Lettre inédite, M. de Mareillat
accidenté» et roontueux 4e la Bëbre, que se présentent en majeure j^artje les substances métsiUiqpes ou les gisementa mélsillifbres que l'oa j connatt.
pendant longteipps, on a considéra pes contrées comtpe ne renfermant aucun gU^ métallifère important^ et nous trouvons cette opinion ei^primée d*une mapièrp ^|)Solue c|an9 plusieurs ouvrages; mais des faits récents sont Vénus cqnir^dire victorieusement cette assertion et montrer une fois de plus CQipbien iî faut de réserve dans des appféciatjQhs d^ cette nature. On poHvait aiors seulement dire avec vérité que Von pp con^ naissait pas l'importance des gisements renfermés dans les montagnes de VÀllier, et que le^ recherches ot| les travaux exécutés dans le coufs du dix-neuvième siècle étaiept ipsuffisants pour ep déterminer la valeur.
Aujourd'hui on peut dire que l^s montagnes de l'Allier peuvent rçn-r fermer et posséder de riches gisements métalliques.
Principaux gisemèntê cenntêê ^ a
Le Pr^gnÊi «nlvrej t« Goneédé en 4878. En activités
NizèTùlleê, atqtlifoux.— Près de Mayet. Ariciéns travaùt. Pkféti abandonné (»ar dés motifs Indépendants dé la richesse (Cotûptéil i-endus).
Ferrières^ plomb, argent. — Découvert en 4760. Minerai dpnp^mt 80 grammes argent aux 100 kilos minerai.
Cusset. — Filons plombeux aux environs, concédés en 4776 sur une grande étendue allant jusqu'au Voisinage de Pontgibaud.
hserpeni^ cuivre. — Ce gîte, où l'on a ttouvé des miserais de cuivre oiydulé et càrboPaté en filonâ dans le granité, présente une certaine importance. Il serait à désirer que les recherches faites en 4642 fussent reprises et poursuivies avec persévérance (Comptes rendus, 1816).
Saint'Chriitophe^ cuivré. — Aecherches du siècle actuel non pour- 9W|vieS4
Naddês, antimoine. -* Dans le micaschiste. Deux filons N.'-O.-S.-O.- S.-S.-B. Puissance, 4 tnètre à l'^^SOi Découverte en 4825. Concédée en 48S9. A fourni du minerai de 4836 à 4897. Abandonnée par suite de Id diiSculté d'épuisement. ^
Mmimalard^ antimoine. — Découverte en 1763 par les chartreux de Ifoulips. Pli^sieurs fois reprise et plusieurs fois abandonnée. On y avait foncé une vingtaine de puits de 45 à âô mètres de profondeur, sur une longueur de 200 mètres, sur un flîon dirigé N. N. 0.-$« $. Ë. On levait
1. 8tatUtiqu€ minéraioçiqiÊêdHd^paTUmma d» C4lli$r%^w M. Poulanger, IS46.
çoomiencé upe galerie d'écoulement qui devait ayoir 6Q0 mètres et a été ^{ispepclue ^ ïa distance de ^00 mètres.
BergeratSy antimoine. — Plusieurs filons parallèles N. O.-S. B. à peu de distance du précédent. Concédé en 1783 aux dominicains de Moulins, qui l'alferihèrent moyennant une redeYance dé io pour 4 00 sur le régule obtenu. On ; fit 9 à 40 puits qui ont fourni bes^nobup d'antimoinp.
Les Jordinats^ antimoine, — Concéda éh i7di. Pas de sôuveilir des travaux.
MontigmU antimoine, r- Uq Qlon travaillé daps {e sièple dernier. 3 puits. Pas de tradition.
MareillaU ^ Plusieurs filons aT60 baryte aulFatée et ahauK fluatée.
Saligny^ manganèse. — Aux Gouttes-Pôtutnierfi. Concédé en 4831 sur SU hetîtareà. travaillé etl 4844.
Mine de ta Prugne, cuivre.— Elle est sitiiée ùreèque à l'extrémité sudest du dépaiiemeril, siir la riveMroite de la Bèbrè et en face du bourg de la t^rUghe, dané cette partie montagneuse dtl 6ônt répandus de hqmr breux indices de galène, de cuivre, de bat'jrte âulfatée, etc., et que sillonnent des dykes po^phyt'lques ou del^ toctles tnodiâéeiâ soUs raction de puissantes actiotls métamorphiques.
