^" De semblables exploitations étaient probablement ouvertes en beaucoup d*autres points de ces deux provinces, et elles expliquent ainsi les excavations que Ton y rencontre disséminées en grand nombre;
€ S"" Uor qui se trouve dans le gisement de Vaulry, dont on a signalé des traces dans celui de Saint-Léonard, a été, très -probablement, nonseulement à Yaulry, mais encore dans toutes les autres exploitations analogues, une des matières recherchées par les explorateurs;
€ 4"* C'est sans doute à cette circonstance que ces excavations doivent le nom d'Aurières, nom qui s'est étendu de celles-ci aux villages voisins, et qui doit avoir été donné à ces fouilles à une époque où leur destination n'avait pas encore été oubliée;
€ 5** Le silence complet de la tradition sur le but véritable de ces travaux, leur nature exclusivement superficielle et à ciel ouvert, paraissent des raisons qui permettent de les attribuer avec vraisemblance aux Gaulois, et de supposer que le Limousin et la Marche ont été un des centres d'où nos ancêtres tiraient de l'or, qu'ils possédaient en grande quantité, et où Marseille venait approvisionner son entrepôt d'étain.
a Nous voici donc amenés à penser, ajoute M. Hallard, que ces deux provinces du centre de la France, relativement si pauvres, ont eu leur période de prospérité et ont excité peut-être la convoitise des peuplades de la Gaule à un aussi haut degré que, de nos jours, la Californie celle du monde entier. »
Aujourd'hui (4873), ni l'or ni l'étain ne forment l'objet d'aucun travail dans ces contrées, et les tentatives qu'on y a faites, à Vaulry, à Cieux, à Puy-les-Vignes,dans la Haute-Vienne, à Montebras dans la Creuse, n'ont eu pour résultat que la perte de sommes plus ou moins importantes.
On est porté à déduire de ces insuccès récents que les filons si nombreux de la Marche et du Limousin sont aujourd'hui trop pauvres pour être utilement exploités : que les minerais utiles y sont trop disséminés et qu'ils ne pouvaient être avantageusement travaillés que dans des temps où la main-d'œuvre était fournie par des esclaves ou des malfaiteurs que l'on payait à peine et quand le bois ne coûtait rien.
Pour discuter une pareille question, il faudrait connaître les lieux d*une manière plus complète que nous ne les connaissons. Nous n'avons vu que les exploitations de Vaulry et de Cieux, pendant qu'elles étaient
!• Annalu du minet ^ iS66«
en activité, et celle de Montebras à la surface du sol depuis que sa destination est changée et qu*on en tire des roches fedspathiques au lieu de minerai d'étain ; mais, ainsi que nous Tavons déjà dit à l'occasion des mines de la Villeder en Bretagne, il nous sera permis de croire que Tinsuccès de ces deux exploitations est insuffisant pour condamner les nombreux gisements, anciennement exploités, qui se trouvent dans les autres parties du Limousin.
Nous pensons donc, sans qu'il y ait là rien de déraisonnable, que tous les travaux exécutés jusqu'ici dans les temps récents ne représentent que des recherches incomplètes dont on n'a pas tiré tout le parti qu'on en pouvait obtenir, et qu'on ne peut les considérer que comme des indications rapprochées de la surface du sol, pouvant faire prévoir les allures des gisements au-dessous d'eux , mais n'infirmant rien relativement à leur richesse dans la profondeurt richesse qui peut notablement y augmenter.
De plus, si l'on compare les gisements d'étain do ces contrées avec ceux du Comouailles en Angleterre, on voit qu'ils ont entre eux la plus grande analogie; les roches qui les accompagnent et les caractères qui les distinguent sont les mêmes; or, en Angleterre, lorsque l'on eut épuisé les sables stanniCères qui, dans les siècles passés, fournissaient l'étam que réclamaient les besoins d'une partie de l'Europe; lorsque, vers le dix-septième siècle, on commença à attaquer les filons eux-mêmes, on fut, au début, bien loin des succès obtenus plus tard. Pendant bien des années, dit H. Watson V les mines, considérées dans leur ensemble, n'ont donné que des pertes. Il a fallu que le gouvernement protégeât l'industrie minière de i'étain pendant longtemps, de toutes les manières et surtout en maintenant des droits qui permettaient aux exploitants de vendre ce métal à un prix rémunérateur. Si les Anglais n'avaient pas eu plus de persévérance que les Français n'en ont eu dans les tentatives faites dans le Limousin, comme en Bretagne, ils auraient assurément perdu les sommes engagées déjà et les bénéfices considérables qu'ils ont réalisés plus tard, et cette branche importante de l'industrie minérale y aurait été anéantie et oubliée.
