CHAPITRE II
Des oracles.
■ g 1. — . Des présages et pronostics^
Partout et à toutes les époques rhomme a pensé qu’une providence protectrice veillant incessamment sur lui , cherchait à 1 avertir' des destinées qui l’attendent ; de 1? les bons et mauvais présages tirés de l’apparition de certains corps célestes , de divers météores, ou même de la rencontre fortuite (le quelques objets inanimés ou de certains animaux. C’est ainsi que chez presque tous les peuples de la terre, sauvages ou demicivilisés, les éclipses, l’apparition des comètes , ont excité la terreur. Il y a des muliera d^ présages bien moins importans , et • qui ont une tout aussi grande influence sur étains individus. L’Indien de 1 Amérique du nord, mourant de faim dans sa misérable cabane , ne sortira pas pour aller à la cliasse s’il a remarqué quelques présages qui nous paraissent parfaitement insigni- Cans , mais qui ont un effet certain en paralysant toutes ses facultés; et il ne faut pas