La découverte dé cette mine, Tune des plus i^emarquables (;|ui fii| été faite depuiâ longtemps sur le territoire français, est paHicuIièi'0ment due à un simple ouvrier du pays, grand chercheur de iniiles, et chez qui Ton pouvait Voir, en 48lâ, une collection nombreuse deâ divers minerais de la localité.
Gisement. — H est encaissé dans des schistes qUe Ton peut probablement rapporter au terrain carbonifère, et il est à peine visible à la surface. Sa présence n'y est révélée que parqUelqiies dôlorations cuivreuses au milieu des schistes, et pat* quelques! points rares où se présentait le cuivre panaché, ou la phiKpâite.
Un puits, ouvert sut* lé point où se montraient ces indices, a fait reconnaître un amas de minerai dont la puissance allait en augmentant. Les travaux postérieurs^ ont montré que cet amas était limité et présentait une forme ellipsoïdale. Sa longueur est de 30 mètres sur 45 de large et 35 de hauteur. Une galerie poursuivie au del& de cet amas en a rencontré un second qui paraît aussi devoir être d'une grande richesse. Tous deux sont placés dans la direction N. N. E.-S. S. 0.
Le gisement de la Prugne, tel qu'il est connu aujourd'hui^ paraît donc consister en une succession d*amandes dirigées suivant une ligue déter-
1. Revue de géologie. Delette et Lapparent, année tS7a» p4ge QO.
minée, inclinant à Touest, et subordonnées sans doute à des développements porphyriques au milieu des schistes carbonifères, ou peut-être dévoniens.
Minerai. — C'est une philipsite presque compacte, associée à une trèspetite quantité de pyrite jaune, ne renfermant ni arsenic, ni antimoine. L'analyse faite par M. l'ingénieur de Gouvenain* a donné 60 pour 400 de cuivre. La teneur moyenne du minerai extrait du premier amas est de 45 pour iOO. Cet ingénieur évaluait à 20,000 tonnes, à ce titre, la quantité de minerai qu'on pourra extraire de cet amas, et à 3,000 tonnes le métal qu'il peut contenir; mais, d'après d'autres renseignements plus récents, le rendement moyen réellement pratique ne serait que de 7 pour 400 en cuivre métallique.
Il est accompagné d'une substance vert noirâtre et cristalline qui, au premier abord , apparaît comme un mélange de fer oxydulé dans une gangue dioritique; mais les analyses de H. de Gouvenain ont démontré que cette substance était un hydrosilicate de fer, très-riche en fer, pauvre en silice, analogue à la thuringite, à la chamoisite et aux silicates à base de fer qu'on a observés dans différents gttes métallifères soumis aux effets du métamorphisme, notamment dans ceux de la Scandinavie.
Le minerai extrait de la mine de la Prugne était envoyé par chemins ordinaires jusqu'à la station de la Palisse, et de là dans les usines du Nord. Les frais de transport, fort onéreux, s'élevaient h environ 20 francs par tonne jusqu'à la Palisse seulement.
Cette difficulté des transports, dont on cherche d^ailleurs à diminuer le poids en faisant des mattes sur place, qui résulte des grandes distances à parcourir dans un pays montueux et très*accidenté, pourra sans doute, avec le temps et avec le progrès des travaux, être sensiblement transformée.
Nous ne pouvons pas croire, en effet, que le gtte de la Prugne soit le seul dans ces contrées; le hasard et l'attention d'un homme sans instruction Tout fait découvrir, et il n'est guère possible d'admettre qu'on ne trouve pas dans la même vallée et dans les mômes terrains d'autres gisements utilement exploitables.
Il est donc permis de croire et il n'est pas déraisonnable de concevoir dans l'avenir une voie de communication rapide, ouverte dans la vallée de la Bèbre,où viendront aboutir les minerais divers extraits de ses deux versants et les transportant à une fonderie qu'alimenteraient les houilles des mines voisines de Bert.
Saint-Christophe*. — Les filons des environs de Cusset^ ceux d'Isser»