Nous pouvons donc admettre enfin, sans faire remarquer combien encore a pu être nuisible au développement des premières recherches en France la vaste étendue des concessions accordées , que les quelques travaux qui ont été faits, disséminés presque à la surface du sol, paraissent insuffisants, même pour les lieux où ils ont été appliqués, et qu'il n'est pas possible, jusqu'à nouvel ordre, d'en rien déduire de défavorable relativement aux autres gisements du Limousin.
La question de Tétain dans cette partie de la France nous paraît donc rester entière tant que de nouvelles études n'y auront pas été faites et»
f • Engliêh Mining Jonmal, n« 603. Woalth of th« Unlf ed Stftte, Whltoey.
surtout, tant que Von n'aura p^^ pénétré ^ d^s profondeur» pim 0niad9s que çaU^fi auxquelles on est piiryçpu 4e QQfi joups.
Département fli) te PL^pte-TIcppe.
Principaux gisements connus :
Vaulry et Cieux^ étain, Concussion d^ {867 sur 7,412 (lectures. Puy 'les- Vignes, wolfram. Couceçpipn de <063 sur 4,108 bect^re^* Glange^ plomb çt argent.
Fk^i Saint-mioirç-Bomevoly Far$f(»^ plomb et argent,
Smt-i£owr4 et environs. HomffilisH^ étuin.
AmAa^apj étaiUt Beaune^ étain.
Couseix^ étain.
u4mière«| au sud de Chaptelet» étain*
Près du Coîir^<, étaip, Au sud de la Jonchére, étain, SaintSufpice-Laurière, étain.
Entre JanaiUQC ^\ la Roçlw'V Abeille, é|aiQ« Entre Chalqrd et /a Fi^n^, étaini
Glandon et Coussac^Bo^m^val^ «mtinioine. Travaui( asseis considérable* de 4790 à 4842, ipa( dirigés, pon épuisés. (Comptes rendus.) Peyrat^ près Eymoutiers, naercure, globules dan» le granité, (14.)
Mines de Vau(ry et Ciew, étfin, ->^ Vers 4793. ro](yde d'étain avait été reconnu dans la Ilaute-'Viennet h Puy-rUs-Vignes; en 484 S, un second gisement fut découvert, entre Bassines et WorterQllft. par le maître mineur Scbot de Sclinéeberg, et une année plus tardi çn 4843, Tétain était signal^ par M, de Vilielume, au sud de BelUtc, dans la chaîne de Qlond et sur ses deux versants. K cett^ époque, M. de Cressao montra qup des travaux considérables avai^t été anciennement exécutés sûr ces divers gise^ ments.
A Yaulry, dans la vallée de la Glayeule, remplacement qu'occupent les filons présente, en effet, un croisement de trancbées larges et profondes» remplies de déblais et de décombres, ou des excavations alignées et sa croisant dans deux directions Vi, 0. et N. Ë. On les avait considérées pendant longtemps comme les ruines d'une ville détruite, comme une ville de pierpes, V^lla-Donlper ; mais la présence de Tétain et du wolfram indiquait leur véritable destination.
il n'y eut plus aucun doute à cet égard quand on trouva dans Ips environs des scories dont quelques-unes r^^nfermaient jusqu'à 84 pour 4 Dû
d'étain.
M. de Cressao évaluait à 400»000 mètres eubes le vide superficiel des
^ ses ^
tnivaux M^iannem^iit ouverte da^i ces U^ux ^ w\h left h^maaui de Ift
Garde et de la 7i>t<>^«rie.
Plus tard, ou reconnut de nouveaui^ filons, et on constata que les allQ^ vions des vallées renfarmaient tout k la foi^ l'o^yd^ d'étaip et l'or an quantité palpable.
Sn YUitaut ces lieux en 1860, noup avons pu constater cq fait, et lors-i que Ton regarde avec quelque attention le fond des vallées aux enyirona de Cieux, il est facile de croire que des quantités importantes d*Qr et d*étain se trouvent encore anjuuird't^ui daps les alluvÎQns qu-ellei renti fermente
Vers 18l3f il l'époque du blocus continental, le gonvemement franeaia fit axéouter dans cette localité des travaux dont on yçW encore aujoum d*hui les traces i ces travaux furent continués jusqu'en 4099; mais» sqq-^ mis aux exigences budgétaires et poursuivis, d'une manière irrégulière, i peu de distance au-dessous de la surface du sol, ils n'aboutirent» en réalité, qu'à une perte sècbe de quelques mille frapcs et n'epsaign^rent que peu de chose relativement à la richesse des gisements,
Vers 4856, de nouveaux travaux furent eutrepris ^ Yaulry et ^ Ciaux; des galeries et des puits, dont Tun atteignit une profondeur de i% urètres, furent foneés; mais l'abondance des eaux, l'insu^Ssapce des moyenf
d'épuisement et l'absorption du capital dans up grand nombre de trav vau^ superficiels, ou d'essais divers, furent probablemept les causes qui en déterminèrent l'abandon avant que l'op ait pu reconnaître l'état e( la richesse ^es gisements dans leurs profondeurs.
On avait exécuté dans de bonnes conditions une laverie qu'aUmfDT talent les eaux du grand étang de Cieux.
Filons. — Les filons stannifères qui se trouvent sur les deux versants de la chaîne 4e Qlond trayeri^ept iQ grapite 4 deu^ mica^ et upe SPrte de lépidolithe micacée.
Direction générale^ N. 6 à 10 E.
Inclinaison, 70 à 60* » l'B.
Ces filons ou ces veines se prolongent, sans se déranger, au milieu des gneiss ou des amphibolites.
Gangue. -^ Les veines métallifère^ sont priqçip^lemant composées d'un quartz grisàtr^ tfapslucide, 9U milieu duquel se trouvent di^sémipé» des minéraux divers. Des bandes de greisen se ipQptrept souYPPt ap^ épontes, et il n'est pas rare de les voir, cpmroe nous avons eu occasion de le remarquer, imprégpéea 4e cristaux 4isséminés 4'oi|y4e 4'^tîiin.
Puissance, -r- Elle atteint souvent 4 mètre et plus.
Minerai. — Il se trouve ep blocs, *ep cristaux imparfaits, depuis la grosseur d'un œuf de pigeon jusqu'à celle de la tète d'un enfant, et en disséminations plus ou moins abppdautea, Il est «ouyept a^^QOié au ^ol-
fram, au mispikel, fer arséniaté, cuivre natif, cuivre oxydulé terreux, molybdëoe sulfuré, urane phosphaté, chaux fluatée, chaux phosphatée, etc., et enfin à l'or qui, d'après M. Mallard, près de qui nous puisons la plupart de ces détails, est plus abondant à Cieux qu'à Vaulry.
Indépendamment des filons, Tétain se trouve encore dans les alluvions des vallées. Il y existe à l'état d'oxyde d'étain très-pur, accompagné de grenats, de wolfram, de fer titane et d'or. Le sable détritique qui renferme ces minerais n'est généralement recouvert que d*une épaisseur de 0,25 à 0,95 de graviers pauvres ou de terre végétale. Leur puissance, variant avec la forme de la vallée, atteint quelquefois 4 mètre. Ces alluvions ont été soumises au lavage et Ton a constaté, dans les essais dont ils furent l'objet, qu'ils renfermaient 3 kilos de minerai d'étain par mètre cube et de 120 à 4,000 grammes d'or par tonne de minerai.
Saint 'Léonard. — Gisement découvert en 4795. Recherché en 4809 et plus récemment encore. Filons quartzeux dans le granité.
Direction^ N.-E.
Minerai^ wolfram et mispikel, oxyde d'étain. Des traces d'or ont été reconnues dans les pyrites. D'après M. de Cressac, on y trouve encore le bismuth natif, la baryte, le fer arséniaté, cuivre arséniaté. C'est là que, pour la première fois, la présence de l'étain fut constatée dans le centre de la France, pendant ces derniers temps. Quelques tentatives de reprise 7 ont été faites sans succès à plusieurs époques.
Mondelisse^ entre Limoges et Saint-Léonard. Veines dé quartz N. 40 à 20 Ë. dans le granité, avec wolfram, mispikel, molybdène sulfuré, scheeiite, oxyde d'étain.
Groupes dTexcavaiions anciennes oU on peut admettre la présence
de l'étain ^
Couret^ à peu de distance de la Jonchère. Dans le gneiss. Direction^ N.-O.
Ambazac^ près du hameau de Laurière. Quartz hyalin, feroligiste dans le gneiss. Direction, N.-E.
Beanne. — Excavations présentant une sorte de front de taille de 400 à 420 mètres de développement, dans la direction N. E.-S. 0. On a trouvé des scories dans les environs.
D'autres excavations sont situées sur le bord du ruisseau Léchoisier, et la petite vallée qui se trouve au bas de ces excavations est hérissée d'éminences qui peuvent bien représenter des tas formés par les stériles produits du lavage des minerais.
Amières^ au sud de Cbaptelet. Direction, N.-E.